Albert Camus, Albert Helman, Pierre Bourgeade, Antonio Skármeta, Vladimir Volkoff, Friedrich zu Stolberg-Stolberg, Auguste Villiers de L’Isle-Adam, Gédéon Tallemant des Réaux, Johann Gottfried Schnabel

De Franse schrijver en filosoof Albert Camus werd geboren op 7 november 1913 in Mondovi, Algerije. Zie ook mijn blog van 7 november 2006 en ook mijn blog van 7 november 2007 en ook mijn blog van 7 november 2008.

Uit: l’Étranger

J’ai pris le tram pour aller à l’établissement de bains du port. Là, j’ai plongé dans la passe. Il y avait beaucoup de jeunes gens. J’ai retrouvé dans l’eau Marie Cardona, une ancienne dactylo de mon bureau dont j’avais eu envie à l’époque. Elle aussi, je crois. Mais elle est partie peu après et nous n’avons pas eu le temps. Je l’ai aidée à monter sur une bouée et, dans ce mouvement, j’ai effleuré ses seins. J’étais encore dans l’eau quand elle était déjà à plat ventre sur la bouée. Elle s’est retournée vers moi. Elle avait les cheveux dans les yeux et elle riait. Je me suis hissé à côté d’elle sur la bouée. Il faisait bon et, comme en plaisantant, j’ai laissé ma tête en arrière et je l’ai posée sur son ventre. Elle n’a rien dit et je suis resté ainsi. J’avais tout le ciel dans les yeux et il était bleu et doré. Sous ma nuque, je sentais le ventre de Marie battre doucement. Nous sommes restés longtemps sur la bouée, à moitié endormis. Quand le soleil est devenu trop fort, elle a plongé et je l’ai suivie. Je l’ai rattrapée, j’ai passé ma main autour de sa taille et nous avons nagé ensemble. Elle riait toujours. Sur le quai, pendant que nous nous séchions, elle m’a dit : “Je suis plus brune que vous.” Je lui ai demandé si elle voulait venir au cinéma, le soir. Elle a encore ri et m’a dit qu’elle avait envie de voir un film avec Fernandel. Quand nous nous sommes rhabillés, elle a eu l’air très surprise de me voir avec une cravate noire et elle m’a demandé si j’étais en deuil. Je lui ai dit que maman était morte. Comme elle voulait savoir depuis quand, j’ai répondu : “Depuis hier.” Elle a eu un petit recul, mais n’a fait aucune remarque. J’ai eu envie de lui dire que ce n’était pas de ma faute, mais je me suis arrêté parce que j’ai pensé que je l’avais déjà dit à mon patron. Cela ne signifiait rien. De toute façon, on est toujours un peu fautif.

Le soir, Marie avait tout oublié. Le film était drôle par moments et puis vraiment trop bête. Elle avait sa jambe contre la mienne. Je lui caressais ses seins. Vers la fin de la séance, je l’ai embrassée, mais mal. En sortant, elle est venue chez moi.

Quand je me suis réveillé, Marie était partie. Elle m’avait expliqué qu’elle devait aller chez sa tante. J’ai pensé que c’était dimanche et cela m’a ennuyé : je n’aime pas le dimanche. Alors, je me suis retourné dans mon lit, j’ai cherché dans le traversin l’odeur de sel que les cheveux de Marie y avaient laissée et j’ai dormi jusquà dix heures.“

 

Camus

Albert Camus (7 november 1913 – 4 januari 1960)
Portret door John Spooner

 

De Nederlandse dichter en schrijver Albert Helman werd geboren op 7 november 1903 in Paramaribo. Zie ook mijn blog van 7 november 2006 en ook mijn blog van 7 november 2008.

Sonnet

‘Wij hebben haar samen vermoord, nietwaar?’
(Helêne Swarth)

Wij hebben haar samen vermoord, nietwaar,

in het holst van de nacht vermoord…

haar kreten heeft niemand immers gehoord,

en jij hebt haar gelegd op de baar….

 

En ik heb haar smeeken toch wel gesmoord,

en die doek geslagen om haar…

En je bent daarom toch geen moordenaar,

want ze sluimert nu ongestoord.

 

Mij verraden zul je toch immers niet doen?

O, kijk, hoe ze sluimert zoo zacht…

o mijn Trots, ben je nu tevreden, zeg,

 

voor al-tijd gaat ze nu immers weg…

weg, weg, in de eeuwige donkere nacht…

lach nu, want ze is jou toch vermoord ten zoen.

 

 

 

Regentijd

 

II

 

Het druipt op de daken

met klikjes en klakjes…

wat tikkelt de regen eentonig getak.

en ’t druppelt omlaag

nu weer sterker, dan zwakjes.

of iedere tik een nieuw bloemetje brak…

 

Het snikt in mijn ziele

gefluisterde klachtjes…

de tranen ze tikk’len met teeder geluid….

en diep in mijn ziele

daar schreit het heel zachtjes…

ach, wist ik wat schreien-om-regen beduidt…

 

III

 

De dag is zoo oud,

zoo oud wel als jaren…

de regen valt treuriglijk

sijpelend neer.

‘k Wou dat weer de

dagen der lente er waren,

maar droef is de hoop,

dat ze ooit wederkeer’…

 

De dag is zoo nat

en zoo donker en droevig…

hier dringen de trieste

geluiden der straat…

En harten van menschen

zijn ach, zoo behoevig,

als dag ze niets meer

dan haar droefenis laat.

 

helman_devries

Albert Helman (7 november 1903 – 7 oktober 1996)
Portret door Erwin de Vries

 

De Franse schrijver, scenarioschrijver, essayist, dichter, journalist en fotograaf Pierre Bourgeade werd geboren in Morlanne op 7 november 1927. Hij was een afstammeling van Jean Racine en een schoonbroer van de schrijfster Paule Constant. Bourgeade liet een veelzijdig werk na en was een erfgenaam van Sade en Georges Bataille. In de jaren 60 veroorzaakte hij schandalen met zijn geschriften. Bourgeade schreef in een snelle, efficiënte stijl over zijn geliefde thema’s: de geschiedenis, de grote lotsbestemmingen, seks en erotiek, eenzaamheid en de onkunde om zichzelf te kennen. Hij was bevriend met Man Ray en Pierre Molinier en fotografeerde ook naakten in wit-zwart. Hij schreef verschillende romans noirs. Bougeade kreeg in 1998 de Grand Prix Paul-Féval de littérature populaire van de Société des Gens de Lettres voor Pitbull. Pierre Bourgeade overleed op 12 maart van dit jaar.

 

Uit: Bloc-notes

« Pardon » ! Arrivant du Sud-Ouest, je prends, devant la gare Montparnasse, le 96, qui a pour terminus la Porte des Lilas, et qui me conduira en vingt minutes à l’Odéon, où j’habite. Il reste quelques places. Je m’asseois, côté droit, en face d’une grande jeune fille aux yeux bleus, vêtue d’une veste en cuir et d’un jean. Sans que je le fasse exprès, mes genoux effleurent les siens. Elle me jette un regard irrité, et se met légèrement en biais, afin que nous ne nous touchions pas.
Où ai-je lu quelque chose à propos d’un regard aussi bleu qu’irrité ?… Mais, dans
La Science des rêves
, bien sûr ! On se souvient que Freud, travaillant à l’Institut de Physiologie, et dont le service commençait de bonne heure, était arrivé plusie
urs fois en retard au laboratoire. Son vieux maître et ami, Brücke, un jour, eut à l’attendre. Freud dut affronter non seulement un mot de reproche, mais encore, écrit-il, « le regard de ses terribles yeux bleus » sous lequel il se sentit « défaillir ». Bien des années après, Freud rêve qu’il est attablé avec un autre de ses amis défunts, P., et que, sous son regard, « P. devient pâle, évanescent, ses yeux prennent une nuance bleue maladive, enfin il se dissout »…
Ce rêve est remarquable, entre autres, en ce qu’il montre le rêveur retournant à son avantage une situation dont lui-même se trouva victime dans le passé, mais ceci est une autre histoire. Revenant au réel, et fort des pouvoirs qu’eut Freud de dissoudre son voisin (qui sait si je ne suis pas en train de rêver ?), je cherche à regarder la jeune fille dans les yeux. Elle a changé de place, sans que je m’en sois aperçu.
Le bus démarre. Puisque j’évoque Vienne, je suis la pente de ma rêverie, et je me mets à penser à Peter Handke. N’a-t-il pas plusieurs fois traversé Paris, alors qu’il habitait Créteil, je crois, en humain étranger au monde dont il faisait partie ? Tandis que le 96 descend la rue de Rennes, je me rappelle avec une douloureuse précision un texte de lui, où on le voit aller, dans le Nord de la ville, retrouver sa maîtresse, une amie, avec qui, quoiqu’ils fassent l’amour, il ne se passe rien. Ce roman surprenant s’appelle
L’Heure de la sensation vraie. Il témoigne de l’étrange génie de Handke, et de son traducteur, remarquable écrivain, Georges-Arthur Goldschmidt.

 

Pierre-Bourgeade

Pierre Bourgeade (7 november 1927 – 12 maart 2009)

 

De Chileense schrijver Antonio Skármeta werd geboren op 7 november 1940 in Antofagasta. Zie ook mijn blog van 7 november 2008.

 

Uit: Der Dieb und die Tänzerin (El baile de la Victoria, vertaald door Willi Zurbrüggen)

 

Ángel Santiagos Sinne waren plötzlich wach und gespannt, als fürchtete er, jemand könnte ihre Unterhaltung belauschen und ein falsches Wort seine Freiheit gefährden. Vorsichtig sagte er:

»Nein, Señor Santoro. Ich werde Sie nicht umbringen.«

Der Direktor nahm die Lampe, die über dem Schachbrett hing, und drehte sie so, daß ihr Strahl wie der eines Suchscheinwerfers auf das Gesicht des Jungen fiel. Er hielt sie wortlos eine ganze Weile so, ließ sie dann wieder herunter und versetzte ihr einen Stoß, daß ihr Lichtstrahl von einer Wand zur anderen schwang.

Er schluckte und seine Stimme klang gebrochen:

»Was mich betrifft, so war meine Beteiligung in jener Nacht ein Akt der Liebe.

Auch unsereins wird hinter diesen Gittern verrückt vor Einsamkeit.«

»Halten Sie den Mund, Mann.«

Der Direktor ging im Zimmer auf und ab, als suchte er auf dem Zementboden nach Worten. Schließlich blieb er vor d
em jungen Mann stehen und wickelte sich mit dramatischer Langsamkeit den Schal vom Hals. Ohne ihm in die Augen zu sehen und mit einer Geste unerwarteter Demut, hielt er ihm den Schal hin.

»Er ist zwar alt, aber er hält warm.«

Ángel rieb ihn mit angewiderter Miene zwischen den Fingern. Um Santoro nicht ins Gesicht sehen zu müssen, hielt er den Blick auf das Foto des Präsidenten der Republik gerichtet, dem einzigen Schmuck auf der von Feuchtigkeit zerfressenen Wand.

»Es ist ein guter Schal. Aus Alpaca. Alpaca aus Peru.«

Ein Frösteln durchlief ihn, er hob den Blick und schaute dem Jungen direkt in die Augen. Die Worte ›ein Akt der Liebe‹ hatten das Antlitz des Jungen erglühen lassen, als hätte er Brennstoff getrunken. Seine Ohren hatten eine scharlachrote Farbe angenommen.

»Kann ich jetzt gehen, Señor Santoro?«

Der Direktor machte eine Bewegung, als wollte er sich von dem Jungen verabschieden, doch Ángels eisiger Blick hielt ihn zurück. Gleichsam Sympathie heischend, breitete er resigniert die Arme aus.

»Nimm den Schal mit, Junge.«

»Es würde mich ekeln, etwas von Ihnen zu besitzen.«

 

ANTONIO_SKARMETA

Antonio Skármeta (Antofagasta, 7 november 1940)

 

De Franse schrijver Vladimir Volkoff werd geboren in Parijs op 7 november 1932. Zie ook mijn blog van 7 november 2008.

 

Uit: Les humeurs de la mer

 

Mais alors, où commencer ? Un roman n’est somme toute qu’une histoire, mais toutes les histoires sont commencées depuis l’éternité, et il y a toujours quelque artifice à sauter à pieds joints in media res.
Ce que je veux raconter, c’est un incident qui a eu lieu pendant que je gouvernais la ville. Mais commencer au début de l’incident ne signifierait rien et me condamnerait à des flash-back et à des plus-que-parfaits insupportables. Mon arrivée dans la ville semblait un moment commode pour enclencher l’action, mais l’action qui suit n’est pas intelligible si je ne raconte pas les circonstances de mon affectation à ce poste. Cette affectation elle-même n’a de sens que dans le déroulement de ma carrière, et ma carrière que dans le déroulement de ma vie. Faut-il donc commencer comme Dickens, à ma naissance ? Mais la naissance de mon corps a bien moins de part à tout ce qui l’a suivie que mes atavismes, passablement mystérieux, et le passé encore plus mystérieux de ma psyché. Comment les grands artistes se tirent-ils du mauvais pas où je me trouve et où ils ont bien dû se trouver aussi ?
Par des effets de perspectives, apparemment. Ils mettent au premier plan ce qui les intéresse, et ils estompent progressivement le reste, si bien que le véritable commencement de toute oeuvre est toujours noyé dans le vague des derniers plans. De la sorte, toute oeuvre d’art a un aspect pour ainsi dire, bombé. Avec le milieu essentiel en relief, et un effacement perspectif des tenants d’un côté et des aboutissants de l’autre : ce qu’ils étaient avant de se rencontrer, ce qu’ils seront après le mariage, n’est jamais présenté qu’avec un effet de raccourci et de gommage.
Sur ce point, l’avantage du théâtre est évident : la pièce commence quand le rideau se lève ; la coupure est inévitable, et le rôle du trompe l’oeil s’en trouve décru. On ne saurait demander à un dramaturge ce qui s’est passé avant la rencontre (Acte -I) ou après le ma
riage (Acte VI), puisque par définition, la pièce c’est ce qui va de l’acte I à l’acte V, entre deux mouvements de rideau. Le romancier, au contraire, est responsable de la totalité de l’histoire qu’il raconte : d’où le jeu un peu trop habile de la perspective. »

 

vladimirvolkoff

Vladimir Volkoff (7 november 1932 – 14 september 2005)

 

De Duitse dichter, vertaler en jurist Graaf Friedrich Leopold zu Stolberg-Stolberg werd geboren op 7 november 1750 in Bramstedt. Zie ook mijn blog van 7 november 2008.

 

Sei gegrüßt…

 

Sei gegrüßt, die auserkoren

Unter allen Weibern war,

Die den Heiland uns geboren,

Ihn, der sein wird, ist und war,

Jungfrau, deren Schoss die Sonne

Der Gerechtigkeit empfing,

Mutter, deren Blick mit Wonne

An dem ew’gen Sohne hing.

 

Wie der Engel dich begrüßte,

Grüßet dich die Christenheit,

Denn das Knäblein, das dich küsste,

Ist der Herr der Herrlichkeit.

Den du oft mit sanften Armen

An die Mutterbrust gelegt,

Ist der Herr, der mit erbarmen

Aller Himmel Himmel trägt.

 

stolberg

Friedrich Leopold zu Stolberg-Stolberg (7 november 1750 – 5 december 1819)
Gravure van M. Steinla, naar een schilderij van J. C. Rincklake

 

De Franse schrijver Auguste Villiers de L’Isle-Adam werd geboren op 7 november 1838 in Saint-Brieuc. Zie ook mijn blog van 7 november 2008.

 

Uit: L’Inconnue

 

“– Madame, dit-il, vous le savez ; je vous ai vue, ce soir, pour la première fois. Comme j’ai peur de ne

plus vous revoir, il faut que je vous dise – (il défaillait) – que je vous aime ! acheva-t-il à voix basse, et que, si vous passez, je mourrai, sans redire ces mots à personne.

Elle s’arrêta, leva son voile et considéra Félicien avec une fixité attentive. Après un court silence :

– Monsieur, – répondit-elle d’une voix dont la pureté laissait transparaître les plus lointaines intentions de l’esprit, – monsieur, le sentiment qui vous donne cette pâleur et ce maintien doit être, en effet, bien profond, pour que vous trouviez en lui la justification de ce que vous faites. Je ne me sens donc nullement offensée. Remettez-vous, et tenez-moi pour une amie. Félicien ne fut pas étonné de cette réponse : il lui semblait naturel que l’idéal répondît idéalement.

La circonstance était de celles, en effet, où tous deux avaient à se rappeler, s’ils en étaient dignes, qu’ils étaient de la race de ceux qui font les convenances et non de la race de ceux qui les subissent. Ce que le public des humains appelle, à tout hasard, les convenances n’est qu’une imitation mécanique, servile et presque simiesque de ce quia été vaguement pratiqué par des êtres de haute nature en des circonstances générales.

Avec un transport de tendresse naïve, il baisa la main qu’on lui offrait.

– Voulez-vous me donner la fleur que vous avez portée dans vos cheveux toute la soirée ?

L’inconnue ôta silencieusement la pâle fleur, sous les dentelles, et, l’offrant à Félicien :

– Adieu maintenant, dit-elle, et à jamais.

– Adieu !… balbutia-t-il. Vous ne m’aimez donc pas ? – Ah ! vous êtes mariée ! s’écria-t-il tout à coup.

– Non.

– Libre ! Ô ciel !

– Oubliez-moi, cependant ! Il le faut, monsieur.

– Mais vous êtes devenue, en un instant, le battement de mon coeur ! Est-ce que je puis vivre sans vous ? Le seul air que je veuille respirer, c’est le vôtre ! Ce que vous dites, je ne le comprends plus :

vous oublier… comment cela ? »

 

Villiers

Auguste Villiers de L’Isle-Adam (7 november 1838 – 18 april 1889)
Getekend door Paterne Berrichon

 

De Franse schrijver Gédéon Tallemant des Réaux werd geboren op 7 november 1619 in La Rochelle. Zie ook mijn blog van 7 november 2008.

 

Uit: Henri IV

 

Si ce prince fût né roi de France, et roi paisible, probablement ce n’eût pas été un grand personnage: il se fût noyé dans les voluptés, puisque, malgré toutes ses traverses, il ne laissoit pas, pour suivre ses plaisirs, d’abandonner les plus importantes affaires. Après la bataille de Coutras, au lieu de poursuivre ses avantages, il s’en va badiner avec la comtesse de Guiche, et lui porte les drapeaux qu’il avoit gagnés. Durant le siège d’Amiens, il court après madame de Beaufort, sans se tourmenter du cardinal d’Autriche, depuis l’archiduc Albert, qui s’approchoit pour tenter le secours de la place.

(…)

Il n’étoit ni trop libéral, ni trop reconnoissant. Il ne louoit jamais les autres, et se vantoit comme un Gascon. En récompense, on n’a jamais vu un prince plus humain, ni qui aimât plus son peuple; d’ailleurs, il ne refusoit point de veiller pour le bien de son Etat. Il a fait voir en plusieurs rencontres qu’il avoit l’esprit vif et qu’il entendoit raillerie.
Pour reprendre donc ses amours, si Sébastien Zamet, comme quelques-uns l’ont prétendu, donna du poison à madame de Beaufort, on peut dire qu’il rendit un grand service à Henri IV, car ce bon prince alloit faire la pl
us grande folie qu’on pouvoit faire: cependant il y étoit résolu. On devoit déclarer feu M. le Prince bâtard. M. 1e comte de Soissons se faisoit cardinal, et on lui donnoit trois cent mille écus de rentes en bénéfices. M. le prince de Conti étoit marié alors avec une vieille qui ne pouvoit avoir d’enfants. M. le maréchal de Biron devoit épouser la fille de madame d’Estrées, qui depuis a été madame de Sanzay. M. d’Estrées la devoit avouer; elle étoit née durant le mariage, mais il y avoit cinq ou six ans que M. d’Estrées n’avoit couché avec sa femme, qui s’en étoit allée avec le marquis d’Allègre, et qui fut tuée avec lui à Issoire, par les habitants, qui se soulevèrent et prirent le parti de la Ligue. Le marquis et sa galante tenoient pour le Roi: ils furent tous deux poignardés et jetés par la fenêtre.
Cette madame d’Estrées étoit de La Bourdaisière, la race la plus fertile en femmes galantes qui ait jamais été en France; on en compte jusqu’à vingt-cinq ou vingt-six, soit religieuses, soit mariées, qui, toutes, ont fait l’amour hautement; de là vient qu’on dit que les armes de La Bourdaisière, c’est _une poignée de vesces_; car il se trouve, par une plaisante rencontre que, dans leurs armes, il y a une main qui sème de la vesce.

 

Tallement

Gédéon Tallemant des Réaux (7 november 1619 – 10 november 1692)

 

Zie voor onderstaande schrijver ook mijn blog van 7 november 2008.

 

De Duitse schrijver Johann Gottfried Schnabel werd geboren op 7 november 1692 in Sandersdorf bij Bitterfeld.

Albert Camus, Albert Helman, Antonio Skármeta, Vladimir Volkoff, Friedrich zu Stolberg-Stolberg, Johann Gottfried Schnabel, Gédéon Tallemant des Réaux, Auguste Villiers de L’Isle-Adam

De Franse schrijver en filosoof Albert Camus werd geboren op 7 november 1913 in Mondovi, Algerije. Zie ook mijn blog van 7 november 2006 en ook mijn blog van 7 november 2007.

 

Uit: La Peste

 

“Rieux marchait toujours. À mesure qu’il avançait, la foule grossissait autour de lui, le vacarme s’enflait et il lui semblait que les faubourgs, qu’il voulait atteindre, reculaient d’autant. Peu à peu, il se fondait dans ce grand corps hurlant dont il comprenait de mieux en mieux le cri qui, pour une part au moins, était son cri. Oui, tous avaient souffert ensemble, autant dans leur chair que dans leur crâne, d’une vacance difficile, d’un exil sans remède et d’une soif jamais contentée. Parmi ces amoncellement de morts, les timbres des ambulances, les avertissements de ce qu’il est convenu d’appeler le destin, le piétinement obstiné de la peur et la terrible révolte de leur coeur, une grande rumeur n’avait cessé de courir et d’alerter ces êtres épouvantés, leur disant qu’il fallait retrouver leur vraie patrie. Pour eux tous leur vraie patrie se trouvait au-delà des murs de cette ville étouffée. Elle était dans les broussailles odorantes sur les collines, dans la mer, les pays libres et le poids de l’amour. Et c’était vers elle, c’était vers le bonheur, qu’ils voulaient revenir, se détournant du reste avec dégoût.

 

Quant au sens que pouvait avoir cet exil et ce désir de réunion, Rieux n’en savait rien. Marchant toujours, pressé de toutes parts, interpellé, il arrivait peu à peu dans des rues moins encombrées et pensait qu’il n’est pas important que ces choses aient un sens ou non, mais qu’il faut voir seulement ce qui est répondu à l’espoir des hommes.

 

Lui savait désormais ce qui est répondu et il l’apercevait mieux dans les premières rues des faubourg, presque désertes. Ceux qui, s’en tenant au peu qu’ils étaient, avaient désiré seulement retourner dans la maison de leur amour, étaient quelquefois récompensés. Certes, quelques uns d’entre eux continuaient de marcher dans la ville, solitaires, privés de l’être qu’ils attendaient. Mais d’autres comme Rambert, que le docteur avait quitté le matin même en lui disant “Courage, c’est maintenant qu’il faut avoir raison », avaient retrouvé sans hésiter l’absent qu’ils avaient cru perdu. Pour quelques temps au moins, ils seraient heureux. Ils savaient maintenant que s’il est une chose qu’on puisse désirer toujours et obtenir quelquefois, c’est la tendresse humaine.“

 

albert_camus

Albert Camus (7 november 1913 – 4 januari 1960)

 

De Nederlandse schrijver Albert Helman werd geboren op 7 november 1903 in Paramaribo. Zie ook mijn blog van 7 november 2006.

 

Uit: De laaiende stilte

 

„Neen, ik ben niet kuis. Ik beef terwijl ik deze eerste regel van mijn dagboek neerschrijf, maar ik heb mijzelf beloofd meedogenloos te zijn jegens mijn eigen ziel en eerlijk jegens ieder over wie ik mogelijk hier een oordeel uitspreek. Veroordelen zal ik stellig niemand, nu ik begonnen ben mijzelf te vonnissen. Ik ben niet kuis. De ongerepte Agnès d’Esternay, is zij ooit kuis geweest? Zo lang ik mij herinneren kan, heb ik begeerd, onvormelijk eerst en vaag, daarna… Geen van die dromen ben ik ooit meer kwijtgeraakt; ze vloeiden in elkander over, werden één, een nieuwe werkelijkheid waarin ik mij beweeg en handel als de ergste zondares, terwijl een ieder denkt, neen, weet met al de zekerheid die feiten kunnen geven, dat ik de ongerepte, ingetogen middelste der drie gezusters ben. De vrolijkste misschien [in schijn] van alle drie, maar zeker niet hun mindere wat deugd betreft [ook weer in schijn]. Of is dit hoogmoed, domheid, zo verzekerd van de dunk van anderen te zijn? Doorzien ze mij? Ik denk van niet. En deze huichelarij, de noodzaak anderen jezelve anders voo
r te doen dan men in werkelijkheid zichzelve weet, geeft mij dit knagende gevoel van mijn verworpenheid, van al sinds eeuwigheid niet te zijn toegelaten tot de liefde Gods. Verdoemd te zijn. Want ware deugd en wijlen in de liefde Gods is weten dat men staat, en

[p. 10]vallend alreeds overeind komt, van nature overeind te zijn en niet terneergesmeten, niet voortdurend, dag en nacht te worstelen met het boze, in de greep van de Verleider die je in zijn ene arm vol heerlijkheid omklemd, houdt en je met zijn andere onderwijl betovert, achterover dringt en dan…

 

Te weten zou gemakkelijk zijn. Hoe gruwelijk en ondoorgrondelijk wreed het ook zou wezen, alles ware beter dan de onzekerheid, dat het misschien toch mogelijk is langs duistere kronkelpaden te ontdekken, dat je niet voorgoed verdoemd bent, niet bent voorbestemd ten ondergang. Wie weet dat hij niets te verwachten heeft van het Hiernamaals kan zijn leven daar- op inrichten, genieten voorzover er te genieten valt en in de roes zichzelf bedwelmen, heel een leven lang. Maar folterpijn is dit, de ongewisheid, het besef van ondergang, van weggeworpen-zijn, nochtans vol vage hoop, vol wroeging en vol schuldbesef, dat een verlangen lijkt naar het zuiverste geluk terwijl je in de mest graait. Ik zou dit alles niet zo boudweg kunnen schrijven, als ik niet het wezenlijkste hier met cijfers kon verbergen, cijfers die veel schuldelozer zijn dan woorden en waarvan geen sterveling zal achterhalen wat zij aan gedachten en gevoelens, aan verlangens, wanhoop en vertwijfeling verbergen. Maar het is goed dat het hier staat en dat ik het ook nu en dan herlezen kan, ofschoon ik het eerst zelf weer moet ontraadselen, zoals een bankroetier berekent hoe groot zijn schulden al geweest zijn, jaren her; maar dan weer wéét waar hij aan toe is.“

 

helman_vanrees

Albert Helman (7 november 1903 – 7 oktober 1996)
Portret van Albert Helman door Otto van Rees, 1924

 

De Chileense schrijver Antonio Skármeta werd geboren op 7 november 1940 in Antofagasta. Als aanhanger van Salvador Allendes moest hij in 1973 zijn land verlaten en hij leefde in ballingschap in Berlijn, waar hij draaiboeken schreef voor Duitse films. In 1989 keerde hij naar Chili terug. Zijn bekendste boek is de roman Ardiente Paciencia (Duits: Mit brennender Geduld) die hij zelf in 1983 als film regiseerde, maar die onder de verfilming van Michael Radford uit 1994 als Il Postino wereldberoemd werd. Boek en film gaan over de vriendschap tussen een postbode en de Nobelprijswinnaar Pablo Neruda. Toen de militairen inChili het veld hadden geruimd was Skármeta korte tijd ambassadeur in Berlijn. Tegenwoordig presenteert hij ook een tv-programma over literatuur in Chili.

 

Uit: Der Dieb und die Tänzerin (El baile de la Victoria, vertaald doorWilli Zurbrüggen)

 

„Am 13. Juni, dem Tag des heiligen Antonius von Padua, erließ der Präsident eine Amnestie für alle Strafgefangenen.

Bevor Ángel Santiago entlassen wurde, ließ der Gefängnisleiter den jungen Mann zu sich kommen. Er trat mit der Schlacksigkeit und der brutalen Schönheit seiner zwanzig Jahre ein, hielt die Nase hoch, eine Haarsträhne fiel über die linke Wange, und er schaute den Direktor herausfordernd an. Die Körner eines Hagelschauers schlugen gegen die Fensterscheiben hinter den Gittern und zerrissen die dicke Staubschicht, die darauf lag.

Nachdem er ihn einen Wimpernschlag lang gemustert hatte, senkte der Gefängnisleiter den Blick auf das unterbrochene Schachspiel, strich sich nachdenklich über das Kinn und überlegte, welches jetzt der geschickteste Zug sei.

»Du verläßt uns also, mein Junge«, sagte er mit einem Hauch von Wehmut in der Stimme, ohne jedoch den Blick vom Schachbrett zu nehmen. Dann hob er den König und schob das kleine Kreuz der Krone bedächtig in die Lücke zwischen seine oberen Schneidezähne. Er trug seinen Mantel und einen braunen Schal aus Alpacawolle, Schuppen hingen schwer in seinen Augenbrauen.

»So ist es, Herr Direktor. Zwei Jahre hab’ ich abgesessen.«

»Du wirst nicht behaupten wollen, daß sie wie im Flug vergangen sind.«

»Sie sind
nicht wie im Flug vergangen, Señor Santoro.«

»Etwas Positives solltest du dieser Zeit abgewonnen haben.«

»Ich habe einige recht interessante Pläne.«

»Legale?«

Der Junge trat mit der Fußspitze spielerisch gegen den Rucksack, in dem er seine wenigen Habseligkeiten verstaut hatte, reinigte mit dem Finger seinen Augenwinkel und grinste so spöttisch, daß jeder Anspruch auf Wahrheit in seiner Antwort von vornherein ausgelöscht wurde.

»Vollkommen legal. Warum haben Sie mich kommen lassen, Herr Direktor?«

»Zwei Kleinigkeiten«, sagte der Gefängnisleiter und tippte sich mit der Figur des Königs an die Nase. »Ich spiele die Weißen und bin am Zug. Was mache ich, um schnell das Schachmatt von Schwarz herbeizuführen?«

Der Junge warf einen verächtlichen Blick auf das Schachbrett und rieb mißmutig

seine Nasenspitze.

»Was wäre die zweite Kleinigkeit, Herr Direktor?«

Der Mann stellte den König auf sein Feld zurück und zeigte ein Lächeln von so überwältigender Traurigkeit, daß seine Lippen aufquollen, als wollte er gleich in Tränen ausbrechen.

»Das weißt du doch.«

»Das weiß ich nicht.«

»Dein Plan ist, mich umzubringen«, sagte der Direktor lächelnd.

»Sie nehmen in meinem Leben keine so bedeutende Stellung ein, daß Sie sagen

könnten, es sei mein Plan, Sie umzubringen.«

»Also wirst du mich umbringen.«

 

skarmeta

Antonio Skármeta (Antofagasta, 7 november 1940)

 

De Franse schrijver Vladimir Volkoff werd geboren in Parijs op 7 november 1932 als zoon van Russische emigranten. Hij behaalde een licentie in klassieke talen en een doctoraat in de wijsbegeerte. Na zijn studies was hij eerst leraar Engels te Amiens. Van 1957-1962 diende hij in het Franse leger en streed mee in de Algerijnse oorlog. Na zijn demobilisatie trok hij naar de Verenigde Staten waar hij eerst als vertaler werkte en later Frans en Russisch doceerde (1966-1977). In 1979 keerde hij terug naar Frankrijk en werkte sindsdien alleen nog als schrijver. Volkoff was bedreven in diverse literaire disciplines; hij schreef zowel romans, toneelwerken, essays, geschiedenis als biografieën. Zijn anti-communistische overtuiging stak hij niet onder stoelen of banken. In totaal publiceerde hij een honderdtal boeken. Meermaals mocht hij letterkundige prijzen in ontvangst nemen o.a. Prix Chateaubriand, Prix Jules Verne, Grand Prix du roman de l’Académie française, en de Prix Daudet, die in 2003 aan hem werd toegekend door de luisteraars van Radio Courtoisie. Volkoff was practizerend Katholiek en anti-modernistisch. Hij zette zich fel af tegen decadentie en alles wat naar marxisme neigde. In de Franse rechterzijde was hij een graag gezien figuur.

 

Uit: Manuel du politiquement correct

 

„L’enracinement, au sens où l’entendait Simone Weil, est la chose la plus politiquement incorrecte du monde. Naître enraciné dans une famille , dans une nation , dans une civilisation que l’on n’a pas choisie et pousser la bassesse jusqu’à les assumer, les revendiquer, les faire siennes et donc devenir le leur, rien n’est plus répugnant. L’individu politiquement correct se doit d’être “fils de personne” , comme le formulait Montherlant, “voyageur sans bagages” , comme l’exprimait Anouilh, ni l’un ni l’autre ne pouvant pourtant être considérés comme des prophètes de la pensée politiquement correcte.

Les seuls enracinements politiquement corrects sont ceux qui tiennent du hobby plus que de l’héritage.

Par exemple, il est permis de se vouloir occitan, à condition d’inventer une langue “occitane” qui possède une morphologie et une syntaxe mais que personne ne parle. En revanche, les véritables habitants du Sud-Ouest qui parlent leurs patois sont politiquement suspects, parce que leur patois les isole tant soit peu de l’influence politiquement correcte. Cependant on peut les encourager dans cette voie parce que :

 

– d’une part, ils ne sont pas vraiment dangereux;

– d’autre part, toute action qui vise, si peu que ce soit, à la dislocation de la nation doit être considérée comme bénéfique.“

 

Volkoff

Vladimir Volkoff (7 november 1932 – 14 september 2005)

 

De Duitse dichter, vertaler en jurist Graaf Friedrich Leopold zu Stolberg-Stolberg werd geboren op 7 november 1750 in Bramstedt, in het in die tijd Deense Holstein. Hij is vooral bekend gebleven als dichter.De aristocraat was een zoon van Graaf Christian Günther zu Stolberg-Stolberg.  Hij was de jongere broer van de eveneens dichtende Christian Graf Stolberg-Stolberg (1748 – 1821). Stolberg schreef revolutionair-pathetische gedichten die men in de literatuurgeschiedenis tot de periode en stijl der Sturm und Drang rekent. Zijn werk, waaronder het bekende gedicht “Auf dem Wasser zu Singen” werd in 1783 door Heinrich Christian Boie gepubliceerd. Een aantal gedichten waaronder ook “Auf dem Wasser zu Singen” werd door Franz Schubert voor piano en zangstem (sopraan) bewerkt. Stolberg studeerde rechten aan de universiteiten van Halle en Göttingen waar beide broers in 1772 in de “Göttinger Hain”, een groep of genotschap van dichters werden opgenomen. Tot deze kring behoorden ook Hans Christian Boie en Johann Heinrich Voß.

 

 

Lied auf dem Wasser zu singen

 

Mitten im Schimmer der spiegelnden Wellen

Gleitet, wie Schwäne, der wankende Kahn:

Ach, auf der Freude sanftschimmernden Wellen

Gleitet die Seele dahin wie der Kahn;

Denn von dem Himmel herab auf die Wellen

Tanzet das Abendrot rund um den Kahn.

 

Über den Wipfeln des westlichen Haines

Winket uns freundlich der rötliche Schein;

Unter den Zweigen des östlichen Haines

Säuselt der Kalmus im rötlichen Schein;

Freude des Himmels und Ruhe des Haines

Atmet die Seel im errötenden Schein.

 

Ach, es entschwindet mit tauigem Flügel

Mir auf den wiegenden Wellen die Zeit;

Morgen entschwinde mit schimmerndem Flügel

Wieder wie gestern und heute die Zeit,

Bis ich auf höherem strahlendem Flügel

Selber entschwinde der wechselnden Zeit.

 

Stolberg

Friedrich Leopold zu Stolberg-Stolberg (7 november 1750 – 5 december 1819)

 

De Duitse schrijver Johann Gottfried Schnabel werd geboren op 7 november 1692 in Sandersdorf bij Bitterfeld. Sinds 1694 was hij een wees die bij familie en bekenden opgroeide. Hij volgde onderwijs in Halle en een opleiding tot barbier. Tot 17717 diende hij in verschillende legers als huursoldaat. In 1719 werd hij meester barbier in Querfurt. In 1724 verhuisde hij met zijn familie naar Stolberg in de Harz, waar hij van 1731 tot 1738 uitgever was van de krant Stolbergische Sammlung Neuer und Merckwürdiger Welt-Geschichte. In dezelfde tijd publiceerde hij zijn hoofdwerk Wunderliche Fata einiger See-Fahrer. Na het jaar 1750 is niets meer over hem bekend.

 

Uit: Wunderliche Fata einiger Seefahrer absonderlich Alberti Julii

 

Ob denenjenigen Kindern, welche um die Zeit geboren werden, da sich Sonnen- oder Mondfinsternissen am Firmamente präsentieren, mit Recht besondere Fatalitäten zu prognostizieren sein? Diese Frage will ich den gelehrten Naturkündigern zur Erörterung überlassen, und den Anfang meiner vorgenommenen Geschichtsbeschreibung damit machen: wenn ich dem geneigten Leser als etwas Merkliches vermelde: daß ich Eberhard Julius den 12. Mai 1706 eben in der Stunde das Licht dieser Welt erblickt, da die bekannte große Sonnenfinsternis ihren höchsten und fürchterlichsten Grad erreicht hatte. Mein Vater, der ein wohlbemittelter Kaufmann war, und mit meiner Mutter noch kein völliges Jahr im Ehestande gelebt, mochte wegen gedoppelter Bestürzung fast ganz außer sich selbst gewesen sein; jedoch nachdem er bald darauf das Vergnügen hat meine Mutter ziemlich frisch und munter zu sehen, mich aber als seinen erstgebornen jungen, gesunden Sohn zu küssen, hat er sich, wie mir erzählet worden, vor Freuden kaum zu bergen gewußt.

 

Ich trage Bedenken von denenjenigen Tändeleien viel Wesens zu machen, die zwischen meinen Eltern als jungen Eheleuten und mir als ihrer ersten Frucht der Liebe, in den ersten Kinderjahren vorgegangen. Genung! ich wurde von ihnen, wiewohl etwas zärtlich, jedoch christlich und ordentlich erzogen, weil sie mich aber von Jugend an dem Studieren gewidmet, so mußte es keinesweges an gelehrten und sonst geschickten Lehrmeistern ermangeln, deren getreue Unterweisung nebst meinen unermüdeten Fleiße so viel würkte, daß ich auf Einraten vieler erfahrner Männer, die mich examiniert hatten, in meinem siebzehnten Jahre nämlich um Ostern 1723 auf die Universität Kiel nebst einem guten Anführer reisen konnte. Ich legte mich auf die Jurisprudenz nicht sowohl aus meinem eigenen Antriebe, sondern auf Begehren meiner Mutter, welche eines vornehmen Rechtsgelehrten Tochter war. Allein ein hartes Verhängnis ließ mich die Früchte ihres über meine guten Progressen geschöpften Vergnügens nicht lange genießen, indem ein Jahr hernach die schmerzliche Zeitung bei mir einlief, daß meine getreue Mutter am 16. Apr. 1724 samt der Frucht in Kindesnöten Todes verblichen sei.“

 

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Johann Gottfried Schnabel (7 november 1692 – tussen 1751 en 1758)
Frontispice (geen portret beschikbaar)

 

De Franse schrijver Gédéon Tallemant des Réaux werd geboren op 7 november 1619 in La Rochelle. Geen van zijn werken werd tijdens zijn leven gepubliceerd. Hij schreef tragedies, epigrammen, rondeaus en talrijke gelegenheidsgedichten. Beroemd is hij echter door zijn Historiettes, een verzameling van anakdoten over zijn tijdgenoten. Aan talrijke personen uit de aristocratie, literatuur en wetenschap is een historiette gewijd: Hendrik IV, kardinaal Richelieu, Blaise Pascal en vele anderen.

De bezitter van het oorspronkelijke handschrift gaf het werk in 1834/1835 uit. Dat zorgde voor een schandaal omdat de weinig vlijende beschrijvingen in de Historiettes contrasteerden met het idealistische beeld van Frankrijks „Grand Siècle“. In de 20e eeuw werd Gédéon Tallemant des Réaux echter gerehabiliteerd.

 

Uit: MESDAMES DE ROHAN

 

„(…) Mlle Anne de Rohan, bonne fille, fort simple, quoyqu’elle sceüst du latin et que toute sa vie elle eust fait des vers ; à la vérité, ils n’estoient pas les meilleurs du monde.

Mlle de Rohan la bossue,

Sa soeur la bossue, avoit bien plus d’esprit qu’elle : j’en ay déjà escrit un impromptu. Elle avoit une passion la plus desmesurée qu’on ayt jamais veûe pour Mme de Nevers, mere de la reyne de Pologne. Quand elle entroit chez cette princesse, elle se jettoit à ses piez, et les luy baisoit. Mme de Nevers estoit fort belle, et elle ne pouvoit passer un jour sans la voir, ou luy escrirre si elle estoit malade : elle avoit tousjours son portrait, grand comme la paume de la main, pendu sur son corps de robe, à l’endroit du coeur. Un jour, l’esmail de la boiste se rompit un peu ; elle le donna à un orfèvre à racommoder, à condition qu’elle l’auroit le jour mesme. Comme il travailloit
à sa boutique, lesmail s’envoila, comme ils disent, parce qu’une charrette fort chargée, en passant là tout contre, fit trembler toute la boutique. Elle y alla pour le r’avoir, et fit des enrageries espouvantables à ce pauvre homme, comme si c’eust esté sa faute que ce portrait n’estoit pas raccommodé; on le luy rendit en l’estat qu’il estoit, et le lendemain elle le renvoya.

Elle pensa se jetter par les fenestres quand Mme de Nevers mourut, et on dit qu’elle heurloit comme un loup. Quand elle mourut, on l’enterra avec ce portrait.

Elle disoit : « Je voudrois seulement estre mariée pour un jour, pour m’oster cet opprobre de virginité ». On dit qu’elle y avoit mis bon ordre.“

 

Tallemant

Gédéon Tallemant des Réaux (7 november 1619 – 10 november 1692)

 

 

De Franse schrijver Auguste Villiers de L’Isle-Adam werd geboren op 7 november 1838 in Saint-Brieuc. Zie ook mijn blog van 7 november 2006.

 

Uit: LE CONVIVE DES DERNIÈRES FÊTES

 

Depuis quelques instants nous admirions, à travers la poussière, la mosaïque tumultueuse des masques hurlant sous les lustres et s’agitant. sous l’archet sabbatique de Strauss.

Tout à coup la porte de la loge s’ouvrit : trois dames, avec un froufrou de soie, s’approchèrent entre les chaises lourdes et, après avoir ôté leurs masques, nous dirent :

“ Bonsoir ! ” C’étaient trois jeunes femmes d’un esprit et d’une beauté exceptionnels. Nous les avions parfois rencontrées dans le monde artistique de Paris. Elles s’appelaient :

Clio la Cendrée, Antonie Chantilly et Annah Jackson.

“ Et vous venez faire ici l’école buissonnière, mesdames ? demanda C*** en les priant de s’asseoir.

– Oh ! nous allions souper seules, parce que les gens de cette soirée, aussi horribles qu’ennuyeux, ont attristé notre imagination, dit Clio la Cendrée.

– Oui, nous allions nous en aller quand nous vous avons aperçus ! dit Antonie Chantilly.

– Ainsi donc, venez avec nous, si vous n’avez rien de mieux à faire, conclut Annah Jackson.

– Joie et lumière ! vivat ! ” répondit tranquillement C***.

Élevez-vous une objection grave contre la Maison Dorée ?

– Bien loin cette pensée ! dit l’éblouissante Annah Jackson en dépliant son éventail.

– Alors, mon cher, continua C*** en se tournant vers moi, prends ton carnet, retiens le salon rouge et envoie porter le billet par le chasseur de Miss Jackson :

– C’est, je crois, la marche à suivre, à moins d’un parti pris chez toi ?

– Monsieur, me dit Miss Jackson, si vous vous sacrifiez jusqu’à bouger pour nous, vous trouverez ce personnage vêtu en oiseau phénix – ou mouche – et se prélassant au foyer. Il répond au pseudonyme transparent de Baptiste ou de Lapierre. – Ayez cette complaisance ? – et revenez bien vite nous aimer sans cesse. ” Depuis un montent je n’écoutais personne. Je regardais un étranger placé dans une loge en face de nous : un homme de trente-cinq ou trente-six ans, d’une pâleur orientale ; il tenait une lorgnette et m’adressait un salut.

“ Eh ! c’est mon inconnu de Wiesbaden ! ” me dis-je tout bas, après quelque recherche.

Comme ce monsieur m’avait rendu, en Allemagne, un de ces services légers que l’usage permet d’échanger entre voyageurs (oh ! tout bonnement à propos de cigares, je crois, dont il m’avait indiqué le mérite au salon de conversation), je lui rendis le salut. »

 

Villiers de L'Isle-Adam

Auguste Villiers de L’Isle-Adam (7 november 1838 – 18 april 1889)

Albert Camus, Albert Helman, Auguste Villiers de L’Isle-Adam

De Franse schrijver en filosoof Albert Camus werd geboren op 7 november 1913 in Mondovi, Algerije. Zie ook mijn blog van 7 november 2006.

 

Uit: Le mythe de Sisyphe

 

“L’une des seules positions philosophiques cohérentes, c’est ainsi la révolte. Elle est un confrontement perpétuel de l’homme et de sa propre obscurité. Elle est exigence d’une impossible transparence. Elle remet le monde en question à chacune de ses secondes. De même que le danger fournit à l’homme l’irremplaçable occasion de la saisir, de même la révolte métaphysique étend la conscience tout le long de l’expérience. Elle est cette présence constante de l’homme à lui-même. Elle n’est pas aspiration, elle est sans espoir. Cette révolte n’est que l’assurance d’un destin écrasant, moins la résignation qui devrait l’accompagner.
C’est ici qu’on voit à quel point l’expérience absurde s’éloigne du suicide. On peut croire que le suicide suit la révolte. Mais à tort. Car il ne figure pas son aboutissement logique. Il est exactement son contraire, par le consentement qu’il suppose. Le suicide, comme le saut, est l’acceptation à sa limite. Tout est consommé, l’homme rentre dans son histoire essentielle. Son avenir, son seul et terrible avenir, il le discerne et s’y précipite. A sa manière, le suicide résout l’absurde. Il l’entraîne dans la même mort. Mais je sais que pour se maintenir, l’absurde ne peut se résoudre. Il échappe au suicide, dans la mesure où il est en même temps conscience et refus de la mort. Il est, à l’extrême pointe de la dernière pensée du condamné à mort, ce cordon de soulier qu’en dépit de tout il aperçoit à quelques mètres, au bord même de sa chute vertigineuse. Le contraire du suicidé, précisément, c’est le condamné à mort.
Cette révolte donne son prix à la vie. Étendue sur toute la longueur d’une existence, elle lui restitue sa grandeur. Pour un homme sans oeillères, il n’est pas de plus beau spectacle que celui de l’intelligence aux prises avec une réalité qui le dépasse. Le spectacle de l’orgueil humain est inégalable. Toutes les dépréciations n’y feront rien. Cette discipline que l’esprit se dicte à lui-même, cette volonté forgée de toutes pièces, ce face à face, ont quelque chose de puisant et de singulier. Appauvrir cette réalité dont l’inhumanité fait la grandeur de l’homme, c’est du même coup l’appauvrir lui-même. Je comprends alors pourquoi les doctrines qui m’expliquent tout m’affaiblissent en même temps. Elles me déchargent du poids de ma propre vie et il faut bien pourtant que je le porte seul. A ce tournant, je ne puis concevoir qu’une métaphysique sceptique aille s’allier à une morale du renoncement. »

 

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Albert Camus (7 november 1913 – 4 januari 1960)

 

Zie voor onderstaande schrijvers ook mijn blog van 7 november 2006.

 

De Nederlandse schrijver Albert Helman werd geboren op 7 november 1903 in Paramaribo.

 

De Franse schrijver Auguste Villiers de L’Isle-Adam werd geboren op 7 november 1838 in Saint-Brieuc.

 

Albert Camus, Albert Helman, Auguste Villiers de L’Isle-Adam

Albert Camus werd geboren op 7 november 1913 in Mondovi, Algerije, in een Frans-Algerijns (pied noir) gezin. Zijn moeder was van Spaanse afkomst. Vader Lucien, stierf in de Slag bij de Marne in 1914 tijdens de Eerste Wereldoorlog. Camus leefde in armoedige omstandigheden tijdens zijn jeugd in Algiers. In 1923 werd Camus toegelaten tot een lyceum en uiteindelijk tot de Universiteit van Algiers. Maar hij kreeg tuberculose in 1930, wat een eind maakte aan zijn voetbalcarrière (hij was keeper van het universiteitsteam) en hem dwong zijn studies in deeltijd voort te zetten. Camus werd lid van de Franse Communistische Partij in 1934, waarschijnlijk te meer omdat hij bezorgd was over de politieke situatie in Spanje (die uiteindelijk zou leiden tot de Spaanse Burgeroorlog) dan dat hij de Marxistisch-Leninistische doctrine verdedigde. Tijdens de oorlog voegde Camus zich bij een groepering in het Franse Verzet genaamd Combat, die in het geheim een krant publiceerde met dezelfde naam. Hij verliet Combat in 1947, toen het een commerciële krant werd. Vanaf hier kwam hij in contact met Jean-Paul Sartre. Na de oorlog maakte Camus deel uit van Sartre’s omgeving en bezocht hij regelmatig Café de Flores op de Boulevard St. Germain in Parijs. Hoewel hij op de linkse politiek leunde, kreeg hij geen vrienden in de communistische partijen met zijn sterke kritieken op de communistische doctrine en vervreemdde hij uiteindelijk ook van Sartre. Camus’ meest kenmerkende bijdrage aan de filosofie was zijn idee van het absurde, die inhield dat het leven geen betekenis of bedoeling heeft. Hij legt dit uit in De mythe van Sisyphus en nam het op in vele van zijn andere werken. Sommigen vinden dat Camus beter omschreven kan worden als een absurdist dan als een existentialist.

Uit: l’Étranger

« Aujourd’hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. J’ai reçu un télégramme de l’asile : “Mère décédée. Enterrement demain. Sentiments distingués.” Cela ne veut rien dire. C’était peut-être hier.

L’asile de vieillards est à Marengo, à quatre-vingts kilomètres d’Alger. Je prendrai l’autobus à deux heures et j’arriverai dans l’après-midi. Ainsi, je pourrai veiller et je rentrerai demain soir. J’ai demandé deux jours de congé à mon patron et il ne pouvait pas me les refuser avec une excuse pareille. Mais il n’avait pas l’air content. Je lui ai même dit : ” Ce n’est pas de ma faute.” Il n’a pas répondu. J’ai pensé alors que je n’aurais pas dû lui dire cela. En somme, je n’avais pas à m’excuser. C’était plutôt à lui de me présenter ses condoléances. Mais il le fera sans doute après-demain, quand il me verra en deuil. Pour le moment, c’est un peu comme si maman n’était pas morte. Après l’enterrement, au contraire, ce sera une affaire classée et tout aura revêtu une allure plus officielle.

J’ai pris l’autobus à deux heures. Il faisait très chaud. J’ai mangé au restaurant, chez Céleste, comme d’habitude.

Ils avaient tous beaucoup de peine pour moi et Céleste m’a dit : ” On n’ a qu’une mère. ” Quand je suis parti, ils m’ont accompagné à la porte. J’étais un peu étourdi parce qu’il a fallu que je monte chez Emmanuel pour lui emprunter une cravate noire et un brassard. Il a perdu son oncle, il y a quelques mois. »

 

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Albert Camus (7 november 1913 – 4 januari 1960)

 

Albert Helman werd geboren op 7 november 1903 in Paramaribo. Lodewijk Alphonsus Maria (Lou) Lichtveld, die later vooral onder zijn pseudoniem Albert Helman bekend zou worden was afkomstig uit de gekleurde elite van Suriname en was gedeeltelijke van Indiaanse afkomst. Hij kwam als jongen van twaalf naar Nederland om aan het internaat Rolduc van het Klein Seminarie te Roermond de priesteropleiding te gaan volgen maar hield hier al spoedig mee op en ging teruggekeerd in Suriname een muziekopleiding volgen waarna hij werkzaam was als organist en componist. In 1922 kwam hij weer naar Nederland waar hij de kweekschool volgde en daarna musicologie studeerde. Hierna werd hij journalist en muziek recensent en sloot zich aan bij een groep jonge katholieken rond het tijdschrift “de Gemeenschap”. Later zou hij zich echter van het geloof afkeren. Als auteur debuteerde hij in 1926 met “Zuid-West-Zuid”, een roman over Suriname en diens verwaarlozing en uitbuiting door de Nederlandse kolonisator, gevolgd door een vergelijkbaar boek qua thema, “de Stille Plantage.” Vele andere romans, essays en gedichten zouden volgen.

Uit: De stille plantage

“Herinneringen zijn als schuwe vogels die fladderen van dak tot dak, die nauwelijks de toppen raken en weer zweven in de lucht. Pas als zij lange dagen zwalkten, en de avond valt, en als zij nat en zwaar van de regen, huiverend over het nachtland gaan, dan eerst zwiert weer hun vlucht omlaag en vinden zij de lome weiden, open valleien, ’t grijs en stil moeras. En trager komen ze neergestreken, een voor een, verloren in de duisternis; hun kleur werd één met die van het veld, zij zijn even moe en zwaar als de aarde. Geen die dan nog beweegt, totdat een bleke zon, lang, laat daarna ze opschrikt
uit hun droom en verder jaagt. Want geen die ’s ochtends meer het land herkent, en die nog weet waar de lome zwarte avondweide bleef. Een kreet en zij peinzen: hoe kwamen wij hier. Een zonnescheut, en zij denken: verder, verder, verder moet het zijn. En eer de luiken van verre huizen de morgen komen ontdekken, zijn ze weer omhooggevlogen. Het licht ging zich nestelen tussen hun vleugels; de avondwind is dauw geworden, van hun sterrendroom bleef slechts de geur der gebersten granaatappels. Zij vluchten en verliezen zich in de damp van de horizon, en vluchten altijd voort als dwarrelende pluizen. En wie ze ooit van te voren zag, hij hervindt ze nimmermeer.”

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Albert Helman (7 november 1903 – 7 oktober 1996)

 

Auguste Villiers de L’Isle-Adam werd geboren op 7 november 1838 in Saint-Brieuc. Hij stamde uit een oud Frans adelijk geslacht, dat al tijdens zijn leven verarmd raakte. Zijn ouders verhuisden naar Parijs waar de L’Isle-Adam, afgezien van enkele reizen, de rest van zijn leven doorbracht. Hij leefde als schrijver daar in armoedige omstandigheden. Hij kon door het bescheiden succes van zijn Contes Cruels en zijn journalistieke werk net in zijn levensonderhoud voorzien. Villiers de L’Isle-Adam was bevriend met Charles Baudelaire en Stéphane Mallarmé. Met zijn fantasierijke romans en novellen geldt hij als een van de grondleggers van het symbolisme.

Uit: Le chapeau chinois (1878)

Il se raidit à cette vue ; un mouvement fiévreux lui échappa, mais rien, dans son instrument, ne trahit les sentiments qui l’agitaient. Pas une clochette ne remua ! Pas un grelot ! Pas un fifrelin ne bougea. On sentait qu’il le possédait à fond. C’était bien un maître ! Il joua, sans broncher, avec une maîtrise, une sûreté qui frappèrent d’admiration tout l’orchestre ! Son exécution, pleine de nuances, était d’un rendu si pur, si parfait, que, chose étrange ! il semblait par moments qu’on l’entendait ! Les bravos allaient éclater de toutes parts, quand une indignation sacrée s’alluma dans sa vieille âme de virtuose !… Les yeux pleins d’éclairs, et agitant avec un fracas effroyable son instrument vengeur qui sembla comme un démon suspendu sur l’orchestre : “Messieurs, vociféra l’illustre professeur, j’y renonce !… je ne peux pas jouer ! c’est trop difficile ! je n’y comprends rien ! – Je proteste au nom de Concone !… Il n’y a pas de mélodie là-dedans ! L’Art est perdu !…”

Et, foudroyé par sa propre colère, il tomba mort dans la grosse caisse qu’il creva, et emporta dans le sein du monstre le secret des charmes de l’ancienne musique, en murmurant ces derniers mots : “Je vous enverrai le Soir d’un beau jour, mon ouverture pour 150 chapeaux chinois.”

LISLEADAM

Auguste Villiers de L’Isle-Adam (7 november 1838 – 18 april 1889)