Emmanuel Bove, Henry de Montherlant, Charles Maurras, Herman Bang, Henry Tuckerman, Aloysius Bertrand, Pietro Aretino, Dinah Craik

e Franse schrijver Emmanuel Bove (eig. Emmanuel Bobovnikoff) werd geboren op 20 april 1898 in Parijs. Zie ook alle tags voor Emmanuel Bove op dit blog.

Uit: Un célibataire

« Depuis le déjeuner, Albert Guittard était mécontent de lui. Il s’était pourtant levé de bonne humeur. Ne devait-il pas rendre visite, vers les cinq heures, à monsieur et madame Penner ? Mais il s’était passé un petit événement désagréable que nous rappellerons brièvement afin d’éclairer le caractère de cet homme étrange. Il venait de sortir de table et s’apprêtait à faire la sieste lorsque la sonnette de la grille du jardin retentit. Bien qu’il approchât de la cinquantaine et qu’il fût célibataire, M. Guittard n’était pas vieux garçon au point de ne pouvoir supporter d’être dérangé. Il attendit donc, avant de gagner son bureau où, sur un divan, il avait l’habitude de dormir jusqu’à quatre heures, d’être fixé sur cette visite. Au bout d’une minute à peine, la femme de chambre vint lui annoncer qu’un certain M. Bourrette était au salon.
— Bourrette ? demanda Guittard à qui ce nom ne disait rien.
— C’est cela, monsieur.
— Bourrette ? Vous êtes sûre d’avoir entendu ce nom ?
— Bourrette, certainement, Bourrette… monsieur.
— Ce monsieur Bourrette ne vous a pas dit ce qu’il voulait ni de la part de qui il venait ?
— Je ne le lui ai pas demandé, monsieur.
— Eh bien ! allez le lui demander. Je ne le connais pas et je n’ai aucune raison de le recevoir chez moi. Comment est-il ?
— C’est un monsieur d’un certain âge.
— Enfin, de quoi a-t-il Pair ?
— Mais je ne sais pas, monsieur. Il a peut-être l’air d’un homme comme tout le monde. n a une serviette sous le bras. — Quelle importance cela a-t-il qu’il ait une serviette sous le bras ? Demandez-lui d’abord sa carte et demandez-lui qui il est. Et vous pouvez lui dire aussi, de ma part, que lorsqu’on se présente chez des gens qu’on ne connaît pas, la politesse commande d’annoncer l’objet de sa visite. Dites-le-lui de ma part. Cela lui servira de leçon. A peine la femme de chambre eut-elle disparu qu’il appréhenda qu’elle ne répétât à l’innocent visiteur les paroles qu’il avait prononcées sans autre raison que celle de soulager une mauvaise humeur qu’il n’avait même pas, mais que, par caprice, il lui plaisait de manifester. »


Emmanuel Bove (20 april 1898 – 13 juli 1945)
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De Franse schrijver Henry de Montherlant werd geboren op 20 (en niet op 21) april 1896 in Parijs Zie ook alle tags voor Henry de Montherlant op dit blog.

Uit: Les Célibataires

« Ce soir froid de février 1924, sur les sept heures, un homme paraissant la soixantaine bien sonnée, avec une barbe inculte et d’un gris douteux, était planté sur une patte de-vant une boutique de la nie de la Glacière, non loin du boulevard Arago, et lisait le journal à la lumière de la devanture, en s’ai-dant d’une grande loupe rectangulaire de philatéliste. Il était vêtu d’une houppelande noire usagée, qui lui descendait jusqu’à mi-jambes, et coiffé d’une casquette sombre, du modèle des casquettes mises en vente vers 1885 : avec une sous-mentonnière à deux ailes, actuellement relevées de chaque côté sur le dessus. Quelqu’un qui l’aurait examiné de près aurait vu que chaque détail de son accoutrement était « comme de personne ». Sa casquette était démodée de trente ans; sa houppelande était retenue, au col, par deux épingles de nourrice accrochées l’une à l’autre et formant chaînette; le col tenant de sa chemise blanche empesée était effrangé comme de la dentelle, mettant à nu le tissu intérieur, et sa cravate était moins une cra-vate qu’une corde vaguement recouverte de place en place d’une étoffe noire passée; son pantalon flottant descendait bien de quinze centimètres plus bas que ce que les tailleurs appellent « la fourche »; le lacet d’une de ses bottines (des bottines énormes) était un bout de ficelle qu’on avait eu l’intention de peindre en noir avec de l’encre. S’il avait poussé plus loin son indiscrétion, l’observateur aurait remarqué que c’était de même une forte ficelle qui tenait lieu de toute ceinture à notre personnage, et que celui-ci ne portait pas de caleçon. Ses vetements, à l’intérieur, étaient tout bardés d’épingles de nourrice, comme ceux d’un Arabe. Il avait à chaque pied deux chaussettes de laine super-posées (d’où sans doute la largeur des godil-lots). Retournant les poches, voici ce que l’ob-servateur y eût trouvé de remarquable : un vieux croûton de pain, deux morceaux de sucre, un mélange sordide de brins de tabac noir et de miettes solidifiées de vieille mie de pain, et une montre en or massif, qui l’eût arrêté. C’était une montre ancienne, plate, respirant par toute sa personne la beauté de la chose coûteuse et parfaite; le bottier en était littéralement recouvert par le yataras que faisait un blason très historie (lion, flammes, toute la boutique) et couronné d’une couronne de baron. Enfin, finissant sa visite par le portefeuille (un portefeuille en loques, et, à l’emplacement du crayon, sans crayon), l’observateur y eût rencontré d’un côté une centaine de francs, de l’autre une carte de réclame de la maison « Jenny, fards de théâtre, etc… », et trois cartes de visite qui devaient bien être là depuis dix ans, car elles étaient jaunies au point d’en être devenues presque brunes sur leurs bords. Elles por-taient, vulgairement imprimée, la suscrip-tion : Élie de Coëtquidan, .11, rue de Lisbonne. Et, par une singularité qui ne se voit plus qu’en province et encore, peut-être, seule-ment en Bretagne, la suscription était sur-montée d’une couronne de baron. »


Henry de Montherlant (20 april 1896 – 21 september 1972)
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De Franse schrijver Charles Maurras werd geboren op 20 april 1868 in Martigues Zie ook alle tags voor Charles Maurras op dit blog.

Uit: Le Chemin de Paradis

« Dans la nuit du cinquième jour, comme il admirait la lenteur des esclaves à lui revenir et qu’il se demandait si ces pauvres amis ne l’avaient oublié à la ville, il vit du côté du midi, sur la mer, et bien que le soleil se fût couché depuis longtemps, une faible lumière ; elle avait le teint de la rose et tranchait doucement sur les feux argentés qui descendaient du clair de lune. Las de la contempler, Euphorion ferma les yeux.
Il était adossé à la muraille du rocher, défendu par la treille contre l’intempérie, et les embûches des étoiles. On l’eût pris pour un homme assis qui regardait le ciel. Mais il dormait et ses fontaines murmuraient dans la demi-ombre.
La couleur blonde de la mer dura jusqu’au matin et, moins instruit des lois du monde, le vieillard, au réveil, eût pu se demander si l’aube, ce jour-là, n’était point levée au midi. Il descendit parmi ses fleurs. Mais son inquiétude était telle qu’il ne voulut point les toucher. Il erra sous les arbres et craignit de flétrir les beaux fruits pendus à leurs branches. Puis il s’allongea sur la terre et, devant les concombres et les autres légumes, s’adonna aux œuvres plus viles qui, ne voulant aucun effort, le laissaient à sa rêverie.
Vers le milieu du jour, comme il achevait de tresser ensemble pour sa provision de l’hiver une douzaine d’oignons roux, des pas pressés sonnèrent au bas de la montée.
Euphorion cria :
« Est-ce vous, Syron, Icétas ?
— C’est moi, dit une voix prochaine. »
Et Syron apparut. Icétas ne le suivait point. Le vieillard, effrayé, n’osait demander des nouvelles, car les mains, la poitrine, les cheveux de Syron étaient noirs de fumée. Mais une flamme singulière éclairait son regard.
« Maître, fit-il d’abord, vous lisez dans la destinée. Notre Icétas a eu le sort du jeune Hylas.
— Quoi, Icétas a donc péri ?
— Si c’est périr que de se rompre sous l’effort de la volupté, tout Sybaris et tout son peuple ont péri de la main des Grâces.
— Vraiment, Syron, le peuple entier de Sybaris ? »
Le serviteur montra du doigt la tache pourpre de la mer que le puissant soleil n’avait point effacée et qui s’accroissait au contraire. Les flots semblaient de sang.”


Charles Maurras (20 april 1868 – 16 november 1952)
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De Deense schrijver Herman Bang werd geboren op 20 april 1857 in Asserballe. Zie ook alle tags voor Herman Bang op dit blog.

Uit: Michael (Vertaald door Julia Koppel)

„Der Meister öffnete die Tür zum Balkon und trat hinaus. Seine Augen waren leicht zusammengekniffen, entweder weil sie das Werk, das seine Gedanken endlich verlassen wollten, noch zu sehen sich bemühten, oder vielleicht nur, weil sie vom Tageslicht geblendet wurden.
Er setzte sich in den gewohnten Stuhl. Sein mächtiger Bart, dessen weiße Streifen wie seltsame Wellen durch das Schwarz rannen, reichte fast bis zum Geländer hinab, und er drückte nach beendetem Tagewerk seine Hände einen Augenblick gegen das Eisen des Gitters, als stemme er sie gegen einen unerschütterlichen Felsen.
Michael saß wie gewöhnlich, das schlanke Kinn gegen die Balustrade gestützt, und starrte in die Luft. Einige Skizzen lagen in seinem Schoß, als wären sie vergessen.
Der Diener erschien in der Tür mit der Post und Visitenkarten, die er dem Meister auf einem Tablett reichte. Der Meister las die Karten und ließ sie auf das Tablett zurückgleiten, als hätte keine von ihnen einen Namen getragen. Er behielt eine einzige, die er oben in seine Weste hineinschob.
Dann griff er nach den Zeitungen. Die meisten waren unter Kreuzband, mit blau eingerahmten Spalten.
»Was schreiben sie?« fragte Michael und hob den Kopf.
»Von der Ausstellung in Melbourne.«
»Was?« fragte Michael und sah Claude Zoret ins Gesicht.
»Was sie immer schreiben,« sagte der Meister, der die Lippen nur ganz wenig öffnete, wenn er sprach, und schob die Zeitungen beiseite.“


Herman Bang (20 april 1857 – 19 januari 1912)

 

De Amerikaanse dichter, schrijver, essayist en criticus Henry Theodore Tuckerman werd geboren op 20 april 1813 in Boston, Massachusetts. Zie ook alle tags voor Henry Tuckerman op dit blog.

Uit: The Collector

“It was one of the conclusions arrived at by Adelung, that the same language would not maintain itself beyond the limit of a hundred and fifty thousand square miles; but by means of books the limits of the world alone are the limits within which language and the enjoyment of it can be confined. Letters waft a sigh from Indus to the Pole, and printed volumes carry thoughts that breathe and words that burn over the great oceans from one quarter of the world to another.
Such a volume is the one now in the hand of the reader. It is freighted with a dozen pleasant papers or essays, the subjects of which are not confined to America exclusively. They furnish us with text, and afford opportunity for illustrative comment.
Profiting by this opportunity, let me commence by observing, in reference to the opening essay, that the inns and taverns of London underwent a great change after the death of James the First. The rights of honest topers were suppressed by his son King Charles, who, for the poor[Pg 2] fee of an annual three pounds sterling, granted licences to tavern-keepers to sell wines at what prices they pleased, in spite of all statutes to the contrary! You may fancy how flushed the face of a thirsty Cockney might become, who, on putting down his eightpence for a quart of claret, was told by Francis, the drawer, that the price was a full quarter noble, or ‘one-and-eightpence’!
Lord Goring, who issued these licences, pocketed a respectable amount of fees in return. By statute, London had authority only for the establishment of forty taverns. But what did roystering George Goring care for statute, since the king gave him licence to ride over it? Taverns multiplied accordingly, not only in the city but in those ‘suburbs,’ as they were once called, fragrant Drury Lane and refined ‘Convent Garden.’ With competition came lower prices, however, and the throats of the Londoners were refreshed, while their purses were not so speedily lightened.
Jolly places they became again; but when they not only increased all over the town, but took to ‘victualling,’ as it was termed, as well as ‘liquoring,’ the authorities began to inquire into the matter. With the claret that was drunk, a corresponding amount of venison was eaten. At the same time the king’s bucks began to disappear, and suspicion arose that gentlemen in taverns dined off his sacred majesty’s deer! A watch was set to prevent such felonious fare being carried into London from any of the royal parks, chases, or forests. Still haunches smoked on the boards of those naughty victualling taverns, and haughty Cockneys, ‘greatly daring, dined’! The stolen bucks were smuggled in over Bow Bridge; and not till that passage was occupied by representatives of legal[Pg 3] authority did the venison intended for the court cease to find its way into the city.”

 
Henry Tuckerman (20 april 1813 – 17 december 1871)
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De Franse dichter Aloysius Bertrand werd geboren op 20 april 1807 in Ceva, Piemont, Italië. Zie ook alle tags voor Aloysius Bertrand op dit blog.

Le bibliophile

Ce n’était pas quelque tableau de l’école flamande, un
David-Téniers, un Breughel d’Enfer, enfumé à n’y pas
voir le diable.

C’était un manuscrit rongé des rats par les bords, d’une
écriture toute enchevêtrée, et d’une encre bleue et rouge.

– » Je soupçonne l’auteur, dit le Bibliophile, d’avoir
écu vers la fin du règne de Louis douze, ce roi de pater-
nelle et plantureuse mémoire. »

» Oui, continua-t-il d’un air grave et méditatif, oui,
il aura été clerc dans la maison des sires de Chateau-
vieux. »

Ici, il feuilleta un énorme in-folio ayant pour titre le
Nobiliaire de France, dans lequel il ne trouva mentionnés
que les sires de Chateauneuf.

– » N’importe ! dit-il un peu confus, Chateauneuf et
Chateauvieux ne sont qu’un même château. Aussi bien il
est temps de débaptiser le Pont-Neuf. «


Aloysius Bertrand (20 april 1807 – 29 april 1841)
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De Italiaanse schrijver Pietro Aretino werd geboren in Arezzo op 20 april 1492. Zie ook alle tags voor Pietro Aretino op dit blog.

Uit: Dialogues (Vertaald door Raymond Rosenthal)

“ANTONIA Why?
NANNA Because the reverend father summoned the three friars and leaning on the shoulder of one of them, a tall, soft-skinned rascal who had shot up prematurely, he ordered the others to take his little sparrow, which was resting quietly, out of its nest. Then the most adept and attractive young fellow of the bunch cradled the General’s songster in the palm of his hand and began stroking its back, as one strokes the tail of a cat which first purrs, then pants, and soon cannot keep still. The sparrow lifted its crest, and then the doughty General grabbed hold of the youngest, prettiest nun, threw her tunic over her head, and made her rest her forehead against the back of the bed. Then, deliberately prying open with his fingers the leaves of her ass-hole Missal and wholly rapt his thoughts, he contemplated her crotch, whose form was neither close to bone with leanness nor puffed out with fat, but something in between — rounded, quivering, glistening like a piece of ivory that seems instinct with life.
Those tiny dimples one sees on pretty women’s chins and cheeks could also be seen on her dainty buttocks, whose softness was softer than that of a mill mouse born and raised in flour, and that nuns limbs were all so smooth that a hand placed gently on her loins would have slid down her leg as quickly as a foot slides on ice, and hair no more dared grow on her than it would on an egg.
ANTONIA So the father General consumed his day in contemplation, eh?”

 
Pietro Aretino (20 april 1492 – 21 oktober 1556)
Portret door Titiaan, ca. 1545

 

De Engelse dichteres en schrijfster Dinah Maria Craik werd geboren op 20 april 1826 in Stoke-on-Trent. Zie ook alle tags voor Dinah Craik op dit blog.

Sunday Morning Bells

From the near city comes the clang of bells:
Their hundred jarring diverse tones combine
In one faint misty harmony, as fine
As the soft note yon winter robin swells.–
What if to Thee in Thine Infinity
These multiform and many-colored creeds
Seem but the robe man wraps as masquers’ weeds
Round the one living truth Thou givest him–Thee?
What if these varied forms that worship prove,
Being heart-worship, reach Thy perfect ear
But as a monotone, complete and clear,
Of which the music is, through Christ’s name, Love?
Forever rising in sublime increase
To ‘Glory in the Highest,–on earth peace?’

 

Green Things Growing

O the green things growing, the green things growing,
The faint sweet smell of the green things growing!
I should like to live, whether I smile or grieve,
Just to watch the happy life of my green things growing.

O the fluttering and the pattering of those green things growing!
How they talk each to each, when none of us are knowing;
In the wonderful white of the weird moonlight
Or the dim dreamy dawn when the cocks are crowing.

I love, I love them so – my green things growing!
And I think that they love me, without false showing;
For by many a tender touch, they comfort me so much,
With the soft mute comfort of green things growing.

And in the rich store of their blossoms glowing
Ten for one I take they’re on me bestowing:
Oh, I should like to see, if God’s will it may be,
Many, many a summer of my green things growing!

But if I must be gathered for the angel’s sowing,
Sleep out of sight awhile, like the green things growing,
Though dust to dust return, I think I’ll scarcely mourn,
If I may change into green things growing.

 
Dinah Craik (20 april 1826 – 12 oktober 1887)
Cover biografie

Arto Paasilinna, Michel Leiris, Emmanuel Bove, Henry de Montherlant, Charles Maurras

De Finse schrijver Arto Paasilinna werd geboren op 20 april 1942 in Kittilä in Lapland. Zie ook alle tags voor Arto Paasilinna op dit blog.

Uit: The Year of the Hare (Vertaald door Herbert Lomas)

“Vatanen took the hare in his arms and went out on to the ice, thinking he’d take a walk across the bay, sort his thoughts out and calm down. It was about half a mile to the farther shore.
When he was half-way across, the ravers loosed a couple of large hounds at him. They’d spotted the hare he was carrying. “After ‘em! After ‘em!” they shouted.
The yelping hounds tore across the ice in hot pursuit. The hare took to its heels, and, seeing it on the run, the hounds broke into a fierce baying. Their big paws slithered on the ice as they hurtled past Vatanen and vanished into the trees across the bay.
Vatanen pursued them to the headland, wondering how he could save his hare. What he needed was a gun, but that was hanging on a nail at Läähkimä Gulf.
Several men came running out of the villa, carrying guns. Bellowing as they run, they were like the hounds they’d loosed. The ice bent under their weight.
Vatanen concealed himself among the trees, for as soon as they got to the headland, they fired in his direction. He was lying in the slushy snow, hearing the peevish mumbling of drunken men.
The hare was already far off, the baying of the hounds scarcely audible. Their cry was actually a howl; so the hunt was still on, the hare still alive.“

 
Arto Paasilinna (Kittilä, 20 april 1942)

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Arto Paasilinna, Michel Leiris, Emmanuel Bove, Henry de Montherlant, Charles Maurras

De Finse schrijver Arto Paasilinna werd geboren op 20 april 1942 in Kittilä in Lapland. Zie ook alle tags voor Arto Paasilinna op dit blog.

 

Uit: The Year of the Hare (Vertaald door Herbert Lomas)

 

“The journalist sat on the edge of the ditch, holding the hare in his lap, like an old woman with her knitting on her knees, lost in thought. The sound of the car engine faded away. The sun set.

The journalist put down the hare on the grass. For a moment he was afraid it would try to escape; but it huddled in the grass, and when he picked it up again, it showed no sign of fear at all. ‘So here we are,’ he said to the hare. ‘Left.’

That was the situation: he was sitting alone in the forest, in his jacket, on a summer evening. No disputing it—he’d been abandoned.

What does one usually do in such a situation? Perhaps he should have responded to the photographer’s shouts, he thought. Now maybe he ought to find his way back to the road, wait for the next car, hitch a ride, and think about getting to Heinola, or Helsinki, under his own steam. The idea was immensely unappealing. The journalist looked in his briefcase. There were a few banknotes, his press card, his health insurance card, a photograph of his wife, a few coins, a couple of condoms, a bunch of keys, an old May Day celebration badge. 

And also some pens, a notepad, a ring. The management had printed on the pad Kaarlo Vatanen, journalist. His health insurance card indicated that Kaarlo Vatanen had been born in 1942.

Vatanen got to his feet, gazed at the sunset’s last redness through the trees, nodded to the hare. He looked toward the road but made no move that way. He picked up the hare off the grass, put it tenderly in the side pocket of his jacket, and left the clearing for the darkening forest.”

 

 

Arto Paasilinna (Kittilä, 20 april 1942)

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Arto Paasilinna, Michel Leiris, Emmanuel Bove, Henry de Montherlant, Herman Bang, Charles Maurras

De Finse schrijver Arto Paasilinna werd geboren op 20 april 1942 in Kittilä in Lapland. Zie ook alle tags voor Arto Paasilinna op dit blog.

 

Uit: Der wunderbare Massenselbstmord (Vertaald door Regine Pirschel)

„Direktor Onni Rellonens Magen litt seit Jahrzehnten an Übersäuerung, und in den Falten der Därme lauerte ein beginnender Katarrh. Seine Gelenke waren in Ordnung, die Muskulatur ebenfalls, wenn man von einer leichten Erschlaffung absah. Dagegen war Onni Rellonens Herz verfettet und träge, es war nurmehr eine Bürde für den Körper, kein Lebenserhalter. Es bestand die Gefahr, dass das geplagte Herz stehen bleiben, den Körper lähmen und seinen Besitzer nach Lebenssaft dürsten, ja sterben lassen könnte. Das wäre ein schnöder Lohn für den Mann, der sich seit Embryozeiten auf sein Herz verlassen hatte. Wenn das Herz nur für hundert Schläge ausruhen, Luft holen würde, wäre alles vorbei. Dann hätten Onni Rellonens bisherigen Milliarden Herzschläge keinerlei Bedeutung. So ist der Tod. Tausende finnischer Männer erleiden ihn jährlich. Niemand von ihnen kehrt zurück, um zu berichten, wie sich der Tod letzten Endes anfühlt.

Im Frühjahr hatte Onni Rellonen damit begonnen, sein verfallenes Sommerhaus neu anzustreichen, hatte die Arbeit jedoch nicht vollendet. Der Farbeimer stand neben dem Steinsockel, der Pinsel, der auf dem Deckel lag, war hart geworden.
Onni Rellonen war Geschäftsmann, hatte sich einmal Direktor genannt. Er hatte viele Jahre unternehmerischer Tätigkeit hinter sich, schnellen Anfangserfolg, Aufstieg auf der Stufenleiter der Kleinindustrie, eine Schar Angestellter, Buchhaltung, Geld, Geschäfte. Er war Bauunternehmer gewesen, in den Sechzigerjahren sogar kleiner Fabrikant in der Dünnplattenindustrie. Aber ungünstige Konjunkturen und gierige Konkurrenten hatten Rellonens Traufen und Bleche AG in den Konkurs getrieben. Und dieser Konkurs war nicht der letzte geblieben. Sogar kriminelle Verstöße hatte man ihm zur Last gelegt. Zuletzt war Direktor Rellonen als Besitzer einer Wäscherei aufgetreten. Auch die hatte nichts abgeworfen: Jede finnische Familie besaß ihre eigene Waschmaschine, und wer keine hatte, war auch nicht daran interessiert, seine Wäsche zu waschen. Die großen Hotels und Schwedenfähren hatten Rellonens Wäscherei keine Arbeit gegeben, die landesweiten Wäschereiketten hatten ihm immer wieder die Aufträge vor der Nase weggeschnappt. In den Separees der Restaurants wurden solche Bestellungen ausgehandelt.“

 


Arto Paasilinna (
Kittilä, 20 april 1942)

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Steve Erickson, Arto Paasilinna, Michel Leiris, Emmanuel Bove, Henry de Montherlant

De Amerikaanse schrijver, essayist en criticus Steven Michael Erickson werd geboren op 20 april 1950 in Los Angeles. Zie ook mijn blog van 20 april 2007 en ook mijn blog van 20 april 2008 en mijn blog van 20 april 2009 en ook mijn blog van 20 april 2010.

 

Uit: The Sea Came in at Midnight

 

„So Louise became something more profound than tormented: she became haunted. Having traficked in the sort of memories people had spent thousands of years trying to forget, and the sort of dreams they had spent thousands of years trying to awake from,she had wandered at will and without accountability on the apocalyptic landscape of the imagination. Now a stain spread from the darkest center of the unaccountable imagination, becoming only more confounding and unbearable with every moment, the question of when and where the imagination becomes accountable by and to whom, beginning with the one who imagines a nightmare simply for the thrill of its imagining, moving to the one who renders it an artifact to be experienced in common by others, eventually to the collective audiencethat chooses to watch, for the thrill of watching, a girl actually being murdered in a movie, to the individual man or woman who, before suppressing it in horror, entertains a fleeting curiosity, dallying with the temptation to look, then finally conforming to whatever sick social chic compels everyone at a cocktail party to watch, like they would watch the home movie of a summer vacation or a child getting his first bike. At what point, if any, in the exchange betweenthe one whpo bears the fruitof the imagination and the one who devours it, does it all stop short of being beyond the pale, at what point is everyone complicit, at what point can one consider himself unaccountable for what the imagination has wrought, right up until the moment that he is damned by it?“

 

 

Steve Erickson (Los Angeles, 20 april 1950)

 

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Henry de Montherlant, Charles Maurras, Herman Bang, Henry Tuckerman, Aloysius Bertrand, Pietro Aretino, Dinah Craik

De Franse schrijver Henry de Montherlant werd geboren op 20 (en niet op 21) april 1896 in Parijs. Zie ook mijn blog van 21 april 2007 en ook mijn blog van 21 april 2008 en ook mijn blog van 20 april 2009.

 

Uit: Un voyageur solitaire est un diable

 

La nuit close, j’ai repris le chemin de l’oasis. A un endroit où les lézards étaient si nombreux et incœrcibles que les enfants, à quatre mètres du mur, s’asseyaient par terre sur un rang, pour les bombarder à coups de pierres, comme au jeu de massacre forain, il n’y a plus ni un lézard ni un enfant. Un fondouk est allumé ; une humble bougie y met des ombres immenses. Elle est la seule lumière dans toute l’oasis, comme le fanal au mât d’une barque invisible, sur une mer nocturne. Une tortue d’eau, portant un pétale rose sur sa carapace, et qui ne se doute pas que ça lui donne l’air prétentieux, un bourrin rêveur, qui n’a même pas la consolation de savoir qu’il mourra un jour, sont les uniques compagnons de ma mélancolie”

 

montharlant

Henry de Montherlant (20 april 1896 – 21 september 1972)

 

 

De Franse schrijver Charles Maurras werd geboren op 20 april 1868 in Martigues.

 

Uit: La Musique intérieure

 

„Tandis que ces pensées, et bientôt les vers et les strophes qui les élevaient à la dignité de la poésie, roulaient comme des astres sur les parties liantes de mon esprit, il était impossible de ne pas reconnaître qu’elles me ramenaient dans les voies royales de l’antique espérance au terme desquelles sourient la bienveillance et la bienfaisance d’un Dieu. Quelle synthèse subjective pourrait aboutir autre part ? Mais, parallèlement à ce chemin montant que suivait la méditation comme une prière, se développait, sans la contredire, autre forme du même effort, le grave cantique viril, circonspect, examinateur, mais nullement timide, jamais découragé, des entreprises de l’action et de l’invention, de l’art audacieux et de la science victorieuse. Lorsque j’étais enfant, du même esprit dont je suivais la céleste ascension des âmes et des anges, il m’était arrivé d’imaginer un type de navire volant qui tournât le dos à la nuit pour suivre, à vitesse d’étoile, le flot de pourpre et d’or de ces couchants vermeils qui font briller aux yeux, et par là même au cœur, un autre rêve d’immortalité de joie et d’amour : entre cet ancien rêve personnel ainsi ranimé et celui, plus ancien, de tous les esprits de ma race, la composition n’avait pas à choisir. Comme une barque prise entre deux mouvements trouve de la douceur à les suivre l’un après l’autre, je me confiais à ce double cours balancé, avec une espèce de foi obscure, quelque chose assurant qu’à défaut de mon âme, le Poème saurait aborder quelque part.“

 

Maurras

Charles Maurras (20 april 1868 – 16 november 1952)

 

De Deense schrijver Herman Bang werd geboren op 20 april 1857 in Asserballe.

 

Uit: Sommerfreuden (Vertaald door Aldo en Ingeborg Keel)

 

„Frau Brasen wollte das Haus trotzdem inspizieren. Es konnten ja jederzeit Sommergäste kommen, man wußte nie, heute, zum Essen, mit dem Wagen. Und fertig wurde man wahrhaftig nie, das eine oder andere gab es immer, wenn man sich auf die Mädchen und Brasen verlassen mußte. Gestern waren es die Vorhänge, die da hingen und deren Säume nur lose angenäht waren.
Frau Brasen stand von ihrem Holzstuhl am Küchentisch auf – der Stuhl war etwas wacklig -und sah sich die geschmierten Brote an: Ja, was rausging, das wußte man, und zwar täglich. Was reinkam in diesem Geschäft, das ging drauf, wie auch Brasen sagte.
Frau Brasen blieb vor den Butterbroten des Personals stehen: Und man streicht sie doch, so gut man kann.
Frau Brasen seufzte – sie waren dünn bestrichen: “Aber man hält ja durch, bis zuletzt”, sagte sie.
Frau Brasen ging durch die Küche und öffnete die Durchreiche in der Tür zur Gaststube: “Bist du da, Brasen?” fragte sie.
“Ja, Jansine”, sagte Brasen.
“Gut”, sagte die Frau, die zum Mann hineinsah, der in seiner Einsamkeit neben seinem Tresen saß und auf seine eigenen kurzen Beine hinabschaute.
“Dann paß du auf die Kasse auf”, sagte sie und schloß die Durchreiche.
Der “Kasse” galten Frau Brasens Gedanken von früh bis spät, denn die “Knächte” stibitzten, was sie nur konnten, einer wie der andere. Die “Knächte” waren die Kellner, und die “Kasse” war eine offene Schublade im Tresen.
Sie hatten aber auch wirklich immer Pech mit ihnen, und bekam man einmal einen anständigen Mann, dann blieb er nicht – so war es.“

 

herman_bang

Herman Bang (20 april 1857 – 19 januari 1912)

 

De Amerikaanse dichter, schrijver, essayist en criticus Henry Theodore Tuckerman werd geboren op 20 april 1813 in Boston, Massachusetts.

 

Uit: A Defense of Enthusiasm

 

The best countenances the old painters have bequeathed to us are those of cherished objects intimately associated with their fame. The face of Raphael’s mother blends with the angelic beauty of all his madonnas. Titian’s daughter and the wife of Corregio again and again meet in their works. Well does Foscolo call the fine arts the children of Love. The deep interest with which the Italians hail gifted men inspires them to the mightiest efforts. National enthusiasm is the great nursery of genius. When Cellini’s statue of “Perseus” was first exhibited on the Piazza at Florence, it was surrounded for days by an admiring throng, and hundreds of tributary sonnets were placed upon its pedestal. Petrarch was crowned with laurel at Rome for his poetical labors, and crowds of the unlettered may still be seen on the Mole at Naples, listening to a reader of Tasso. Reason is not the only interpreter of life. The fountain of action is in the feelings. Religion itself is but a state of the affections. I once met a beautiful peasant woman in the valley of the Arno, and asked the number of her children. “I have three here and two in Paradise,” she calmly replied, with a tone and manner of touching and grave simplicity. Her faith was of the heart. Constituted as human nature is, it is in the highest degree natural that rare powers should be excited by voluntary and spontaneous appreciation.“

 

Tuckerman

Henry Tuckerman (20 april 1813 – 17 december 1871)
Portret door Daniel Huntington

 

De Franse dichter Aloysius Bertrand werd geboren op 20 april 1807 in Ceva, Piemont, Italië.

Octobre

Les petits savoyards sont de retour, et déjà leur cri
interroge l’écho sonore du quartier ; comme les hiron-
delles suivent le printemps, ils précèdent l’hiver.

Octobre, le courrier de l’hiver, heurte à la porte de
nos demeures. Une pluie intermittente inonde la vitre
offusquée, et le vent jonche des feuilles mortes du
platane le perron solitaire.

Voici venir les veillées de famille, si délicieuses
quand tout au dehors est neige, verglas et brouillard,
et que les jacinthes fleurissent sur la cheminée, à la
tiède atmosphère du salon.

Voici venir la Saint-Martin et ses brandons, Noël et
ses bougies, le jour de l’an et ses joujoux, les Rois
et leur fève, le carnaval et sa marotte.

Et Pasques, enfin, Pasques aux hymnes matinales et
joyeuses, Pasques dont les jeunes filles reçoivent la
blanche hostie et les oeufs rouges !

Alors un peu de cendre aura effacé de nos fronts l’ennui
de six mois d’hiver, et les petits savoyards salueront
du haut de la colline le hameau natal.

Bertrand

Aloysius Bertrand (20 april 1807 – 29 april 1841)
Buste in Dijon

 

De Italiaanse schrijver Pietro Aretino werd geboren in Arezzo op 20 april 1492.

 

Uit: Dialoge: Pietro Aretino seinem Äffchen

 

Heil, mein Joko, Heil dir! Sieh, das Glück hält jetzt auch über Tiere seine Hand – denn es hat dich aus deiner Heimat fortgeführt und zu mir gebracht. Ich habe bemerkt, daß du unter deiner Affengestalt eigentlich ein großer Herr bist, wie Pythagoras in Gestalt eines Hahns ein Philosoph war; darum widme ich dir diese Arbeit oder vielmehr diese Belustigung von achtzehn Vormittagen, nicht als einem Affen, nicht als einem Makak, nicht als einem Pavian, sondern als einem großen Herrn. Und selbst wenn ich nicht vom Geheimnisbewahrer der Mutter Natur erfahren hätte, daß du ein solcher bist, und wärest du auch nur ein Tier, so hätte ich doch Nannas Gespräche mit der Antonia dir dediziert. Haben doch auch die alten Römer nicht nur den Mörder jenes Raben, dessen ganzes Verdienst sein Gruß an Cäsar war, mit dem Tode bestraft und seine Leiche von zwei Negern auf einer Bahre mit einem Flötenspieler voran zu Grabe tragen lassen, sondern sogar die Stätte, wo er liegt, Ri
diculus benamset: Nun, wenn im Altertum so viele vernünftige Leute eine derartige Dummheit verübten, so darf wohl auch in unseren Tagen ein fröhlicher Narr sich mal eine leisten.

Ja, du bist ein großer Herr, das will ich dir beweisen. Zunächst: Du siehst aus wie ein Mensch und bist, was du bist; sie aber heißen große Herren und sind auch, was sie sind. Du schluckst in deiner Gefräßigkeit alles hinunter, was du bekommen kannst; sie sind ebenso gefräßig, und zwar in einem Grade, daß die Völlerei schon nicht mehr zu den Sieben Todsünden gerechnet wird. Du mausest, was du findest, und wär’s nur ‘ne armselige Nadel; sie stehlen so frech, daß es ihnen auch auf Menschenblut nicht ankommt, nur sehen sie sich den Ort an, wo sie ihre Räubereien begehen – aber auch dies machst du ja geradeso.“

 

PietroAretinoTitian

Pietro Aretino (20 april 1492 – 21 oktober 1556)
Tweede portret door Titiaan

 

De Engelse dichteres en schrijfster Dinah Maria Craik werd geboren op 20 april 1826 in Stoke-on-Trent.

 

A Child’s Smile 

 

A CHILD’S smile–nothing more;

Quiet, and soft, and grave, and seldom seen;

Like summer lightning o’er,

Leaving the little face again serene.

 

I think, boy well-beloved,

Thine angel, who did grieve to see how far

Thy childhood is removed

From sports that dear to other children are,

 

On this pale cheek has thrown

The brightness of his countenance, and made

A beauty like his own–

That, while we see it, we are half afraid,

 

And marvel, will it stay?

Or, long ere manhood, will that angel fair,

Departing some sad day,

Steal the child-smile and leave the shadow care?

 

Nay, fear not. As is given

Unto this child the father watching o’er,

His angel up in heaven

Beholds Our Father’s face for evermore.

 

And he will help him bear

His burthen, as his father helps him now:

So may he come to wear

That happy child-smile on an old man’s brow. 

 

dinah craik

Dinah Craik (20 april 1826 – 12 oktober 1887)

 

Zie voor alle zes bovenstaande schrijvers ook mijn blog van 20 april 2009.

Martinus Nijhoff, Jan Cremer, Jean Pierre Rawie, Sebastian Faulks, Jozef Deleu, Steve Erickson, Arto Paasilinna, Michel Leiris, Emmanuel Bove, Henry de Montherlant, Charles Maurras

De Nederlands dichter, toneelschrijver en essayist Martinus Nijhoff werd geboren in Den Haag op 20 april 1894. Zie ook mijn blog van 20 april 2007 en ook mijn blog van 20 april 2008.

 

Het lied der dwaze bijen

 

Een geur van hoger honing

verbitterte de bloemen,

een geur van hoger honing

verdreef ons uit de woning.

 

Die geur en een zacht zoemen

in het azuur bevrozen,

die geur en een zacht zoemen,

een steeds herhaald niet-noemen,

 

ried ons, ach roekelozen,

de tuinen op te geven,

riep ons, ach roekelozen,

naar raadselige rozen.

 

Ver van ons volk en leven

zijn wij naar avonturen

ver van ons volk en leven

jubelend voortgedreven.

 

Niemand kan van nature

zijn hartstocht onderbreken,

niemand kan van nature

in lijve de dood verduren.

 

Steeds heviger bezweken,

steeds helderder doorschenen,

steeds heviger bezweken

naar het ontwijkend teken,

 

stegen wij en verdwenen,

ontvoerd, ontlijfd, ontzworven

stegen wij en verdwenen

als glinsteringen henen. –

 

Het sneeuwt, wij zijn gestorven,

huiswaarts omlaag gedwereld,

Het sneeuwt, wij zijn gestorven,

het sneeuwt tussen de korven.

 

 

Pierrot

 

‘k Ontmoette ’s nachts een vrouw bij een lantaren,

Geverfd, als heidenen hun doden verven –

Ik zei tot haar: ‘Vrouw ik ben moe van zwerven.’

Zij lachte om mijn wit pak en mijn gebaren.

 

En ik zei weer: ‘Laten wij samen sterven,

Vrouw, mijn naam is Pierrot -‘ Ik vroeg de hare.

Wij dansten samen of we dronken waren.

En mijn stuk hart rammelde van de scherven.

 

Dit was een dans op de uiterste rand

Der steilten van verbijstring. Als een brand

Joeg waanzin door mijn lijf heen, dat ging breken –

 

Als wie een moord deed, heb ik omgekeken

En zag me alleen staan in de vale straat,

En vluchtte weg en sloeg me voor ’t gelaat.

 

 

Ineengebroken I

 

Je was zoo hard voor mij als de eenzaamheid:

Mijn hoofd lag aan je borst, en van mijn tranen

Waren je handen nat – maar wat je aan een

Kind geven moest dat bij je komt en schreit,

 

wist je niet – Moeder moest je zijn: je had

Mijn woorden in je hart moeten bewaren –

Maar wij hebben, macht’loozen die wij waren,

Elkaar in één dood brekend liefgehad.

 

En ’t wordt een witte wijdheid, dit vreemd sterven,

Een sneeuwlandschap van rust, waar wij voortaan,

Twee zwevers eindelijk vermoeid van zwerven,

Elkaar omhelzen en nooit op weer staan:

 

Twee monden, samen tot één bloem van bloed,

En één lied dat de dood zingt, en voorgoed –

 

Nijhoff

Martinus Nijhoff (20 april 1894 – 26 januari 1953)

 

De Nederlands schrijver en beeldend kunstenaar Jan Cremer werd geboren in Enschede op 20 april 1940. Zie ook mijn blog van 20 april 2007 en ook mijn blog van 20 april 2008.

 

JanCremerTulpenII

Jan Cremer, Tulpen II

 

Uit: De Hunnen

 

‘Ik stond aan de poort en trok de soldaat aan zijn mouw zodra hij buiten het gehoor van de schildwacht was. ‘Fukkie, fukkie?’ vroeg ik, fluisterend. Fronsend keek de grote neger mij aan en rukte zich los. Ik liep met hem mee, aarzelde en trok weer aan zijn mouw. Ik was toch een beetje bang voor negers. De eerste keer dat ik een neger zag keek ik mijn ogen uit. Er waren geen zwarten in de fabrieksstad. Negersoldaten vraten kleine kinderen op, met huid en haar, vooral Duitse of Duitssprekende kinderen en rauw… De soldaat bleef staan en keek de straat rond. Hij schudde zijn hoofd, keek mij grijnzend aan en begon hard te lachen. ‘How much’ zei hij, ‘and where?’ Ik lachte terug, liet mijn tanden zien. ‘You look you like’, zei ik mijn lesje op, ‘Ten gulden’.’

 

cremer

Jan Cremer (Enschede, 20 april 1940)

 

De Nederlandse dichter en vertaler Jean Pierre Rawie werd geboren op 20 april 1951 in Scheveningen. Zie ook mijn blog van 20 april 2007 en ook mijn blog van 20 april 2008.

 

Kleine Liefdesverklaring

 

Ik ben al bijna dood, en ik

zal nooit aan mensen wennen;

zo meen ik ook geen ogenblik

je werkelijk te kennen,

 

maar soms, tezamen in het huis

en in één bed tezamen,

met het behoedzame geruis

van regen langs de ramen,

 

heb ik wel eens een kort moment

gedacht dat ik doorgrondde

hoe ondoorgrondelijk je bent,

en dat al veel gevonden.

 

 

De poezen

 

De poezen liggen zoet- en moegestoeid

tegen elkaars vervloeide zachtheid aan,

en de abstractie van uw voortbestaan

laat ze betrekkelijk ongemoeid.

 

Maar mij – ik heb al vaker dwaas gedaan

en ben de ergste dwaasheden ontgroeid;

al hebt u mij ten dode toe vermoeid,

ik ben te moe om dood te gaan.

 

Ik leef van ondergang tot ondergang;

alsof ik niet weer alles had verspeeld

streel ik de poezen die u hebt gestreeld.

 

Er zijn hun heel wat levens toebedeeld,

maar verder toont het beeld geen samenhang:

mijn leven duurt levens te lang.

 

Rawie

Jean Pierre Rawie (Scheveningen, 20 april 1951)

 

De Britse schrijver en journalist Sebastian Faulks werd geboren op 20 april 1953 in Newbury. Hij studeerde literatuur en geschiedenis aan het Emmanuel College in Cambridge en doceerde vanaf 1975 aan de International School of London Engels en frans. In 1979 ging hij bij de Daily Telegraph werken. In 1986 werd hij feuiietonredacteur bij de Independent. Vanaf 1991 is hij zelfstandig schrijver. Hij debuteerde in 1984 met A Trick of the Light.

 

Uit: Charlotte Gray

 

„Peter Gregory kicked the door of the dispersal hut closed behind him with the heel of his boot. He sensed the iciness of the air outside but was too well wrapped to feel it on his skin. He looked up and saw a big moon hanging still, while ragged clouds flew past and broke up like smoke in the darkness. He began to waddle across the grass, each step won from the limits of movement permitted by the parachute that hung down behind as he bucked and tossed his way forward. He heard the clank of the corporal fitter’s bicycle where it juddered over the ground to his right. The chain needed oiling, he noted; the man was in the wrong gear and a metal mudguard was catching on the tyre with a rhythmic slur as the wheel turned.

He could see the bulk of his plane ahead, large in the night, with the three-bladed propeller stopped at a poised diagonal, the convex sweep of the upper fuselage looking sleeker in the darkness than by day. The fitter dropped his bicycle to the ground. He made his way over in the light of a feeble torch which he gripped between his teeth as he helped, with both hands braced against his parachute, to push Gregory up onto the wing. Then he clambered up himself as Gregory hoisted a leg over the side of the cockpit and slithered down inside.“

 

Faulks

Sebastian Faulks (Newbury, 20 april 1953)

 

De Vlaamse dichter en schrijver Jozef Hugo Maria Deleu werd geboren in Roeselare op 20 april 1937. Zie ook mijn blog van 20 april 2007 en ook mijn blog van 20 april 2008.

 

Omarming

 

We groeien tot gebaar,
worden ledematen van mekaar.

 

Ons denken wordt geladen
tot gemeenzaam staande slapen.

 

Wij zijn schaduw van mekaar,
maar ook spiegel vol gevaar.

 

 

Nooit zag ik eerder

 

Nooit zag ik eerder

zo de tijd bewegen

 

de eerste krokus

in het gazon

 

de versgewitte tuinstoel

bij de tafel

 

rijk gevuld

met appeltaart

 

reeds van de herfst

 

deleu

Jozef Deleu (Roeselare, 20 april 1937)

 

De Amerikaanse schrijver, essayist en criticus Steven Michael Erickson werd geboren op 20 april 1950 in Los Angeles. Zie ook mijn blog van 20 april 2007 en ook mijn blog van 20 april 2008.

 

Uit: Our Ecstatic Days

 

„Sometimes I’m paralyzed

by my love for him. He calls me from his bed in the middle of the night and, you know, I can’t resist. It’s the way he calls, not sleepy or frightened or crying, but determined and aware and awake….

Mama?

and I can hear the question mark so insistent it isn’t a question…it would break my heart not to answer.

In my heart he opens the door to this vast terrain of fear. It’s a fear stretching out beyond these young years of mine when mortality is supposed to be so inconceivable. How have mothers down through the ages survived their love for their kids? The thought of his mortality is abysmal to me….

One afternoon we were at the fair down by the lakeside, and a vendor had in captivity one of the owls that have invaded the city ever since the lake first appeared three years ago. She was explaining to some other mom’s kid how, far up in the sky, the owl can hear a human heartbeat, and even at that very minute I thought to myself this owl could hear Kirk’s little heart as I stood there holding him in my arms. Could it hear his heart when he was still inside me th
ree years ago? Was that my first betrayal of my boy — his birth, exposing him to the peril of owls that hear heartbeats? Every night I wait for the sun to set before writing this, there it goes now, slipping down
behind the San Vicente Bridge that

crosses the lake to the northwest, I see it from my window…sun goes down, sky goes dark, lake goes black, and owls swoop across the rising moon like leaves blown loose from some phantasmagoric tree twisting up out of the ground …”

Erickson

Steve Erickson (Los Angeles, 20 april 1950)

 

De Finse schrijver Arto Paasilinna werd geboren op 20 april 1942 in Kittilä in Lapland. Zie ook  Zie ook mijn blog van 20 april 2007 en ook mijn blog van 20 april 2008.

 

Uit: Ein Elefant im Mückenland (Vertaald door Regine Pirschel)

 

“Ein Elefant wird mit dem Rüssel voran geboren. Genau so gelangte auch das kleine Elefantenmädchen Emilia im Februar gesund und munter auf die Welt. Es geschah um Mitternacht, im warmen Elefantenstall des Suomi-Zirkus in Kerava. Tierpflegerin Lucia Lucander, alias Sanna Tarkiainen, hatte sich seit dem Abend bereitgehalten, um bei der Geburt zu helfen. Lucia war erst zwanzig, eine sportliche junge Frau, die aus Lemi in Süd-Karjala stammte.

Schon als Schulmädchen war sie über einen Ferienjob zum Suomi-Zirkus gekommen und einige Jahre später als feste Mitarbeiterin verpflichtet worden. Sie träumte davon, einmal Zirkusprimadonna zu werden, obwohl sie auch die Tiere wirklich gern hatte.

Lucia hatte warme Decken besorgt, und der Wasserschlauch lag in Reichweite. Die gewaltige Elefantendame Pepita hatte ihr Kleines zweiundzwanzig Monate lang getragen, mehr als doppelt so lange, wie es eine Menschenmutter tut. Pepita hatte in der Zeit mehrere hundert Kilo zugenommen, und ihre Zitzen waren während der beiden letzten Monate v ielversprechend angeschwollen. Alles stand zum Besten, und als es auf Mitternacht zuging, begannen die Wehen.

Der Geburtsvorgang dauerte drei Stunden, und im Ergebnis plumpste ein kleiner Elefant aus dem Mutterleib.”

 

Arto_Paasilinna

Arto Paasilinna (Kittilä, 20 april 1942)

 

 

De Franse dichter, schrijver  en etholoog Michel Leiris werd geboren in Parijs op 20 april 1901. Hij schreef o.a. essays (Le sacré dans la vie quotidienne, 1938) en een reeks autobiografieën (onder de verzameltitel La règle du jeu, 1948-1976). Hij had met zijn werk grote invloed op o.a. Michel Butor en Levi Strauss.

 

Uit : Échanges et correspondances

 

« Leiris à Bataille

Kita (Soudan français), [jeudi] 22 juillet 1931] (p.99)

Cher Georges, Ta lettre m’arrive ce matin. Les nègres et les blancs ont au moins ce point commun : ils mènent tous de tristes existences. Et je ne vois pas ce que peut signifier une quelconque agitation, en dehors du plaisir même de cette agitation. Je suis parti très dégoûté et je reste très dégoûté, car on ne voyage vraiment que tout seul. Mais tout me paraît préférable à la vie que n’importe lequel d’entre nous est forcé de mener en ce moment en France. Crois à toute mon amitié – malgré ce ” beaucoup de choses ” auquel tu me dis avoir été sensible – et sois certain qu’il n’y a pas d’autre mobile à toutes mes actions qu’une lutte terrible contre l’ennui. Par la méthode de Gribouille, d’ailleurs, comme, par exemple, quend je remplace un spleen d’esthète citadin par le cafard colonial ? Je vous remercie Sylvia et toi d’avoir été gentils avec Zette après mon départ, ainsi qu’elle me l’a écrit : l’affection qu’on lui témoigne est ce qui me touche le plus en ce moment. D’ici quelque vingt ans nous serons sans doute tous les deux définitivement crevés. Je te la souhaite bonne et heureuse ! Michel.”

 

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Michel Leiris (20 april 1901 – 30 september 1990)

 

De Franse schrijver Emmanuel Bove (eig. Emmanuel Bobovnikoff) werd geboren op 20 april 1898 in Parijs. Naast zijn werk als schrijver moest hij via allerlei baantjes in zijn levensonderhoud voorzien. Hij begon met populaire romans die hij publiceerde onder de naam Jean Vallois. In 1923 werd een van zijn novellen opgemerkt door Colette. Daarop volgde in 1924 de uitgave van Mes Amies, dat onmiddellijk een succes werd. Hij bleef tot aan WO II regelmatig publiceren. Hij gunde ons in zijn werk een blik achter de schermen van het Franse burgerdom. Bove raaktena zijn dood wat in de vergetelheid. In de jaren zeventig werd zijn werk opnieuw ontdekt. Tegenwoordig geldt hij als een klassieker uit de moderne Franse literatuur.

 

Uit: Cœurs et visages

 

André Poitou ne se hâtait pas. Cet instant de solitude précédant un hourvari comme jamais il n’en avait connu lui semblait délicieux. Tout contribuait d’ailleurs à entretenir sa joie. La proximité du jour de l’an unissait le monde de la rue. Les voitures circulaient comme en une immense figuration sur les côtés de laquelle il n’y eût point eu d’espace désert. En criant les journaux, les camelots avaient une intonation inhabituelle. Ce n’était plus des camelots misérables, souffrant du froid ou de la faim, mais des camelots semblables aux déménageurs, aux charbonniers, aux sergents de ville que les enfants rêvent de devenir.

Bien qu’il ne fût pas en retard, André Poitou se contraignit à ne pas presser le pas. Mais il avait beau se persuader que peu nombreux devaient être encore les convives, il lui apparaissait, parfois, qu’ils étaient tous arrivés, qu’ils s’étonnaient de son absence, que certains même étaient déjà partis à sa recherche. Il tirait alors sa montre avec inquiétude et les aiguilles, sans force sur huit heures moins vingt, le rassuraient aussi rapidement qu’il s’était ému un instant auparavant.

Cela avait été sur une liste du ministère du Commerce que le nom de M. André Poitou avait figuré et même, pour être plus précis, le lendemain de la publication de cette liste, au côté de deux autres noms qui, comme le sien, avaient été omis.“

 

bove

Emmanuel Bove (20 april 1898 – 13 juli 1945)

 

RectificatieDe Franse schrijver Henry de Montherlant werd geboren op 20 (en niet op 21) april 1896 in Parijs. Zie ook mijn blog van 21 april 2007 en ook mijn blog van 21 april 2008.

 

Uit: Les Olympiques

 

« J’ai rencontré dans les stades féminins quelques jeunes filles, extrêmes fleurs de ces familles de noblesse bretonne où se perpétue depuis des siècles un esprit d’indépendance et de fronde. Ces filles faisaient de l’athlétisme comme leurs frères de la politique de gauche. Elles jetaient dans ce qui était pour elles une infraction toutes les richesses, toutes les âcretés d’un vieux sang.

Quand je connus Melle de Plémeur, elle était la gloire de son club : championne du « Trois cents mètres », et imbattable alors en France sur ce parcours. D’ailleurs profondément artiste du sport, inégale, fantasque, prompte au découragement comme à la griserie, et si excentrique de manières que, n’eût été sa valeur, on l’eût écartée du club comme « impossible ».

Elle avait vingt-quatre ans : c’est l’arrière saison pour une jeune fille. Ses belles formes si longues passaient assez inaperçues, par manque peut-être d’un certain piquant qui tient lieu de tout à nos Français ; peut-être surtout parce qu’elle s’habillait en chien savant. De visage, elle ne valait pas d’être regardée (mais qu’un visage est pauvre auprès d’un corps !). L’acte athlétique la transfigurait. Elle s’y échappait dans une humanité accomplie.

Son frère était spahi en Afrique, après s’être fait prendre un jour dans une mauvaise histoire, quand le vieu
x M. de Plémeur vint sangloter chez le commissaire, qui laissa sur le banc des souteneurs cette proie à particule ; et les agents se retournaient pour ricaner : pensez donc, un vicomte ! Elle, nous savions vaguement qu’elle avait, par coup de tête, par excès d’ennui, quitté le hobereau qui noyait sous l’alcool, au fond d’un manoir crasseux près de Morlaix, l’angoisse de reconnaître peu à peu qu’on devient pauvre.”

 

Montherlant

Henry de Montherlant (20 april 1896 – 21 september 1972)

 

De Franse schrijver Charles Maurras werd geboren op 20 april 1868 in Martigues. In 1880 verloor hij door ziekte verregaand zijn gehoor. In de jaren negentig van de 19e eeuw vestigde hij zich in Parijs en schreef hij klassieke gedichten, artikelen en filosofische verhalen. Als hoofdvertegenwoordiger van het neoroyalisme was Maurras bekend wegens zijn extreem antidemocratische en antisemitische opvattingen. In 1898 richtte hij samen met Maurice Barrès e.a. de Action Française op die ook een gelijknamig tijdschrift op. Wegens zijn atheïsme verbood de katholieke kerk in 1926 zijn boeken. Wegens zijn steun aan het Vichy-regime werd hij in 1945 tot levenslang veroordeeld, maar in 1948 werd hem genade verleend en kwam hij weer vrij.

 

Uit : La Statue de Rimbaud

 

Ce retour couronna, de son filet d’ombre tragique, la légende déjà acceptée et en cours. Par une coïncidence qui semblera mystérieuse, les journaux se mettaient à parler de Rimbaud au moment de son retour. Deux éditeurs le réimprimaient. Ce bruit de presse qui l’accueillit dès Marseille ne le grisa point ; depuis longtemps il n’était plus homme de lettres. Était-il autre chose ? Il avait dû rêver au seuil de l’Orient les destinées de Bonaparte ou de Soliman pacha. Il ne fit pas grande fortune. II ne vint pas goûter à Paris la douce et brutale retraite dont il s’était forgé une félicité. Ayant connu tant de passions, tant de pays, et vécu tant de vies diverses, ayant collaboré à toutes sortes d’œuvres, il n’a finalement rien fait que jeter Paul Verlaine dans la voie des dernières extrémités romantiques et précipiter les pratiques de décadence littéraire dont Hugo, Gautier, Baudelaire avaient donné la théorie. Au demeurant, le deuil d’un très beau génie avorté ! Il ne nous laisse rien de plus.

Il nous laissait, à la vérité, une manière de roman ou de conte arabe (un nouveau Simbad le Marin, l’Ulysse musulman), les récits oraux et écrits qui ont couru de sa vie. Mais la piété des siens a trouvé ces légendes fort scandaleuses. On les a poursuivies avec un zèle aussi ardent que méthodique.“

 

maurras1

Charles Maurras (20 april 1868 – 16 november 1952)

Zie voor nog meer schrijvers van de 20e april ook mijn vorige blog van vandaag.

 

Charlotte Brontë, Henry de Montherlant, Patrick Rambaud, Jamie McKendrick

De Britse schrijfster Charlotte Brontë werd geboren in Thornton op 21 april 1816. Zie ook mijn blog van 21 april 2007.

Uit: The Professor

“The other day, in looking over my papers, I found in my copy of a letter, sent by me a year since to an old school acquaintance: —

‘Dear Charles, — I think when you and I were at Eton together, we were neither of us what could be called popular characters. You were a sarcastic, observant, shrewd, cold-blooded creature. My own portrait I will not attempt to draw, but I cannot recollect that it was a strikingly attractive one; can you? What animal magnetism drew thee and me together I know not; certainly I never experienced anything of the Pylades and Orestes sentiment for you, and I have reason to believe that you, on your part, were equally free from all romantic regard to me. Still, out of school hours, we walked and talked continually together. When the theme of conversation was our companions or our masters, we understood each other, and when I recurred to some sentiment of affection, some vague love of an excellent or beautiful object, whether in animate or inanimate nature, your sardonic coldness did not move me. I felt myself superior to that check then as I do now.

‘It is a long time since I wrote to you, and a still longer time since I saw you. Chancing to take up a newspaper of your county the other day, my eye fell upon your name. I began to think of old times, to run over the events which have transpired since we separated, and I sat down and commenced this letter. What you have been doing I know not; but you shall hear, if you choose to listen, how the world has wagged with me.

‘First, after leaving Eton, I had an interview with my maternal uncles, Lord Tynedale and the Hon. John Seacombe. They asked me if I would enter the Church, and my uncle the nobleman offered me the living of Seacombe, which is in his gift, if I would; then my other uncle, Mr. Seacombe, hinted that when I became rector of Seacombe-cum-Scaife, I might perhaps be allowed to take, as mistress of my house and head of my parish, one of my six cousins, his daughters, all of whom I greatly dislike.”

 

Bronte

Charlotte Brontë (21 april 1816 – 31 maart 1855)

 

De Franse schrijver Henry de Montherlant werd geboren op 21 april 1896 in Parijs. Zie ook mijn blog van 21 april 2007.

Uit:  Les Olympiques

 “…“Eh là ! le voila dans les cordes, et le sang sur le corps frais lavé,
et les cordes longtemps frissonnantes alors que lui déjà s’est relevé,
Le moindre petit calicot prendrait place au milieu des Vivants
par la seule, sainte et splendide soudaine apparition de son sang.
D’une seconde à l’autre, très distincte, j’ai l’impression d’une bataille perdue.
Qu’a-t-il ? Au lieu de répondre, il remonte sa culotte avec ses mains pattues.
Il rarrange stupidement ses cheveux (le geste type du “novice amateur”).
Il jette un coup d’œil plein d’angoisse dans la direction du gong libérateur.
Et sa garde ? Il se couvre ! Et ses grands bras stupides qui fauchent !
Bien ! Au bout de trois rounds, il s’aperçoit enfin qu’il a un gauche !
Encore, ton gauche ! Encore ton gauche ! Ah ! malheur ! l’in-fighting le secoue !
Et pourtant tout cela sans que le rouge une fois mont
e à ses joues.
Il sourit. Comme, dans les tirs forains, le zouave sonne un petit air si on le touche
à chaque fois qu’il est bien touché un pauvre sourire crispe sa bouche
Il vague avec des bras tendus, tel un homme à demi endormi,
il s’appuie contre celui qui le frappe comme sur l’épaule de son meilleur ami.
D’un regard douloureux vers l’arbitre, il implore qu’on fasse cesser ça,
mais moi, si j’étais l’arbitre, je sais bien que je n’arrêterais pas le combat…”

 

montherlant

Henry de Montherlant (21 april 1896 – 21 september 1972)

 

De Franse schrijver Patrick Rambaud werd geboren op 21 april 1946 in Parijs. Zie ook mijn blog van 21 april 2007.

Uit Il neigeait

Le capitaine d’Herbigny se sentait ridicule. Enveloppé dans un manteau clair dont le rabat flottait sur les épaules, on devinait un dragon de la Garde au casque enturbanné de veau marin, crinière noire sur cimier de cuivre, mais à califourchon sur un cheval nain qu’il avait acheté en Lituanie, ce grand gaillard devait régler les étriers trop courts pour que les semelles de ses bottes ne raclent pas le sol, alors ses genoux remontaient, il grognait : « A quoi j’ressemble, crédieu ! de quoi j’ai l’air ? » Le capitaine regrettait sa jument et sa main droite. La main avait été percée par la flèche envenimée d’un cavalier bachkir, pendant une escarmouche ; le chirurgien l’avait coupée, il avait arrêté le sang avec du coton de bouleau puisqu’on manquait de charpie, pansé avec du papier d’archives à défaut de linge. Sa jument, elle, avait gonflé à force de manger du seigle vert trempé de pluie ; la pauvre s’était mise à trembler, elle tenait à peine debout ; quand elle trébucha dans une ravine, d’Herbigny s’était résigné à l’abattre d’une balle de pistolet dans l’oreille (il en avait pleuré).
Son domestique Paulin boitillait derrière en soupirant, l’habit noir rapiécé avec du cuir, le chapeau bas de forme, un sac de toile en bandoulière rempli de grains ramassés ; il traînait par une ficelle un baudet chargé du portemanteau. Nos deux bonshommes n’étaient pas seuls à râler contre une mauvaise fortune. La nouvelle route de Smolensk où ils avançaient au pas, bordée d’une double rangée d’arbres géants qui ressemblaient à des saules, traversait des plaines de sable. Elle était si large que dix calèches pouvaient y rouler de front, mais ce lundi de septembre, gris et froid, la brume se levait sur l’encombrement des équipages qui suivaient la Garde et l’armée de Davout. C’étaient des milliers de fourgons, une pagaille de voitures pour emmener les bagages, des carrioles d’ambulances, les roulottes des maçons, des cordonniers, des tailleurs ; ils avaient des moulins à bras, des forges, des outils ; au bout de leurs manches en bois, quelques lames de faux dépassaient d’un fardier. Les plus fourbus, travaillés par la fièvre, se laissaient porter, assis sur les caissons attelés de chevaux maigres. Plusieurs chiens à poil ras se coursaient et voulaient se mordre. Des soldats de toutes les armes escortaient cette cohue. On marchait vers Moscou. On marchait depuis trois mois.”

 

Rambaud

Patrick Rambaud (Parijs, 21 april 1946)

 

 

Onafhankelijk van geboortedagen

De Engelse dichter en vertaler Jamie McKendrick werd geboren in 1955 in Liverpool. Zie ook mijn blog van 21 april 2007.

 

Apotheosis

 

His bonce high-domed like a skep, the bee-man
holds forth on how to pick a bee up by its wings
which are strong enough — it stands to reason —
to bear the weight without harm to their hinges.
As though he were a banjo-player and the bee’s wings
were a two-ply, fine abalone plectrum,
he demonstrates with a bumblebee on the windowframe
the exact grip between forefinger and thumb

 

but slips on the waxed oak floor, his arm outstretched,
neither tightening nor, regardless of his own fate,
loosening his hold on the bee one micro-notch.
I try to break his fall but move too late
for, with a dry hum, he streaks off out of reach
through the open window, still holding forth the bee.

 

 

 

Een versteende dierentuin

 

De hartstocht van de eerste fossielenjagers
maakte die expedities tot een feest –
ik hunkerde als een beeldhouwer naar de klank van de beitel,
vorm bevrijd uit zijn occulte windsels.

 

Carrara’s alpen van marmer haalden het niet bij
de kalksteengroeven van Wenlock Edge
qua mogelijke buit. Als nietige jutters in het zog
van de enorme graafmachines plunderden wij
de grafkamers van het Siluur,

 

bestormden wij de vroege levensvormen in hun laatste veste
en laadden wij er de kofferbak van je Corsair mee vol: de wimpel
van een wuivende varen, trilobieten die nergens
snel heenzwemmen in een vaste oceaan, gekliefd en verpulverd

 

door de bulk-excavateurs. Eens stootte ik
op een ammoniet als de gekrulde hoorn van een reuzenram
zo diep in het gesteente ingebed dat mijn beitel
niet meer vermocht dan een mussensnaveltje.

 

Niemand geloofde mijn gespreide armen. De volgende dag
was zijn rustplaats weggeschraapt en afgevoerd
– mijn droomvondst zou tot caustisch stof vermalen worden
en dan gewogen op het kalkbord van een stukadoor.

 

Vertaald door Ko Koomen

mckendrick

Jamie McKendrick (Liverpool, 1955)

Charlotte Brontë, Henry de Montherlant, Patrick Rambaud, Jamie McKendrick

De Britse schrijfster Charlotte Brontë werd geboren in Thornton op 21 april 1816. Ze had twee zussen die ook beroemde schrijfsters waren: Anne en Emily. Ook had ze een broer, Branwell, die verslaafd was aan drank en drugs. Hun vader Patrick was een Ierse predikant. Charlotte schreef onder het pseudoniem Currer Bell. In 1831 volgde zij lessen in Roe Head en was twee keer voor korte tijd gouvernante. In 1842 ging zij met haar zus Emily, met wie zij een privéschool wilde opzetten, naar het pensionaat Heger te Brussel, waar zij verliefd werd op de directeur. Veel van haar ervaringen verwerkte zij in haar romans, met name in het beroemd geworden Jane Eyre (1847). Een jaar voor zij overleed trouwde ze met de hulppredikant van haar vader, Arthur Bell Nichols.

Uit: Jane Eyre

“There was no possibility of taking a walk that day. We had been wandering, indeed, in the leafless shrubbery an hour in the morning; but since dinner (Mrs. Reed, when there was no company, dined early) the cold winter wind had brought with it clouds so sombre, and a rain so penetrating, that further out-door exercise was now out of the question.
I was glad of it: I never liked long walks, especially on chilly afternoons: dreadful to me was the coming home in the raw twilight, with nipped fingers and toes, and a heart saddened by the chidings of Bessie, the nurse, and humbled by the consciousness of my physical inferiority to Eliza, John, and Georgiana Reed.
The said Eliza, John, and Georgiana were now clustered round their mama in the drawing-room: she lay reclined on a sofa by the fireside, and with her darlings about her (for the time neither quarrelling nor crying) looked perfectly happy. Me, she had dispensed from joining the group; saying, “She regretted to be under the necessity of keeping me at a distance; but that until she heard from Bessie, and could discover by her own observation, that I was endeavouring in good earnest to acquire a more sociable and childlike disposition, a more attractive and sprightly manner– something lighter, franker, more natural, as it were–she really must exclude me from privileges intended only for contented, happy, little children.”
“What does Bessie say I have done?” I asked.
“Jane, I don’t like cavillers or questioners; besides, there is something truly forbidding in a child taking up her elders in that manner. Be seated somewhere; and until you can speak pleasantly, remain silent.”

Charlotte_Bronte

Charlotte Brontë (21 april 1816 – 31 maart 1855)

 

De Franse schrijver Henry de Montherlant werd geboren op 21 april 1896 in Parijs. Tot zijn vroege successen horen werken als Les jeunes filles en Les célibataires. In die tijd maakte hij verwschillende reizen: Spanje, Italië en Algerije. Na WO II schreef hij veel voor het toneel. De Montherlant publiceerde Le solstice de Juin in 1941, een essay waarin hij zijn bewondering verwoordde voor het Duitse leger en stelde dat Frankrijk terecht verslagen was. De Montherlant verzeeg zijn liefde voor jongens gedurende het grootste deel van zijn leven. In 1912 was hij van een prestigieuze school gestuurd vanwege een relatie met een jongere leerling. Zijn roman Les garçons (1969) en zijn correspondentie met Roger Peyrefitte (schrijver van Les amitiés particulières (1943) getuigen wel van deze kant van hem. Tussen 1960 en 1972 was De Montherlant lid van de Académie française.

Uit: Mademoiselle De Plemeur

“Son frère était spahi en Afrique, après s’être fait prendre un jour dans une mauvaise histoire, quand le vieux M. de Plémeur vint sangloter chez le commissaire, qui laissa sur le banc des souteneurs cette proie à particule ; et les agents se retournaient pour ricaner : pensez donc, un vicomte ! Elle, nous savions vaguement qu’elle avait, par coup de tête, par excès d’ennui, quitté le hobereau qui noyait sous l’alcool, au fond d’un manoir crasseux près de Morlaix, l’angoisse de reconnaître peu à peu qu’on devient pauvre. Elle avait horreur du « monde » et vivait dans une petite pension, rabattant sur le domaine paternel, à ce qu’on disait, tous ceux qui se ventrent avec les maisons qui déclinent. Et parfois, quand le jeu cessait de mettre sur sa face un beau masque de ménade-vierge, j’avais cru y lire cette tristesse, croisée chaque jour dans la rue, et chaque jour avec une même pitié : « Il est possible que je ne me marie pas. »

Me trompé-je ? Mais le sport, comme la religion, est quelquefois un dérivatif. J’ai vu des garçons et des jeunes filles comprend
re la victoire de leur corps comme un moyen de se redonner confiance, de balancer quelque impuissance ou quelque échec de la vie quotidienne : timidité, déboires, humiliation sociale. Nouvelle idole et nouvelle illusion.

Un jour, Melle de Plémeur, à la surprise de tous, se fit largement battre dans son trois cents mètres, par manque de « pointe » finale. Elle accepta la défaite avec cette loyauté sportive si méritoire dans un génie féminin. Mais, sans avoir dit au revoir à quiconque, elle cessa de venir au stade, ne donna plus de ses nouvelles, et ce fut, par hasard que nous apprîmes, après quelque temps, qu’elle était retournée à Morlaix. »

MONTHERLANT

Henry de Montherlant (21 april 1896 – 21 september 1972)

 

De Franse schrijver Patrick Rambaud werd geboren op 21 april 1946 in Parijs. Rambaud werkte eerst als filmcriticus. Hij was medeoprichter van het tijdschrift Actuel en schreef draaiboeken en toneelstukken. Ook schreef hij een trilogie over de napoleontische tijd. In 1997 kreeg hij voor zijn roman la Bataille de Prix Goncourt en de romanprijs van de Académie française. In 2000 verscheen het tweede deel van de trilogie, Il neigeait, en in 2003 deel drie, l’Absent.

Uit: L’ Absent

« Octave remplaça le mameluck Roustam devant la porte de l’Empereur. Il était allongé sur le lit de sangle quand il entendit appeler, il sursauta, se leva d’un bond, prit un flambeau et entra sans cérémonie dans la chambre. Napoléon était renfoncé dans ses oreillers. Son lit, sur l’estrade de velours et sous un dais, à la lumière basse de la lampe de nuit, on aurait dit un catafalque, mais le gisant murmurait :
– Monsieur Sénécal, je vais me lever.
En posant son flambeau sur un meuble, Octave nota qu’il était quatre heures du matin à la pen-dule. Il apporta des pantoufles, aida à enfiler la robe de chambre damassée, ranima le feu moribond, replaça sur leurs cheneaux les bûches cassées par les flammes, puis, à quatre pattes, souffla sur les braises.
– Allez me chercher du papier.
Octave retourna dans l’antichambre. Du papier ? Où donc ? Il bouscula un des aides de camp qui d’une voix pâteuse lui indiqua, dans le cabinet de travail voisin, le secrétaire où l’on rangeait le nécessaire à écrire, il y alla, trouva, prit une liasse, repartit dans la chambre. Napoléon était assis dans une causeuse, près de la cheminée où des flammèches léchaient le bois. Octave approcha un guéridon, disposa les feuilles et de quoi écrire. L’Empereur avait les yeux dans le vague. Octave lanternait, bras ballants, il espérait une directive qui ne venait pas, alors il vérifia d’un coup d’œil circulaire que tout était en ordre, mais non, Monsieur Hubert, qui l’avait précédé dans son service, avait oublié de poser le sucrier sur la commode, à côté de la carafe d’eau. Octave ne dit rien. Il sortit à reculons, lentement, et regagna son antichambre, mais il ne ferma pas la porte complètement pour guetter l’Empereur par cette mince ouverture. Eclairé par le foyer qui dessinait sur le mur, derrière lui, une ombre géante et tremblée, Napoléon plongeait une plume dans son encrier de cristal ; il grattait le papier avec frénésie, puis il déchira la feuille, froissa les morceaux et les lança en boule dans le feu ; il recommença, déchira, brûla, et une troisième fois encore avant de se redresser, le souffle rauque. Octave ne l’avait plus dans son champ de vision mais il écoutait, parce que le plancher craquait et que les pas étaient lourds et lents. Il y eut ensuite un bruit d’eau qui coule ; il devait remplir un verre. Il y eut aussi un son plus métallique, celui de la petite cuiller remuant le sucre. Quel sucre ?”

RAMBAUD

Patrick Rambaud (Parijs, 21 april 1946

 

Er is ruimte voor een recente ontdekking, onafhankelijk van geboortedagen.

 

De Engelse dichter Jamie McKendrick werd geboren in 1955 in Liverpool. Hij publiceerde vijf dichtbundels. Voor zijn bundel, The Marble Fly, kreeg hij de Forward Prize, de grootste prijs voor poëzie in Engeland, die jaarlijks wordt uitgereikt. Ook werd deze bundel uitgeroepen tot Whitbread Book of the Year 1997. Ink Stone (2003) werd zowel voor de T.S. Eliot Prize als voor de Whitbread Poetry Award genomineerd. McKendrick wordt algemeen beschouwd als een van de meest opmerkelijke jonge Engelse dichters. Hij gaf les in Italië en vertaalt poëzie uit het Italiaans. In zijn poëzie zijn veel verwijzingen terug te vinden naar de overblijfselen van het Romeinse rijk en naar de Romeinse mythen en sagen.

 

Oil and Blood

 

Sleep on my chosen one it’s only me
intent as a Madagascan sloth that moves
through the tall twilight of mahogany,
padding down the wall towards your pillowcase
and the hollows of your neck I ache for.
Lifting one knee, you shape a linen vault
that frees the scent of nard and nightflowers.
Does my dark disturb you, sweetheart, do you dream
of the rooftree burdened by a roost of bats,
your outline inscaped by their squeaky jargon?

 

Within a tongue’s length of your ear lobe,
I could consume whole nights in this vestibule
of paradise if waiting weren’t such hell
or if Van Helsing, that bony eunuch,
weren’t striding upstairs with his cricket bag
full of sharpened stumps and oil of garlic,
the paraphernalia of intolerance.
Let him come. Rather than leave you be
I’d have the sun impale me and the breeze distress
my mouldy flavoured, still enamoured dust.

 

MCKENDRICK

Jamie McKendrick (Liverpool, 1955)