Guido Gezelle, Johano Strasser, Yasmina Reza, Joseph Heller, Yánnis Rítsos, Antal Szerb, Ignazio Silone, Aleksander Wat, Reinier van Genderen Stort

De Vlaamse dichter Guido Gezelle werd geboren in Brugge op 1 mei 1830. Zie ook alle tags voor Guido Gezelle op dit blog.

 

Hoort ’t is de wind

Hoort, ’t is de wind, ’t is de wind, ’t is de wind, en
   zoekende zucht hij om ruste te vinden,
   overal rond, en en vindt geene, nooit:
   of hij de daken van d’huizen verstrooit,
of hij de vliegende blâren doet ruischen,
of hij de boomen daarboven doet buischen
   of hij de torren hun toppen afwaait,
   of hij de malende meulenen draait,
of hij de zee in de wolken doet botsen
of hij ze slaat op heur zuchtende rotsen,
   of hij de schepen daarbinnen begraaft,
   of hij door schuimbekkend zeewater draaft:
nimmer en vindt hij, de wind, ’t is de wind en
nimmer en zal hij geen ruste meer vinden,
   nimmer en rustt’ hij maar eenen keer: ‘Stil!’
   sprak Hij, die immer in ruste is, ‘Ik wil!’
   sprak Hij, die alles in roer zetten kan:
   ‘Stil!’ en hij rustte . . . en hij rustte nochtan!

 

Duiven

Klap-klap-klap,
m’n dertien duiven
slaan hun vlerken, de ene op de aâr;
klap-klap-klap,
en henenschuiven
doen ze, van mijn dak mij daar.

Klap-klap-klap,
ze spelevaren,
rinkelroeiende, altemaal;
klap-klap-klap,
van harentaren,
ommenton, in énen haal.

Klap-klap-klap,
zij zijn daar weder;
hoort ge vlug hun vlerken slaan?
klap-klap-klap,
ze vallen neder,
betende op mijn dak, voortaan.

Klap-klap-klap,
de veren stuiven,
want hun baaike, groef en fijn,
klap-klap-klap,
m’n dertien duiven
boetende, in de zonne, zijn.

 

‘k Hore tuitend’ hoornen

‘k Hore tuitend’ hoornen en
de navond is nabij
voor mij:
kinderen, blij en blonde, kom,
de navond is nabij,
kom bij:
zegene u de Alderhoogste, want
de navond is nabij,
komt bij:
‘k hore tuitend’ hoornen en
de navond is nabij,
voor mij!

 

 
Guido Gezelle (1 mei 1830 – 27 november 1899)
Portret door Aimé Van Belleghem, 1980

 

De Duitse dichter en schrijver Johano Strasser werd geboren op 1 mei 1939 in Leeuwarden. Zie ook alle tags voor Johano Strasser op dit blog.

Uit: Die schönste Zeit des Lebens

„Wofür ich mich interessiere? Ihre Stimme ist leise und eindringlich; von ihrem Sessel aus scheint sie, den Kopf leicht zur Seite gelegt, ihren Worten hinterherzuhorchen. Für alles, sagt sie dann, sagt es so heiter, als wären damit alle Fragen beantwortet, alle Probleme gelöst. Aber als er darauf lange nichts erwidert, weil er ganz damit beschäftigt ist, zu entziffern, was auf den vergilbten und abgegriffenen Buchrücken steht, vielleicht auch, weil ihn ihre Antwort erst recht ratlos gemacht hat, da fügt sie, als handelte es sich um eine eigentlich überflüssige Erläuterung, doch noch hinzu: Vor allem für die Liebe.
Er wirft den Kopf herum. Wie ein Schreck sind ihm ihre Worte in die Glieder gefahren. Sein Atem stockt, er zwingt sich, die Luft, die er in einem kurzen, erschreck-ten Atemzug eingesogen hat und die sich nun in seiner Lunge staut, ganz langsam durch den halb geöffneten Mund auszulassen. Vor allem für die Liebe … Er fühlt, wie ihm vom Hals her die Röte in die Wangen steigt. Als hätte er sich, seit sie ihm vor wenigen Minu-ten die Wohnungstür öffnete und ihm mit kleinen, tas-tenden Schritten in dieses altmodisch plüschige Wohn-zimmer voranging, in einen schüchternen Knabenzutückverwandelt.
Ein Wort wie eine Wunde, wie ein falsches Verspre-chen: Liebe… Oder wie ein kleiner Vogel mit gebrochenem Flügel. Der weiße Sand unter den Füßen fein wie Mehl, bei jedem Schritt quillt er zwischen den Zehen hindurch, das Heidekraut den Hügel hinau£ die roten Föhren, der fächelnde Wind, der Duft des Harzes … Warum schnürte ihm die Stille die Kehle zu? Der Vogel in sei-ner Hand, er spürte, wie das Meine Herz klopfte, wild und voll Angst, er sah, wie er den Kopf zur Seite legte, einen Moment lang schauten sie sich an, Auge in Auge: der kleine Vogel mit dem gebrochenen Flügel und er, der ihn hielt, ihn sicher hielt in seiner großen, wärmenden Hand. Ob sie seine Verlegenheit bemerkt hat? Er wirft einen schnellen prüfenden Blick zu ihr hinüber.“

 

 
Johano Strasser (Leeuwarden, 1 mei 1939)

 

De Franse schrijfster Yasmina Reza werd geboren op 1 mei 1960 in Parijs. Zie ook alle tags voor Yasmina Reza op dit blog.

Uit: Babylon

« Un jour, sans que rien ne l’annonce, Rémi avait mis ses bras autour du cou de Jean-Lino Manoscrivi. Ça s’est passé un dimanche à l’Hippopotamus. Ils déjeunaient tous les trois et un couple d’amis de l’atelier de jazz de Lydie. Rémi qui s’embêtait comme tous les enfants à table avait eu la permission d’aller faire des bulles sous la véranda ouverte. Jean-Lino le surveillait d’un œil quand tout à coup plus de Rémi. Jean-Lino va voir. Pas de Rémi. Il descend les marches, regarde de tous les côtés de l’avenue du Général-Leclerc. Rien. Il retourne à l’intérieur, monte à l’étage. Personne. Mamie Lydie s’affole. Jean-Lino et elle ressortent. Ils partent à droite, à gauche, tourbillonnent, retournent dans l’Hippopotamus, interrogent les serveurs, ressortent. Ils crient le nom de l’enfant, le paysage urbain est vide, ouvert à tous les vents. Les amis chanteurs sont restés à table, pétrifiés, ne touchant plus leur assiette. Non loin d’eux un couple, discrètement, leur désigne du menton une desserte à laquelle est accolé un genre de palmier en pot. La copine de Lydie finit par comprendre les signes, se lève et trouve Rémi accroupi, réjoui de sa blague, planqué derrière le bac à fleurs. Les Manoscrivi hagards reviennent. Lydie se jette pour serrer l’enfant. C’est à peine s’il n’est pas félicité pour sa réapparition. Tout rentre dans l’ordre. Jean-Lino n’a pas dit un mot. Il s’est rassis, blême et sombre. Rémi lui aussi a repris sa place. On lui propose une île flottante. Il se balance sur sa chaise en garçon satisfait et puis on ne sait pourquoi il se lève et vient entourer Jean-Lino de ses bras et poser sa tête sur ses épaules. Le cœur de Jean-Lino s’est gonflé de façon déraisonnable. Il a cru à la victoire secrète de l’amour, comme tous les amoureux éconduits que le moindre geste inopiné suffit à enfiévrer. Les mêmes gestes ne valent pas un clou, accomplis par des personnes acquises. Je pourrais en écrire là-dessus. Le type qui n’en a rien à foutre et qui un matin, par inadvertance ou perversité, t’envoie un signal imprévu, je sais ce que ça provoque. »

 
Yasmina Reza (Parijs, 1 mei 1960)

 

De Italiaanse schrijver Ignazio Silone werd geboren op 1 mei 1900 in Pescina dei Marsi. Zie ook alle tags voor Ignazio Silone op dit blog.

Uit: Fontamara (Vertaald door J.-P. Samson)

« Que personne n’aill imaginer que les Fontamarais parlent l’italien. La langue italienne est pour nous une langue qu’on apprend à l’école, tout comme on peut apprendre le latin, le français ou l’espéranto. La langue italienne, pour nous, est une langue étrangère… La langue italienne, pour accueillir et rendre nos pensées, ne peut faire autrement que de les estropier, les corrompre, leur donner l’apparence d’une traduction…
Le premier juin de l’année passée, Fontamara, pour la première fois, resta sans lumière électrique. Le 2 juin, le 3 juin, le 4 juin, Fontamara continua à rester sans lumière électrique. Il en fut de même les jours suivants, les mois suivants ; tant et si bien que Fontamara se réhabitua au régime du clair de lune. Pour passer du clair de lune à la lumière électrique, Fontamara avait mis une centaine d’années. Pour revenir de la lumière électrique au clair de lune, un soir fut suffisant.
Les jeunes ne connaissaient pas l’histoire, mais nous, les vieux, nous la connaissons. Toutes les nouveautés que les Piémontais nous ont apportées en soixante-dix ans se ramènent, en définitive à deux : la lumière électrique et les cigarettes. La lumière électrique, ils nous l’ont reprise. Les cigarettes ? Puissent-elles étouffer ceux qui les fument : pour nous, la pipe a toujours suffi.
La lumière électrique, à Fontamara, était devenue elle aussi un fait naturel, comme le clair de lune, en ce sens que personne ne la payait. Personne ne la payait depuis des mois. Et avec quoi l’aurions-nous payée ? Les derniers temps, le facteur rural n’était même plus venu distribuer l’habituelle note mensuelle portant mention des arriérés, l’habituel morceau de papier dont nous nous servions à des fins domestiques. La dernière fois que le facteur était venu, peu s’en fallut qu’il n’y laissât la peau. Un coup de fusil, en effet, manqua le laisser raide mort à la sortie du pays.”

 

 
Ignazio Silone (1 mei 1900 – 22 augustus 1978)
Scene uit de gelijknamige film uit 1980 met o.a. Michele Placido als Berardo Viola (links)

 

De Amerikaanse schrijver Joseph Heller werd geboren in New York op 1 mei 1923. Zie ook alle tags voor Joseph Heller op dit blog.

Uit: Closing Time

“On those navigational training missions in South Carolina, Appleby would find the way back for us safely with his radio compass. One black night we were lost and had no radio compass for more than an hour. There was electrical interference from storms celebrated Coney Island amusement area with its gaudy lightbulbs in the hundreds of thousands and the games and rides and food stands. Luna Park was a big and famous attraction then, and so was the Steeplechase (“Steeplechase — the Funny Place”) Park of a Mr. George C. Tilyou, who had passed away long before and of whom no one knew much. Bold on every front of Steeplechase was the unforgettable trademark, a striking, garish picture in cartoon form of the grotesque, pink, flat, grinning face of a subtly idiotic man, practically on fire with a satanic hilarity and showing, incredibly, in one artless plane, a mouth sometimes almost a city block wide and an impossible and startling number of immense teeth. The attendants wore red jackets and green jockey caps and many smelled of whiskey. Tilyon had lived on Sorf Avenue in his own private house, a substantial wooden structure with a walkway to the stoop from a short flight of stone steps that descended right to the margin of the sidewalk and appeared to be sinking. By the time I was old enough to walk past on my way to the public library, subway station, or Saturday movie matinee, his family name, which had been set in concrete on the vertical face of the lowest step, was already sloping out of kilter and submerged more than halfway into the ground. In my own neighborhood, the installation of oil burners, with the excavations into the pavement for pipes and fuel tanks, was unfailingly a neighborhood event, a sign of progress.
In those twenty more years we will all look pretty bad in the newspaper pictures and television clips, kind of strange, like people in a different world, ancient and doddering, balding, seeming perhaps a little bit idiotic, shrunken, with toothless smiles in collapsed, wrinkled cheeks. People I know are already dying and others I’ve known are already dead. We don’t look that beautiful now. We wear glasses and are growing hard of nearby, and to this day I clearly hear Yossarian’s voice on the intercom, saying:
“I see the bank of a river down there. Turn left and cross it and I’ll pick up a landmark on the other side.”

 

 
Joseph Heller (1 mei 1923 – 12 december 1999)
Cover

 

De Nieuwgriekse dichter Yánnis Rítsos werd geboren op 1 mei 1909 in Monemvasia. Zie ook alle tags voor Yánnis Rítsos op dit blog.

 

Moonlight Sonata (Fragment)

I know it’s very late. Let me,
because for so many years – days, nights, and crimson noons – I’ve stayed alone,
unyielding, alone and immaculate,
even in my marriage bed immaculate and alone,
writing glorious verses to lay on the knees of God,
verses that, I assure you, will endure as if chiselled in flawless marble
beyond my life and your life, well beyond. It is not enough.
Let me come with you.

This house can’t bear me anymore.
I cannot endure to bear it on my back.
You must always be careful, be careful,
to hold up the wall with the large buffet
to hold up the table with the chairs
to hold up the chairs with your hands
to place your shoulder under the hanging beam.
And the piano, like a closed black coffin. You do not dare to open it.
You have to be so careful, so careful, lest they fall, lest you fall. I cannot bear it.
Let me come with you.

This house, despite all its dead, has no intention of dying.
It insists on living with its dead
on living off its dead
on living off  the certainty of its death
and on still keeping house for its dead, the rotting beds and shelves.
Let me come with you.

Here, however quietly I walk through the mist of evening,
whether in slippers or barefoot,
there will be some sound: a pane of glass cracks or a mirror,
some steps are heard – not my own.
Outside, in the street, perhaps these steps are not heard –
repentance, they say, wears wooden shoes –
and if you look into this or that other mirror,
behind the dust and the cracks,
you discern – darkened and more fragmented – your face,
your face, which all your life you sought only to keep clean and whole.

 

Vertaald door Peter Green en Beverly Bardsley

 

 
Yánnis Rítsos (1 mei 1909 — 11 november 1990)

 

De Hongaarse schrijver Antal Szerb werd geboren op 1 mei 1901 in Boedapest. Zie ook alle tags voor Antal Szerb op dit blog.

Uit: Journey by Moonlight (Vertaald door Len Rix)

„What was the strange attraction, the peculiar ecstasy, that seized him among the back-alleys? Why did it feel like finally coming home? Perhaps a child dreams of such places, the child raised in a gardened cottage who fears the open plain. Perhaps there is an adolescent longing to live in such a closed world, where every square foot has a private significance, ten paces infringe a boundary, decades are spent around a shabby table, whole lives in an armchair … But this is speculation.
He was still wandering among the alleys when it occurred to him that day was already breaking and he was on the far side of Venice, on the Fondamenta Nuova, within sight of the burial island and, beyond that, the mysterious islands which include San Francesco Deserto, the former leper colony, and, in the far distance, the houses of Murano. This was where the poor of Venice lived, too remote and obscure to profit from the tourist traffic. Here was the hospital, and from here the gondolas of the dead began their journey. Already people were up and on their way to work, and the world had assumed that utter bleakness as after a night without sleep. He found a gondolier, who took him home.
Erzsi had long been sick with worry and exhaustion. Only at one-thirty had it occurred to her that, appearances notwithstanding, even in Venice one could doubtless telephone the police, which she did, with the help of the night porter, naturally to no avail.
Mihály was still like a man walking in his sleep. He was abominably tired, and quite incapable of providing rational answers to Erzsi’s questions.
“The back-alleys,” he said. “I had to see them by night, just once … it’s all part of … it’s what everyone does.”
“But why didn’t you tell me? Or rather, why didn’t you take me with you?”
Mihály was unable to reply, but with an offended look climbed into bed and drifted towards sleep, full of bitter resentment.
“So this is marriage,” he thought. “What does it amount to, when every attempt to explain is so hopeless? Mind you, I don’t fully understand all this myself.”

 

 
Antal Szerb [1 mei 1901 – 27 januari 1945)
Cover Hongaarse uitgave

 

De Poolse schrijver en dichter Alexander Wat werd geboren op 1 mei 1900 in Warschau. Zie ook alle tags voor Aleksander Wat op dit blog.

 

Slaap

Slaap. Ook al moest nu in vervulling gaan
waarop trillend is gewacht sinds de morgenstond der tijden.
Hoe slaperig, hoe losmakelijk zijn geest en lichaam
in het uur van scheiden.

Slaap. Slaap in deze vreemde tuinen,
waar onze Meester snikt en sterft, van allen al verlaten.
Netten op de kust geworpen, de wind stil in de kruinen,
boten slapend in het water.

Slaap. De hele eeuwigheid verslapen,
dood en herrijzenis, hel en verlossing.
Of de verdoemenis.

Hij wekte mij en slechts de ogen zagen.
De handen waren dood, de mond verstard,
versteend het hart.

 

Een Perzische fabel

Aan een grote rappe stroom
lag op de stenen oever
een schedel en die schedel
schreeuwde: Allah jah illah.

En er was zoveel afgrijzen
in die kreet, zo’n vurige bede
en de wanhoop was zo diep,
dat ik aan de stuurman vroeg:

Wat doet hem nu vrezen? En waar kan hij om smeken?
Welk Godsoordeel kan hem wreder nog hier wreken?

Toen rolde een golf aan
hij greep de schedel mee
sloeg hem met woeste kracht
tegen de kant te pletter.

Er is geen laatste grens
– sprak daarop dof de stuurman –
erger kent geen bodem.

 

Vertaald door Gerard Rasch

 

 
Aleksander Wat (1 mei 1900 – 29 juli 1967)
Warschau, Slotplein

 

De Nederlandse dichter en schrijver Reinier van Genderen Stort werd geboren op 1 mei 1886 in Buitenzorg, Nederlands Indië. Zie ook alle tags voor Reinier van Genderen Stort op dit blog.

 

Ik zie in mijn verbeelding de konijnen

Ik zie in mijn verbeelding de konijnen
Weer sluipen door de helm en door het zand,
En duinrozen ontbloeien en weer kwijnen,
Terwijl de golven breken op het strand.

Gij, mollig diertje, bedeesd is ook uw wezen,
Uw vacht wordt zacht door zon en wind gekoosd,
Uw bout, gekruid, is wellicht onvolprezen,
Gedijen moge steeds uw willig kroost.

Ge zijt heel anders dan uw neef, de haas,
Want vreedzaam kunt gij toeven in een kooi,
Daar zijt ge veilig, wordt ge vet, gij dwaas,
En valt ge niet des jagers strik ten prooi.

Doch liever zie ik u in een warande,
Omheind gebied, en waar ge holen graaft,
Daar zijn ge saam met duiven en fazanten,
In de Natuur, die allen voedt en laaft.

 

De palingen en ook de zalmen

De palingen en ook de zalmen
De laatste komen uit de Rijn,
Zij trekken jaarlijks zonder talmen
Tot waar hun paringsoorden zijn.

De torren, klimmend in de halmen,
Al wat tiert, schier zat van gein,
In deze wereld, groot en klein,
Ik zoude uw lof wel willen galmen.

En dan de korhaan, de wisent,
Hun beelt’nis was al ruw geprent
Gelijk de runen in de steen.

Maar bliksemsnel gaat het al voorbij,
De dood gaat schuil in ieder ei,
Het baat noch deert, of ik juich of ween.

 

 
Reinier van Genderen Stort (1 mei 1886 – 7 januari 1942)
Het paleis van de Gouverneur-Generaal in Buitenzorg, Nederlands-Indië

 

Zie voor nog meer schrijvers van de 1e mei ook mijn blog van 1 mei 2016 deel 1 en deel 2 en eveneens deel 3.

Jeroen Brouwers, Alexander Osang, Ulla Hahn, Luise Rinser, John Boyne, Annie Dillard, Jaroslav Hasek, Jacob Hiegentlich, Kno’Ledge Cesare

 

De Nederlandse schrijver Jeroen Brouwers werd geboren op 30 april 1940 in Batavia, de hoofdstad van het voormalige Nederlands-Indië (tegenwoordig Djakarta, Indonesië). Zie ook alle tags voor Jeroen Brouwers op dit blog.

Uit: Het hout

“Daar dendert de zon door de gebrandschilderde ramen met de Franciscustaferelen, waarvan de kleuren verbleken in het als brand inslaande licht. Zo heet als in de keukenfornuizen van Severinus en zijn juvenist die nog geen kloosternaam heeft. Als het zelfs in de kapel al zo moeilijk te harden is, waar dan te blijven in mijn kamertje onder het dak, waar ik in mijn broeiende gewaad als slaapzaalsurveillant de wacht zit te houden, om mij heen is het rumoeren van de jongens in hun chambrettes.
Het ruimtetje waar ik me ophoud is twee bij vier tussen triplex wanden, zonder plafond. Zolang op mijn tafeltje het gloeipeertje brandt dat uit de lampenkap is gezakt en eronder bungelt, werpt het een rechthoekige lichtvlek tegen het plafond van de slaapzaal boven mijn cel. Een lichtbolletje van weinig sterkte. Niets naast het daveren van de zon en toch lijkt de hitte, die ook ’s nachts niet uit mijn pij trekt, door dat bolletje te worden veroorzaakt. Ik staar in de matte gloed ervan en heb dorst, maar de thermosfles, door Severinus’ koksmaat gevuld met thee, is tot de laatste druppel leeg. In tegenstelling tot mezelf. Wat ik met kleine teugen aan koude bittere thee heb gedronken plenst met bolle droppels mijn lijf uit, nietswaardig lijf, ik druip van hoofd tot helemaal beneden. Kiel en broek heb ik van me af gestroopt, scapulier ook, koord ook, de pij natuurlijk niet. Ook voor mijn kamertje hangt maar een kort gordijn tot zowat een halve meter boven de vloer. Wie zijn bed uit komt, streng verboden tenzij stringente reden, kan mijn blote voeten in de franciscaanse sandalen zien, aan meer bloot kan ik mij hier als toezichthouder niet overgeven.
Zo zit ik naakt in de pij, overal gebeten door de stugheid ervan, alsof ik in een juten zak woon. Ik probeer niet te bewegen en de kemelharen tent op zo weinig mogelijk plaatsen met mijn vlees in aanraking te brengen, verachtelijk vlees, dat ik met het knopenkoord zou moeten geselen. Ik kijk wel uit.
Ik heb het lampje uitgeknipt. Met lichtkringen achter mijn ogen tuur ik door het raam, dat openstaat, hoewel ik het beter gesloten zou laten om de hitte buiten te houden.
De nacht is een zwarte massa explosieve broeierigheid.
Geen sterren te zien. Ook zuster maan is er niet. Beneden mij ligt de speelplaats met de kastanjebomen. Aan de overkant van de betegelde vlakte is het schoolgebouw, waar nog licht brandt in het meest rechtse raam van de tweede verdieping.”

 

 
Jeroen Brouwers (Batavia, 30 april 1940)

Lees verder “Jeroen Brouwers, Alexander Osang, Ulla Hahn, Luise Rinser, John Boyne, Annie Dillard, Jaroslav Hasek, Jacob Hiegentlich, Kno’Ledge Cesare”

Alexander Anderson

De Schotse dichter Alexander Anderson werd geboren op 30 april 1845 in Kirkconnel, Dumfries and Galloway, Schotland, als zesde en jongste zoon van James Anderson,een steenhouwer. Toen hij drie was, verhuisde het gezin naar Crocketford in Kirkcudbrightshire. Anderson ging naar de plaatselijke school waar de leraar vond dat hij een gemiddelde leerling was. Het gebied rond Crocketford stond bekend om het martelaarschap en Anderson lijkt in zijn latere poëzie geïnspireerd door zijn wandelingen in de heuvels. Op zijn zestiende was hij terug in zijn geboortedorp in een steengroeve; ongeveer twee jaar later (1862) werd hij onderhoudsmonteur (surfaceman) van de Glasgow and South-western railway en publiceerde hij over het algemeen onder de naam Surfaceman. Door al zijn vrije tijd met zelfstudie door te brengen leerde hij voldoende Duits, Frans en Spaans om de belangrijkste meesterwerken in deze talen te kunnen lezen. Zijn poëtische ader, die hij wel degelijk had, zij het enigszins beperkt, manifesteerde zich al snel en in 1870 begon hij verzen te sturen naar het tijdschrift ‘The People’s Friend’ van Dundee, en vervolgens werd in 1873 zijn eerste bundel ‘A Song of Labour and other Poems’, in een oplage van 1000 stuks gepubliceerd. Dankzij de steun van The People’s Friend was deze uitgave binnen twee weken uitverkocht. Hij werd ook geholpen door de steun van Rev. George Gilfillan, een poëzierecensent in Dundee. Daarna volgden “Two Angels” (1875), “Songs of the Rail” (1878) en “Ballads and Sonnets” (1879). In het daarop volgende jaar werd hij assistent-bibliothecaris van de Universiteit van Edinburgh en na een interval als secretaris van de Filosofische instelling daar, keerde hij terug als hoofdbibliothecaris van de universiteit. Daarna schreef hij nog maar weinig. Een beroemd gedicht van hem is “Cuddle Doon”.

Cuddle Doon

The bairnies cuddle doon at nicht
Wi muckle faught and din.
“Oh try an’ sleep, ye waukrife rogues,
Your faither’s comin’ in.”
They niver heed a word I speak,
I try tae gie a froon,
But aye I hap’ them up an’ cry
“Oh, bairnies, cuddle doon!”

Wee Jamie wi’ the curly heid,
He aye sleeps next the wa’
Bangs up and cries, “I want a piece!”
The rascal starts them a’.
I rin and fetch them pieces, drinks,
They stop a wee the soun’,
Then draw the blankets up an’ cry,
“Noo, weanies, cuddle doon.”

But ere five minutes gang, wee Rab
Cries oot frae neath the claes,
“Mither, mak’ Tam gie ower at aince,
He’s kittlin’ wi’ his taes.”
The mischief in that Tam for tricks,
He’d bother half the toon,
But aye I hap them up an’ cry,
“Oh, bairnies, cuddle doon!”

At length they hear their faither’s fit
An’ as he steeks the door,
They turn their faces tae the wa’
An Tam pretends tae snore.
“Hae a’ the weans been gude?” he asks,
As he pits aff his shoon.
“The bairnies, John, are in their beds
An’ lang since cuddled doon!”

An’ just afore we bed oorsel’s
We look at oor wee lambs,
Tam has his airm roun’ wee Rab’s neck
An Rab his airm roun’ Tam’s.
I lift wee Jamie up the bed
An’ as I straik each croon,
I whisper till my heart fills up:
“Oh, bairnies, cuddle doon!”

The bairnies cuddle doon at nicht
Wi’ mirth that’s dear tae me.
But soon the big warl’s cark an’ care
Will quaten doon their glee.
Yet come what will to ilka ane,
May He who rules aboon,
Aye whisper, though their pows be bald:
“Oh, bairnies, cuddle doon!”

 
Alexander Anderson (30 april 1845 – 11 juli 1909)
Portret door Charles Martin Hardie, 1883

Der Weinstock und die Reben (Julie Hausmann)

Bij de vierde zondag na Pasen

 

 
Christus de ware wijnstok, Roemeense ikoon

 

Der Weinstock und die Reben
Joh. 15.

Geh’ ich des Weinstocks Blätter und Ranken
Ringsum in Gärten, in Tälern und Höh’n,
Wie sie im Winde grüßen und schwanken,
Hab’ ich so meine eig’nen Gedanken,
Glaub’ ernste Fragen daraus zu versteh’n:

„Bist du auch eine der grünenden Reben,
Die an dem Weinstock nicht bloß zum Schein
Lose von außen nur haften und kleben?
Ziehst du aus Ihm allein Kräfte und Leben?
Bist du im Geist und Wahrheit auch Sein?

Läßt du von unnützen, schädlichen Trieben
Willig und demütig stets dich befrein?
Bist du im Schmerz auch am Weinstock geblieben,
Brachtest du Früchte im Leiden und Lieben,
Deren sich Gott und die Menschen erfreun?

Bist du, seit deiner Erweckung zum Leben,
Täglich gewachsen an Leben und Kraft?
Ist dir geschehn, was verheißen den Reben,
Daß, was du batest, dir wurde gegeben,
Daß auf dem Flehn Er auch Wunder noch schafft?

Ach, diese weinlaub-gekröneten Höhen —
Greift ihre Sprache ins Herz nicht hinein?
Was ist an mir wohl von Leben zu sehen? —
Herr, mein Erbarmer, wie soll ich bestehen?
Pflanz’ in Dein Leben aufs Neue mich ein!

 

 
Julie Hausmann (19 maart 1826 – 15 augustus 1901)
De Petruskerk en het Zwarthoofdenhuis in Riga, de geboorteplaats van Julie Hausmann

 

Zie voor de schrijvers van de 29e april ook mijn vorige blog van vandaag.

Konstantínos Petros Kaváfis, Rod McKuen, Bernhard Setzwein, Monika Rinck, Alejandra Pizarnik, Walter Kempowski, Bjarne Reuter, Kurt Pinthus, Humphrey Carpenter

De Griekse dichter Konstantínos Petros Kaváfis werd geboren te Alexandrië (Egypte) op 29 april 1863. Zie ook alle tags voor Konstantínos Petros Kaváfis op dit blog.

 

The City          

You said: “I’ll go to another country, go to another shore,
find another city better than this one.
Whatever I try to do is fated to turn out wrong
and my heart lies buried as though it were something dead.
How long can I let my mind moulder in this place?
Wherever I turn, wherever I happen to look,
I see the black ruins of my life, here,
where I’ve spent so many years, wasted them, destroyed them totally.”

You won’t find a new country, won’t find another shore.
This city will always pursue you. You will walk
the same streets, grow old in the same neighborhoods,
will turn gray in these same houses.
You will always end up in this city. Don’t hope for things elsewhere:
there is no ship for you, there is no road.
As you’ve wasted your life here, in this small corner,
you’ve destroyed it everywhere else in the world.

 

Prayer

The sea engulfed a sailor in its depths.
Unaware, his mother goes and lights
a tall candle before the ikon of our Lady,
praying for him to come back quickly, for the weather to be good—
her ear cocked always to the wind.
While she prays and supplicates,
the ikon listens, solemn, sad,
knowing the son she waits for never will come back.

 

Vertaald door Edmund Keeley en Philip Sherrard

 

De paarden van Achilles

Toen ze de gedode Patroklos zagen
die zo moedig was, en sterk, en jong,
begonnen de paarden van Achilles te huilen:
hun onsterfelijke natuur kwam in opstand
om dit werk van de dood dat ze aanschouwden.
Ze schudden hun hoofden en de lange manen bewogen,
       ze stampten op de grond met hun hoeven, en ze rouwden
om Patroklos die ze ontzield wisten – verdwenen –
nu zomaar een lichaam – zijn geest verloren –
      weerloos – zonder adem –
naar het grote Niets teruggekeerd uit het leven.

Zeus zag de tranen van de onsterfelijke
paarden en hij had medelijden. ‘Op de bruiloft van Peleus’
zei hij, ‘had ik niet zo onnadenkend moeten handelen;
beter was geweest om jullie niet weg te geven, ongelukkige
paarden van me! Wat hadden jullie te zoeken daar beneden
bij de beklagenswaardige mensheid die de speelbal is van het lot.
Jullie, wie dood noch ouderdom wacht
nu kwellen jullie tijdelijke rampen. De mensen hebben jullie
deel gemaakt van hun ongeluk.’ De twee edele dieren bleven echter
om de eeuwige ramp van de dood
hun tranen storten.

 

Vertaald door Marjoleine de Vos

 

 
K. P. Kaváfis (29 april 1863 – 29 april 1923)
Achilles Lamenting the Death of Patroclus door Gavin Hamilton, 1760 – 1763

 

De Amerikaanse dichter, zanger, singer-songwriter, componist en acteur Rodney Marvin McKuen werd geboren in Oakland, Californië op 29 april 1933. Zie ook alle tags voor Rod McKuen op dit blog.

Uit: Caught In The Quiet

Five

Every time we say hello
to some new encounter
we’re on our way
toward goodbye.
Some distance
from the actual phrase
but moving toward it all the same.
The distance between those two words
becomes a little less
as we grow older.

Be aware then
that tomorrow
is only tomorrow.
There is nothing to fear
except the coming of another day.
But two against a winter morning
are sure to claim one more victory
over chance and trouble.
If I seek your eyes
I’ll do so with my own eyes on

 

 
Rod McKuen (29 april 1933 – 29 januari 2015)

 

De Duitse dichter en schrijver Bernhard Setzwein werd geboren op 29 april 1960 in München. Zie ook alle tags voor Bernhard Setzwein op dit blog.

Uit: Der böhmische Samurai

„Ronsperg, Mai 1896 „Kommt da die neue gräfliche Herrschaft oder ist das nur die Vorhut von einem Wanderzirkus?“

Der Schullehrer Fischer flüsterte dem Fleischhauer Spinler, der neben ihm im Spalier stand, seine spöttische Bemerkung ins Ohr. Mußte ja nicht jeder hören, was er von der feierlichen Einfahrt jener drei Kutschen hielt, mit denen die langerwartete neue Herrschaft soeben in Schloß Ronsperg eintraf. Tatsächlich war es, gelinde gesagt, irritierend, was die Männer zu sehen bekamen: Graf und Gräfin waren nicht auszumachen, statt dessen saßen an der Spitze des kleinen Wagen-Trecks im offenen Landauer zwei zierliche Japanerinnen im Kimono. Jede hielt einen kleinen Buben auf dem Schoß, auch sie in Miniaturausgaben des traditionellen japanischen Wickelgewandes gekleidet, an dem vor allem die breiten Seidenschärpen um den Bauch herum auffielen. Die beiden Kinder mußten die Söhne des Grafen sein, Hansi und Richard, und wären sie nicht von ihren beiden Erzieherinnen hochgehalten worden, man hätte sie hinter dem Verschlag des Landauers gar nicht gesehen. Vorne auf dem Kutschbock saß neben dem Wagenlenker ein bärtiger Hüne, dessen exotische Kleidung nicht minder kurios war. Der Kerl kam daher wie ein kaukasischer Berghirte, offenes weißes Leinenhemd, Kniebundhose, Ledersandalen, ­deren Riemen bis hoch zu den Waden gebunden waren, dazu ein Patronengürtel um den Leib, in dem ein orientalischer Krummdolch steckte. Schullehrer Fischer hatte schon recht, wenn ihm bei einem solchen Anblick als erstes ein Haufen wilder Zirkusleute einfiel.
In der zweiten Kutsche saß lediglich der junge Gutsverwalter Bernklau mit seinem Gehilfen, die beiden hatten die japanische Reisegesellschaft am Tauser Bahnhof in Empfang genommen. Dahinter ein Leiterwagen, wie ihn die Bauern benutzen, mit dem Gepäck, riesige Koffer, manche davon schrankgroß. Vom Grafenpaar selbst aber keine Spur.
„Ja, so was!“ grunzte der Fleischermeister, als das letzte der Fuhrwerke an ihm vorbeigerollt war, und die schweren Bauernrösser, die den Leiterwagen zogen, hatten direkt vor ihm ihre g’stinkerten Roßballen fallen lassen, damit es auch ja sinnbildlich wurde: Da habt’s euren Mist. Bis zur Schloßeinfahrt hin reichte das Ehrenspalier der Ronsperger Bürger, und es zog sich über den Ringplatz an der Kirche vorbei die Hauptstraße entlang bis an den Rand des kleinen Städtchens. Ja, sogar noch weiter, wenn auch mit größeren Lücken zwischen den grüppchenweise zusammenstehenden Bauersleuten beiderseits der Landstraße, die in Richtung Taus führte.”

 

 
Bernhard Setzwein (München, 29 april 1960)

 

De Duitse dichteres en essayiste Monika Rinck werd geboren op 29 april 1969 in Zweibrücken. Zie ook alle tags voor Monika Rinck op dit blog.

 

berlin alexanderplatz – was deine arme halten
(DER LESER HAT KEIN HERZ)

1
Je veux que ce bras durci ne traîne plus
une chère image. (Rimbaud)

der arm soll endlich loslassen, der arm
soll nicht mehr länger etwas halten,
der arm soll nicht so tun, als gäb es
etwas anderes für ihn, für alle etwas besseres.
der arm soll sich in die geschicke fügen.
der arm soll von dem schönen bilde lassen.
der arm soll nicht mehr länger schleppen.
der arm soll alles fahren lassen.

der reinhold hat ihm einen arm genommen.
mieze hat ihn in den arm genommen. mieze hat
den franz in ihren arm genommen. lass ruhen,
wurde da gesagt. lass ruhen. der arm ist ab,
der wächst nicht mehr. franz hat dem reinhold
damen abgenommen und einen pelz bekommen.
später hat sich herr kleinhirn dessen angenommen.
da hieß es dann: adieu sie. so der rohling reinhold.

der tod soll nicht so sauer sein, so säuerlich
soll er nicht sein. ein feiger tod wär keine schöne sach.
der reinhold: nüchtern nicht zur kleinsten abwehr fähig,
war ers eingeweicht zu jeder. das war ein schnitter,
der hieß tod. es war ein todesjoker, ausgespielt.
keiner musste darauf warten, dass die richtige farbe kam.
der brauchte keine farbe. den legte man auf alles drauf,
den legte man an alles an. der legte einen weg.

 

 
Monika Rinck (Zweibrücken, 29 april 1969)

 

De Argentijnse dichteres en schrijfster Alejandra Pizarnik werd geboren op 29 april 1936 in Buenos Aires. Zie ook alle tags voorAlejandra Pizarnik op dit blog.

 

Poem

for Emily Dickinson

On the other side of the night
her name is waiting for her,
her surreptitious urge to live—
on the other side of the night!

Something cries in the air;
sounds are sketching out the dawn.
She ponders eternity.

 

The Musical Inferno

They beat with suns
Nothing connects to anything else here
And with so much dead animal in the graveyard of my memory’s pointed bones
And with so many nuns like crows flocking in to peck between my legs
I’m broken by the weight of these shards
Tainted dialogue
A desperate dice-throw of verbiage
Liberated in herself
Sinking like a ship into herself

 

Vertaald door Dave Bonta

 

 
Alejandra Pizarnik (29 april 1936 – 25 september 1972)

 

De Duitse dichter en schrijver Walter Kempowski werd geboren in Rostock op 29 april 1929. Zie ook alle tags voorWalter Kempowski op dit blog.

Uit: Alles umsonst

“Unweit von Mitkau, einer kleinen Stadt in Ostpreußen, lag das Gut Georgenhof mit seinen alten Eichen jetzt im Winter wie eine schwarze Hallig in einem weißen Meer.
Das Gut war nur klein, die Ländereien waren bis auf einen Rest verkauft worden, und das Gutshaus war alles andere als ein Schloß. Ein zweistöckiges Haus mit halbrundem Giebel in der Mitte, den ein ramponierter blecherner Morgenstern krönte.
Hinter einer alten Mauer aus Feldsteinen lag das Haus, das früher einmal gelb gestrichen war. Nun war es gänzlich von Efeu bewachsen, im Sommer hausten darin Stare. Jetzt, im Winter 1945, klapperte es mit seinen Dachziegeln: Ein eisiger Wind fegte kleinkörnigen Schnee von weither über die Äcker gegen den Gutshof.
«Gelegentlich müssen Sie den Efeu abmachen, der frißt Ihnen den ganzen Putz kaputt», war schon gesagt worden.
An der brüchigen Feldsteinmauer lehnten ausrangierte rostige Ackergeräte, und in den großen schwarzen Eichen baumelten Sensen und Rechen. Das Hoftor war vor längerer Zeit von einem Erntewagen angefahren worden, es hing seither schief in den Angeln.
Der Wirtschaftshof mit seinen Stallungen, Scheunen und dem Kütnerhaus lag etwas seitab. Die Fremden, die auf der Chaussee vorbeifuhren, sahen nur das Gutshaus.Wer mag dort wohnen?
dachten sie, und ein bißchen Sehnsucht kam auf: Warum hielt man nicht einfach mal an und sagte guten Tag? Und: warum wohnte man selbst nicht in einem solchen Haus, das sicher voller Geschichten steckte? Das Schicksal ist doch ungerecht, dachten die Leute.
«Durchgang verboten» stand an der großen Scheune: ein Durchgang zum Park hin war nicht gestattet. Hinter dem Haus sollte Ruhe herrschen, der kleine Park dort, der Wald dahinter:
Irgendwo muß man auch einmal zu sich kommen.
«4,5 km» stand auf dem weiß gekalkten Kilometerstein an der Chaussee, die am Haus vorbei nach Mitkau führte und in der entgegengesetzten Richtung nach Elbing.“

 

 
Walter Kempowski (29 april 1929 – 5 oktober 2007)

 

De Deense schrijver Bjarne Reuter werd geboren op 29 april 1950 in Brønshøj. Zie ook alle tags voor Bjarne Reuter op dit blog.

Uit: Die zwölfte Stufe (Vertaald door Knut Krüger)

“Sie nervös?”, fragte die Frau mittleren Alters, deren kurzes, scheckiges Haar an das Fell eines Leoparden erinnerte. Ihre bräunlichen Lippen umspielte ein verschmitztes und wissendes Lächeln. Anne war sicher, sie früher schon einmal gesehen zu haben. Sogar mehrere Male. In Berlin, Mailand und New York, ja sogar in den finstersten Träumen ihrer Kindheit. Sie gehörte zu den Typen, die sich ihren Weg quer durch die Menge bahnen, den Blick starr auf ihre Beute gerichtet, die sie mit gierigem Ausdruck mustern. Den Kopf hatte sie in den Nacken gelegt, die Augen halb geschlossen, doch der Mund quittierte Annes Wahl der Schuhe, des Gürtels und der Brille mit einer sachlichen, nach innen gekehrten Miene. Die Frau hielt das Programmheft in der Hand. Auf der Vorderseite zeigte eine Fotomontage den weltberühmten Pianisten frei schwebend mit großen, silberfarbenen Flügeln. Anne zückte ihren Kugelschreiber und hörte sich sagen, dass nicht sie es sei, die Anlass zurNervosität habe, und platzierte ihr Autogramm so, dass es wie ein Glorienschein über dem Kopf des Solisten stand. Die Frau beugte sich ihr vertraulich entgegen und flüsterte: “Ihr Strumpf, Frau Zeeberg.” Anne murmelte etwas Unverständliches und wich ein Stück von der Frau zurück, die Annes Bein mit einer Mischung aus Wollust und Widerwillen anblickte. Die Frau presste eine Hand unter ihre Brust und deutete mit dem kleinen Finger. “Der rechte.” Anne dankte für den Hinweis und versuchte in der Menge zu verschwinden, aber die Frau ließ sich nicht abschütteln und fixierte Anne mit erwartungsvollem Blick. Der Zugang zur Frau des Pianisten war die Laufmasche in deren Strumpf. Anne erhöhte das Tempo und schlängelte sich durch das erwartungsfrohe Publikum, das Wein aus Pappbechern trank und Pistazienkerne knabberte. Sie erreichte die Garderobe und zog eine Flasche Cola aus ihrer Handtasche. Hastig stürzte sie die süße Flüssigkeit hinunter, die im Hals sprudelte und aus ihrer Nase schäumte. Sie krümmte sich zusammen, hustete und wischte sich mit dem Taschentuch den Mund ab, schraubte den Verschluss auf die Flasche, spürte, wie eine Luftblase in der Kehle festsaß und rülpste unüberhörbar.»

 

 
Bjarne Reuter (Brønshøj, 29 april 1950)
Cover

 

De Duitse schrijver en bloemlezer Kurt Pinthus werd geboren op 29 april 1886 in Erfurt. Zie ook alle tags voor Kurt Pinthus op dit blog.

Uit: Zuvor (Vorrede zur Anthologie ‘Menschheitsdämmerung)

“Die bildende Kunst dieser Jahre zeigt dieselben Motive und Symptome, zeigt das gleiche Zersprengen der alten Formen und das Durchlaufen aller formalen Möglichkeiten bis zur Konsequenz völliger Auflösung der Realität, zeigt den gleichen Einbruch und Ausbruch des Menschlichen und den gleichen Glauben an die lösende, bindende Macht des menschlichen Geistes, der Idee. Es geschah bereits, daß manche Versuche und Entartungen für nachahmende Nichtkönner zur leeren Form, zur Formel, zur geschäftsmäßigen Phrase wurden. Und Pathos, Ekstase, große Gebärde brechen nicht nur hervor und empor, sondern stürzen oftmals zusammen im Krampf, weil sie zur Form sich nicht verwesentlichen können. Immer wieder aber bläst in die ungeheure Eruption des Gefühls klärend und reinigend der Geist; erschallt aus dem Zerfallenden der Ruf nach der Gemeinsamkeit des Menschlichen; schwebt über dem ziellosen Chaos der Gesang der Liebe.
Und immer wieder muß gesagt werden, daß die Qualität dieser Dichtung in ihrer Intensität beruht. Niemals in der Weltdichtung scholl so laut, zerreißend und aufrüttelnd Schrei, Sturz und Sehnsucht einer Zeit, wie aus dem wilden Zuge dieser Vorläufer und Märtyrer, deren Herzen nicht von den romantischen Pfeilen des Amor oder Eros, sondern von den Peinigungen verdammter Jugend, verhaßter Gesellschaft, aufgezwungener Mordjahre durchbohrt wurden. Aus irdischer Qual griffen ihre Hände in den Himmel, dessen Blau sie nicht erreichten; sie warfen sich, sehnsuchtsvoll die Arme ausbreitend, auf die Erde, die unter ihnen auseinanderbarst; sie riefen zur Gemeinschaft auf und fanden noch nicht zueinander; sie posaunten in die Tuben der Liebe, so daß diese Klänge den Himmel erbeben ließen, nicht aber durch das Getöse der Schlachten, Fabriken und Reden zu den Herzen der Menschen drangen.”

 

 
Kurt Pinthus (29 april 1886 – 11 juli 1975)
Die brennende Stadt door de expressionist Ludwig Meidner, 1912

 

De Britse schrijver en biograaf  Humphrey Carpenter werd geboren op 29 april 1946 in Oxford. Zie ook alle tags voor Humphrey Carpenter op dit blog.

Uit: The Brideshead Generation

„When the First World War came to an end in November 1918, Eton College still seemed firmly rooted in the Edwardian era. Reports on the Wall Game dominated the Eton Chronicle, and when a series of Eton Broadsheets was begun, to print the work of school poets, such subjects were chosen as `Derwentwater’ and ‘The East Window of Eton College Chapel’. Yet Eton, secure at the top of the English social system, could afford to tolerate eccentricity in a way that lesser establishments did not dare. As George Orwell, who was a scholar there from 1917 to 1921, has written, ‘Eton … has one great virtue … a tolerant and civilized atmosphere which gives each boy a fair chance of developing his own individuality.’ Certainly in odd corners of the school, unconventional tastes could be encountered. At Dyson’s the jewellers in Eton High Street there was a wind-up gramophone in a room above the shop, and for a few pence Etonians could go up the stairs and play their own records — such machines being forbidden within the confines of the school itself. In the winter months of 1918, customers in the shop might, on certain afternoons, have had reason to glance up at the ceiling, for upstairs an entire corps de ballet seemed to be practising its steps. If anyone ventured up and pushed open the door, he or she would see just a couple of young Etonians. But they were leaping around the room with the energy, if not the finesse, of Nijinsky. It was the music of the Ballets Russes to which they were dancing: Petroushka, and then, with a pause to wind the machine, a side or two of Scheherazade. Neither of them had yet seen the celebrated ballet company, but one of the boys — the one with a high domed forehead — had met Diaghilev when the impresario came to tea at the boy’s family’s Florentine villa. They had both avidly followed reports of the company’s public appearances, cutting out pictures of Massine and other principals from the illustrated papers, and making inspired guesses about the choreography. After a few minutes, they would pause for breath, and the other boy —tall, with jet-black wavy hair and a dead-white face — would expatiate on his latest enthusiasm, in a manner copied at fourth hand from the now dispersed followers of Oscar Wilde. It might have been absurdly precocious in a thirteen-year-old, were it not that he seemed to have been born for such a performance. His eyes, as Eton acquaintances remarked, seemed by nature to be heavily made up. `My dear, I’ve just discovered a person who has something, just something, a little bit unusual, under a pimply and rather catastrophic exterior. »

 
Humphrey Carpenter (29 april 1946 – 4 januari 2005)
Eton College

Wim Hazeu, Gerbrand Bakker, Zia Haider Rahman, Roberto Bolaño, Gerhard Henschel, Harper Lee, Joop Waasdorp

De Nederlands dichter, schrijver, journalist, radio- en televisieprogrammamaker, uitgever en biograaf Wim Hazeu werd geboren in Delft op 28 april 1940. Zie ook alle tags voor Wim Hazeu op dit blog.

 

Een enkeltje

met narcis pupillen
kijken de ogen links en rechts
de tram uit

en de briesende vleugels
trekken in calypso
de neus op

in de tram
de terugstootvolle mond
ontmoet je
de neusvleugel der muze

 

Zichtbaar de tijd

1.
het pijnappelkind pakt
het rolletje tranen uit
op kruisbessenavond
wanneer alleen de wind
niet slaapt

2.
(spelletje)
draai de namen van de molen
tast de tekens in je huid
pel de mandarijnenpit
proef het bitter vruchtvlees
kerf de gezwollen lippen
laat het sap zuur binnen

is alles zó vergeten?

3.
(ander spelletje)
in de regenvijver
klapt het publiek
schoteltjes dubbeltjes
de regen buigt
voor dit open doekje

 

 
Wim Hazeu (Delft, 28 april 1940)

 

De Nederlandse schrijver Gerbrand Bakker werd geboren in Wieringerwaard op 28 april 1962. Zie ook alle tags voor Gerbrand Bakker op dit blog.

Uit: Juni

‘Bijna in Slootdorp,’ zegt de chauffeur. ‘Daar wordt u overgedragen aan een nieuwe burgemeester.’
Ze kijkt naar buiten. Rechts en links brede stroken land waarvan het einde niet te zien is. Hier en daar staat een bonkige boerderij, met een rood pannendak. Gelukkig regent het niet. Het uitzicht aan de rechterzijde wordt haar gedeeltelijk ontnomen door C.E.B Roëll, die zit te lezen in papieren die wel iets van doen zullen hebben met het dorp waarheen ze op weg zijn. Ze trekt haar handschoenen uit, legt ze op haar schoot en wipt de asbak open. Roëll begint te zuchten. Niet op ingaan. Ze zijn nog niet eens halverwege, maar nu al is het of er ve      el meer dan de helft van de dag voorbij is. Als ze haar sigaret aansteekt en diep inhaleert, ziet ze de ogen van de chauffeur oplichten in de achteruitkijkspiegel. Ze weet dat hij ook graag een sigaretje op zou steken, en als Roëll niet in de wagen had gezeten, was dat ook gebeurd.
Na een tamelijk vroege start op Soestdijk is de ochtend voorbij gegaan op het voormalig eiland Wieringen. Waar men de onvergeeflijke fout heeft begaan haar als eerste programmaonderdeel een tafel vol met garnalen te tonen. Om elf uur in de ochtend. Of eigenlijk begon het eerder al niet helemaal gepast. De burgemeester van het voormalige eiland liet zijn beide dochtertjes de bloemen aanbieden, terwijl zijn vrouw erbij stond alsof ze de kleuters die bovenop de havendijk stonden niet eens zag. Vervolgens nog meer schoolkinderen en bejaarden. Altijd schoolkinderen en bejaarden. Maar goed, het is ook gewoon een dinsdag, een normale werkdag. In het gemeentehuis vond ter ere van haar een buitengewone gemeenteraadsvergadering plaats. De toespraak van de burgemeester is grotendeels aan haar voorbij gegaan, omdat ze vooruit dacht naar vanavond, naar de Piet Hein, en toen ze peinzend een slokje koffie nam, smaakte die zo ongeveer als de woorden van de burgemeester. Daar was die vrouw geweest die opdracht heeft gekregen een kop in brons van haar te maken.
‘Hoe heet die non ook maar weer?’ vraagt ze.
‘Jezuolda Kwanten. Geen non, een zuster.’ Roëll kijkt niet op, ze blijft stug doorlezen. Straks zal er wel een klein exposé volgen.
Jezuolda Kwanten, uit Tilburg, die haar bijna een half uur lang scherp had bestudeerd, zo nu en dan iets schetsend op een groot vel gelig papier, waardoor ze nog meer moeite had gehad het betoog van de burgemeester te volgen. Ze zit zelfs in de wagen achter de hare, samen met Beelaerts van Blokland en Van der Hoeven. Had dat niet anders gekund? vraagt ze zich af.”

 

 
Gerbrand Bakker (Wieringerwaard, 28 april 1962)

 

De Britse schrijver Zia Haider Rahman werd in 1969 geboren op het platteland van Bangladesh in de regio Sylhet. Zie ook alle tags voor Zia Haider Rahman op dit blog.

Uit: In het licht van wat wij weten (Vertaald door Anne Jongeling en Carla Hazewindus)

“Maar toen ik de taak op me nam om mijn gesprekken met Zafar op schrift te stellen en al het materiaal dat hij aandroeg te rangschikken en weer te geven, met inbegrip van zijn uitgebreide en overvolle notitieboekjes, indien noodzakelijk aangevuld met mijn eigen bevindingen, was toch mijn eerste zorg het zo precies mogelijk weergeven van de details van zijn verhaal. Op het gevaar af dat ik zijn geschiedenis samenvat in gezwollen bewoordingen — wat Zafar zeker had afgekeurd — komt zijn verhaal neer op het uiteenvallen van naties, oorlog in de eenentwintigste eeuw, het huwelijk in de Engelse aristocratie en de wiskunde van de liefde.
De naam van de twintigste-eeuwse Oostenrijks-Amerikaanse wiskundige Kurt Giidel had ik niet meer gehoord sinds begin jaren negentig van de vorige eeuw. Ik was vanuit Londen naar New York vertrokken om een maand stage te lopen op het hoofdkantoor van een investeringsbank waarbij ik onlangs was aangenomen. In zekere zin had ik mijn baan bij die firma, waar ik later partner werd, aan Zafar te danken. Hij was toentertijd derivatenhandelaar op de bijkantoren van dezelfde bank in Wall Street, waar hij al snel de reputatie had gekregen van briljant maar onconventioneel financieel wonder. Net als Zafar had ik aan Oxford wiskunde gestudeerd, en dat was om het maar heel grof samen te vatten, het enige wat we gemeen hadden. Ik had een bevoorrechte achtergrond. Mijn vader is geboren in Pakistan en stamde uit een bekende familie van grootgrondbezitters. Hij ontmoette mijn moeder en ze traden in het huwelijk. Vlak daarna vertrok het pasgetrouwde stel vanuit Pakistan naar Princeton, waar ik werd geboren, hetgeen me tot Amerikaans staatsburger maakte. Mijn vader haalde daar zijn doctoraal, voordat hij met zijn gezin naar Oxford vertrok om daar een leerstoel in de fysica te gaan bekleden. Ik ben geen genie en ik weet dat ik zonder die uitmuntende Engelse opleiding nooit in staat zou zijn geweest om het beste te halen uit de mogelijkheden die op mijn pad kwamen. Zafar kwam in 1987 naar Oxford. Hij had een enigszins merkwaardige schoolopleiding achter de rug, die hij voor het grootste deel op eigen houtje bij elkaar had gesprokkeld. In ieder geval had hij een hele rits scholen doorlopen, waar hij of werd weggepest, of zelf maar wegging omdat hij zich verveelde.
Zijn ouders verhuisden naar Groot-Brittannië toen hij net vijf was, maar op zijn twaalfde, of tiende, volgens de nieuwe berekening, keerde hij voor een paar jaar terug naar het platteland van Bangladesh. Voor hem betekende Oxford dat hij zogezegd ‘van ver was gekomen’. Als we tijdens ons eerste semester rondhingen in de Junior Common Room, die uitkeek op de tuin, viel het me op dat Zafar de namen van wiskundigen als Lebesque, Gauss, Cauchy, Legendre en Euler, op een zonderlinge manier uitsprak.

 


Zia Haider Rahman (Sylhet, 1969)

 

De Chileense dichter en schrijver Roberto Bolaño werd geboren op 28 april 1953 in Santiago de Chile. Zie ook alle tags voor Roberto Bolaño op dit blog.

Uit: Mörderische Huren (Vertaald door Christian Hansen)

“So wie die Dinge liegen, hat Mauricio Silva, genannt El Ojo, das Auge, immer versucht, der Gewalt auszuweichen, auch auf die Gefahr hin, als Feigling dazustehen, aber der Gewalt, der echten Gewalt, kann man nicht ausweichen, schon gar nicht wir, die wir in den fünfziger Jahren in Lateinamerika geboren wurden und um die zwanzig waren, als Allende starb.
El Ojos Fall ist paradigmatisch und exemplarisch, und es kann vielleicht nicht schaden, ihn wieder in Erinnerung zu rufen, zumal so viele Jahre seither vergangen sind.
El Ojo Silva hatte Chile im Januar 1974, vier Monate nach dem Putsch, verlassen. Er ging erst nach Buenos Aires und wurde von den üblen Lüften, die in der Nachbarrepublik aufkamen, nach Mexiko vertrieben, wo er einige Jahre lebte und wir uns kennenlernten.
Er war nicht wie die meisten Chilenen, die damals in DF lebten: Er brüstete sich nicht mit der Beteiligung an einem mehr eingebildeten als wirklichen Widerstand, verkehrte nicht in Exilantenkreisen.
Wir wurden Freunde und trafen uns für gewöhnlich mindestens einmal pro Woche im Café La Habana in der Calle Bucareli oder in meiner Wohnung, Calle Versalles, wo ich mit meiner Mutter und meiner Schwester lebte. In den ersten Monaten hielt sich El Ojo Silva mit sporadischen, prekären Jobs über Wasser, dann fand er Arbeit als Fotograf für eine Zeitung aus DF. Ich weiß nicht mehr, welche Zeitung es war, vielleicht El Sol, wenn es je eine Zeitung dieses Namens in Mexiko gegeben hat, vielleicht El Universal, wobei ich es vorgezogen hätte, es wäre El Nacionalgewesen, dessen Kulturbeilage der alte spanische Dichter Juan Rejano leitete, aber bei El Nacionalwar er nicht, denn dort arbeitete ich, und El Ojo habe ich in der Redaktion nie gesehen. Aber er arbeitete für eine mexikanische Zeitung, daran besteht nicht der geringste Zweifel, und seine finanzielle Lage besserte sich, zunächst noch unmerklich, denn El Ojo hatte sich eine spartanische Lebensweise zu eigen gemacht, aber wenn man genau hinsah, waren untrügliche Anzeichen einer wirtschaftlichen Entspannung nicht zu übersehen.
Zum Beispiel erinnere ich mich, dass er während der ersten Monate in DFin Sweatshirts herumlief. Gegen Ende besaß er bereits ein paar Hemden, und einmal sah ich ihn sogar mit Krawatte, ein Kleidungsstück, das wir, also meine Dichterfreunde und ich, nie benutzten.”

 


Roberto Bolaño (28 april 1953 – 15 juli 2003)

 

De Duitse schrijver en vertaler Gerhard Henschel werd geboren op 28 april 1962 in Hannover. Zie ook alle tags voor Gerhard Henschel op dit blog.

Uit: Arbeiterroman

“In meinem Arbeitszimmerfenster konnte ich um halb fünf Uhr morgens mein Spiegelbild betrachten: Martin Schlosser, 25. Studienabbrecher. Möchtegernschriftsteller. wohnhaft In Oldenburg. Nadorster Straße 157. Niemand kennt ihn. Zur Zeit muß er seinen Unterhalt noch als Hilfskraft in der Spedition Rhenus verdienen. doch er schreibt an seinem ersten Buch, schon seit anderthalb Jahren, und bald wird es fertig sein … My mind’s dürrnried and diff.wert )My thoughts are many miles away … Was sollte werden, wenn ich mich getäuscht hatte? In mir selbst? »Martin? Wird der nicht nächstes Jahr fünfzig? Soweit ich weiß. krebst der noch immer als Hilfsarbeiter rum. Hat lange nichts mehr von sich hören lassen. Feilt wahrscheinlich jede Nacht an dem Opus Magnum, das er für seine Schublade schreibt …« »Und was ist aus seiner Freundin geworden? Dieser komischen Sozialpädagogin?« »Frag mich was Leichteres. Oder warte mal – lebt die nicht da-von. daß sie selbstgemachte Ohrringe auf Flohmärkten verkauft?«
Ab halb sechs hinkte meistens unsere Vermieterin durch den Gar-ten. Frau Morgenstern. Hatte sich das Frühaufstehen vermutlich schon in den Schlesischen Erbfolgekriegen angewöhnt. Ich kroch noch einmal zurück zu Andrea ins Bett. und dann mußte ich hinaus ins feindliche Leben und LKWs entladen. Eine Palette nach der anderen, mit allem, was das Herz begehrte: Schweinedarmtonnen, Gartenstühle, Spielwaren. Fernsehgeräte. Farbeimer, Konserven, Dachziegel und Süßigkeiten. Einer der Kartons war aufgeplatzt, und die dämlichen Schoko-Crossies hatten sich über die halbe Ladefläche verteilt. Noch dümmer war’s, wenn lose Styroporkügelchen herum-flogen. Die wurde man nie wieder los. Meinem alten Kompagnon Matthias kippte dann eine ganze Palette mit Raviolidosen um. Die waren zwar eingeschweißt, aber die Plastikfolie riß, so daß die Dosen bis sonstwohin kullerten. Ein Geschepper wie bei einer Offensive der Blechbüchsenarmee. »Da kommt Freude auf!« schrie Voss, der Schichtleiter. Keine angenehme Arbeit. Und mit neun Mark die Stunde auch nicht gut bezahlt. Wenn Andrea putzen ging, lag ihr Stundenlohn eine Mark höher.
Zuhause setzte Ich mich ans Klavier. Bluc skies Smffing M me Nolte Gut Nue skies Do 1 see Barpianist, das wäre eine luzidere Verdienstquelle gewesen. aber dazu langte es bei mir nicht.
Wir aßen Kartoffelgratin mit Blumenkohlröschen und Parme-san. »Isch hänn dir schone mo Jesorrt, dat dat net ming Leibgerischd wörr«. sagte ich in einem Phantasiedialekt, und Andrea stieg so-fort darauf ein: »Mir könne net Immer bloß Körriwoscht fresse, du ahle Knallbotz!» So ging es hin und her. »Motze, Ja, dat kannsie, abbä koche tuste wie ‘ne Wasserlel-ache »Mußt du grad sorre, du Hängefott! Du häss doch In de Küsch noch kei einzische Handschlach getönn, seit isch disch kenn!« »Isch hänn dir äwwens schon Jesorrt, dat de gut motze kannz. Awwä sünz ooch nix!» »Dat will isch gar net wisse, wat du mir äwwens Jesorrt häss …”

 


Gerhard Henschel (Hannover, 28 april 1962)

 

De Amerikaans schrijfster Nelle Harper Lee werd geboren in Monroeville op 28 april 1926. Zie ook alle tags voor Harper Lee op dit blog.

Uit:Go Set A Watchman

“Since Atlanta, she had looked out the dining-car window with a delight almost physical. Over her breakfast coffee, she watched the last of Georgia’s hills recede and the red earth appear, and with it tin-roofed houses set in the middle of swept yards, and in the yards the inevitable verbena grew, surrounded by whitewashed tires. She grinned when she saw her first TV antenna atop an unpainted Negro house; as they multiplied, her joy rose.
Jean Louise Finch always made this journey by air, but she decided to go by train from New York to Maycomb Junction on her fifth annual trip home. For one thing, she had the life scared out of her the last time she was on a plane: the pilot elected to fly through a tornado. For another thing, flying home meant her father rising at three in the morning, driving a hundred miles to meet her in Mobile, and doing a full day’s work afterwards: he was seventy-two now and this was no longer fair.
She was glad she had decided to go by train. Trains had changed since her childhood, and the novelty of the experience amused her: a fat genie of a porter materialized when she pressed a button on a wall; at her bidding a stainless steel washbasin popped out of another wall, and there was a john one could prop one’s feet on. She resolved not to be intimidated by several messages stenciled around her compartment – a roomette, they called it – but when she went to bed the night before, she succeeded in folding herself up into the wall because she had ignored an injunction to PULL THIS LEVER DOWN OVER BRACKETS, a situation remedied by the porter to her embarrassment, as her habit was to sleep only in pajama tops.
Luckily, he happened to be patrolling the corridor when the trap snapped shut with her in it: “I’ll get you out, Miss,” he called in answer to her poundings from within. “No please,” she said. “Just tell me how to get out.” “I can do it with my back turned,” he said, and did.
When she awoke that morning the train was switching and chugging in the Atlanta yards, but in obedience to another sign in her compartment she stayed in bed until College Park flashed by. When she dressed, she put on her Maycomb clothes: gray slacks, a black sleeveless blouse, white socks, and loafers. Although it was four hours away, she could hear her aunt’s sniff of disapproval.
When she was starting on her fourth cup of coffee the Crescent Limited honked like a giant goose at its northbound mate and rumbled across the Chattahoochee into Alabama.
The Chattahoochee is wide, flat, and muddy. It was low today; a yellow sandbar had reduced its flow to a trickle. Perhaps it sings in the wintertime, she thought: I do not remember a line of that poem. Piping down the valleys wild? No. Did he write to a waterfowl, or was it a waterfall?”

 


Harper Lee (Monroeville, 28 april 1926) 

 

De Nederlandse schrijver en journalist Joop Waasdorp (pseudoniem: Frans Hals) werd geboren in Amsterdam op 28 april 1917. Zie ook alle tags voor Joop Waasdorp op dit blog.

Uit: Terneuzen-Amsterdam

“Op een julidag, enkele jaren geleden, stapte ik aan boord van een witte kajuitzeilsloep met binnenboordmotor. De boot lag in de buitenhaven van een stadje in Zeeuws-Vlaanderen. Enige weken tevoren had ik dit vaartuig gekocht en voor de helft betaald. Na overhandiging van het restbedrag zou ik dan nu als nieuwe eigenaar de sloep naar Amsterdam varen.
Ik had iemand bij me, een amicale jongeman die me zou assisteren. Hij had geen ervaring op botengebied maar was goed gezelschap, wat een voornaam ding is. En later, tijdens de tocht, deed hij bovendien erg zijn best.
De vorige eigenaar en diens zoon brachten ons bij wijze van service via een sluis naar de binnenhaven. De zoon zat aan het roer. Nadat hij met flinke vaart bijna een andere zeilboot midscheeps had geramd doordat hij de motor niet bijtijds in de achteruit kon krijgen, meerden we toch uiteindelijk in de binnenhaven aan een vlot dat met het getij rees en daalde. Dit was een meevallertje omdat je dan niet steeds de meertouwen korter of langer hoeft te maken zoals bij een vaste kade.
Ik betaalde de rest van de koopsom, waarna vader en zoon ons nog allerlei goedgemeende raad gaven hoe we het beste zonder ongelukken in Amsterdam konden komen. Het was middag, de volgende morgen zouden we met gunstig tij afvaren zodat we nog wat tijd over hadden. We kochten een scheepshoorn, verder een waterdichte zaklantaarn, ook sleepten we benzine voor de motor aan zodat we al doende een stukje van het wel aardige stadje zagen. Toen wilden we nog wat eten maar aangezien alle cafetaria’s en snackbars dicht waren kwamen we in een uitgestorven straat terecht bij een restaurant. Deze zaak had meer kelners dan stoelen, stond verder vol kistachtige kasten en buffetten met bovenop die kavaljes hele ladingen plastic bloemen en uitpuilende manden met plastic fruit, alles denkelijk bedoeld om een sfeer op te roepen die ik niet kon thuis brengen, zo’n rommeltroep was het.”

 


Joop Waasdorp (28 april 1917 – 3 september 1988)

 

Zie voor nog meer schrijvers van de 28e april ook mijn vorige blog van vandaag.

Karl Kraus, Ğabdulla Tuqay, Charles Cotton, Nezahualcóyotl, Auguste Barbier, Bruno Apitz

De Joods-Oostenrijkse dichter, schrijver en journalist Karl Kraus werd geboren in Jičin, Bohemen, Oostenrijk-Hongarije (thans Tsjechië) op 28 april 1874. Zie ook alle tags voor Karl Kraus op dit blog.

 

Die Freiheit, die ich nicht meine

Die Freiheit, die möcht’ ich echt haben,
drum möcht’ ich sie früher befrein
von solchen, die zwar recht haben,
doch ohne berechtigt zu sein.
Denn die, deren die sich erfrecht haben,
ist die Freiheit nicht, die ich mein’!

 

Zwei Dichternamen

Wenn Männer erzählend die Zeit uns begleiten,
indem sie deren Probleme verwässern,
so gehören sie bestenfalls zu den bessern,
die da liefern weibliche Handarbeiten.
Zwei, nicht zu verwechseln, sollt ihr unterscheiden:
was die Namen trennt, das vereint die Gestalten;
der Unterschied ist in beiden enthalten,
und was gemeinsam in keinem von beiden.

 

Das Hiesige

Du rufst es an, schon ist es fort;
verloren die Tat, verloren das Wort.
Es ist da und dort, und wo immer es sei,
ist es immer dabei und nie dabei.
Es ist ein Ding, und du greifst Luft;
du schreitest: weit und breit ist Kluft.
Umgebend Nichts um lebendiges Sein,
und alles um dich, der du allein.
Und alles verbindet dich ohne Band
und widersteht ohne Widerstand.
Wenn du es stößt, bleibt’s angeschmiegt,
und wie es weicht, bist du besiegt.
So ist es halt, so ohne Halt
und wo es steht, hat es Gewalt.
Von seiner Schwäche, nicht deiner Kraft
ist dieses Hiesige hingerafft.
Und was ich auch tat und wie ich sprach
Es war zu weich, es gab nicht nach!

 

 
Karl Kraus (28 april 1874 – 12 juni 1936
Cover

 

De Tataarse dichter Ğabdulla Tuqay werd geboren op 28 april 1886 in Qoşlawıç in Kazan, Rusland (tegenwoordig Tatarstan). Zie ook alle tags voor Ğabdulla Tuqay op dit blog.

 

Influence

In a most tough, unfitting and hard moment
of life;
If I burn in the fire of longing and sorrow:
I read in quick pace a nice chapter of the
Koran,
All pains are taken by a spiritual hand from
the soul.
And all doubts fly away from the heart and I
start to cry:
With sacred tears I string perls on my
cheeks;
Mt soul becomes purified totally, I read faith
and become a believer;
The ease of comfort descends: I am released
from heavy burden;
Oh God! The things you forbid are utterly
rejectful and defective, I say.
I prostrate myself and say “God is the Truth!

 


Ğabdulla Tuqay (28 april 1886 – 15 april 1913)
Postuum portret door E. Simbirin, 1976.

 

De Engelse dichter en vertaler Charles Cotton werd geboren op 28 april 1630 in Beresford in Staffordshire. Zie ook alle tags voor Charles Cotton op dit blog.

 

The Morning Quatrains (Fragment)

The cock has crow’d an hour ago,
‘Tis time we now dull sleep forego;
Tir’d Nature is by sleep redress’d,
And Labour’s overcome by rest.
We have out-done the work of Night,
‘Tis time we rise t’attend the Light,
And e’er he shall his beams display,
To plot new bus’ness for the Day.
None but the slothful, or unsound,
Are by the Sun in feathers found,
Nor, without rising with the Sun,
Can the world’s bus’ness e’er be done.
Hark! Hark! the watchful Chanticler
Tells us the Day’s bright harbinger
Peeps o’er the eastern hills, to awe
And warm night’s sov’reign to withdraw.
The morning curtains now are drawn,
And now appears the blushing dawn;
Aurora has her roses shed,
To strew the way Sol’s steeds must tread.
Xanthus and Aethon harness’d are,
To roll away the burning car,
And, snorting flame, impatient bear
The dressing of the charioteer.
The sable cheeks of sullen Night
Are streak’d with rosy streams of light,
Whilst she retires away in fear,
To shade the other hemisphere.
The merry lark now takes her wings,
And long’d-for Day’s loud welcome sings,
Mounting her body out of sight,
As if she meant to meet the Light.

 


Charles Cotton (28 april 1630 – 16 februari 1687)

 

De Meso-Amerikaanse dichter en filosoof Nezahualcóyotl werd geboren in Texcoco op 28 april 1402. Zie ook alle tags voor Nezahualcóyotl op dit blog.

 

He Makes The Eagles And Ocelots Dance With Him! (Fragment)

He makes the Eagles and Ocelots dance with him!
Come to see the Huexotzinca:

On the dais of the Eagle he shouts out,
Loudly cries the Mexica.

The battlefield is the place: where one toasts the divine liquor in war,
where are stained red the divine eagles,
where the tigers howl,
where all kinds of precious stones rain from ornaments,
where wave headdresses rich with fine plumes,
where princes are smashed to bits.

There is nothing like death in war,
nothing like the flowery death
so precious to Him who gives life:
far off I see it: my heart yearns for it!

And they called it Teotihulcan
because it was the place
where the lords were buried.
Thus they said:

‘When we die,
truly we die not,
because we will live, we will rise,
we will continue living, we will awaken
This will make us happy.’

 


Nezahualcóyotl (28 april 1402 – 4 juni 1472)
Standbeeld in Mexico City

 

De Franse dichter Auguste Barbier werd geboren op 28 april 1805 in Parijs.Zie ook alle tags voor Auguste Barbier op dit blog.

 

La curée (Fragment)

VI
Ainsi, quand désertant sa bauge solitaire,
Le sanglier, frappé de mort,
Est là, tout palpitant, étendu sur la terre,
Et sous le soleil qui le mord ;
Lorsque, blanchi de bave et la langue tirée,
Ne bougeant plus en ses liens,
Il meurt, et que la trompe a sonné la curée
A toute la meute des chiens,
Toute la meute, alors, comme une vague immense,
Bondit ; alors chaque mâtin
Hurle en signe de joie, et prépare d’avance
Ses larges crocs pour le festin ;
Et puis vient la cohue, et les abois féroces
Roulent de vallons en vallons ;
Chiens courants et limiers, et dogues, et molosses,
Tout s’élance, et tout crie : Allons !
Quand le sanglier tombe et roule sur l’arène,
Allons, allons ! les chiens sont rois !
Le cadavre est à nous ; payons-nous notre peine,
Nos coups de dents et nos abois.
Allons! nous n’avons plus de valet qui nous fouaille
Et qui se pende à notre cou :
Du sang chaud, de la chair, allons, faisons ripaille,
Et gorgeons-nous tout notre soûl !
Et tous, comme ouvriers que l’on met à la tâche,
Fouillent ses flancs à plein museau,
Et de l’ongle et des dents travaillent sans relâche,
Car chacun en veut un morceau ;
Car il faut au chenil que chacun d’eux revienne
Avec un os demi-rongé,
Et que, trouvant au seuil son orgueilleuse chienne,
Jalouse et le poil allongé,
Il lui montre sa gueule encor rouge, et qui grogne,
Son os dans les dents arrêté,
Et lui crie, en jetant son quartier de charogne :
” Voici ma part de royauté “

 

 
Auguste Barbier (28 april 1805 – 14 februari 1882)
Cover

 

De Duitse schrijver Bruno Apitz werd geboren in Leipzig op 29 april 1900. Zie ook alle tags voor Bruno Apitz op dit blog.

Uit: Nackt unter Wölfen

„Hätten wir es, als wir das Wurm fanden, lieber am Tor abgegeben, dann lebte unser Pippig noch und dann säßen nicht Höfel und Kropinski im Bunker und warteten jetzt auf ihren Tod! Dann wäre auch über euch und das Lager keine Gefahr gekommen. Allerdings hätten sie dann das Kind totgeschlagen, doch das wäre nicht so schlimm gewesen, was?“
Eine sonderbare Aufmerksamkeit füllte den Raum.
„Hättest du das Kind bei der SS abgegeben? fragte Krämer Pribula, in dessen Nähe er stand?
Der junge Pole antwortete nicht. Krämer sah das heimliche Glitzern in dessen Augen.
„Siehst du, so schwer ist die Entscheidung über Leben und Tod! – Meinst du, dass es mir leichtfällt,
Todestransporte zum Tor zu schicken?“
Krämer wandte sich allen zu. „Was soll ich tun? – Soll ich zu Kluttig gehen: Ich verweigere den
Befehl, schieß mich über den Haufen? …Großartig von mir, was? …Ihr würdet mir bestimmt ein Denkmal setzen …Aber ich verzichte auf die Ehre und schicke dafür Menschen in den Tod, um …Menschen zu retten, nämlich nur, damit Schwahl nicht schießt!“
Krämer sah in die Gesichter hinein, die ihn anstarrten. „Begreift ihr das? …Es ist nicht so leicht, das
zu begreifen. Es ist überhaupt nicht leicht. Denn alles was wir jetzt tun müssen, ist nicht nur eine einfache Entscheidung! Wir haben nicht einfach zu wählen zwischen Leben und Tod! Wäre es so, dann würde ich sagen: Jawohl, her mit den Waffen, ab morgen schießen wir! Sagt mir: haben wir Pippig in den Tod getrieben, weil wir das Kind gerettet haben? Sagt mir: hätten wir das Wurm umbringen lassen sollen, um Pippig zu retten? – Na, sagt es doch! Wer gibt mir die richtige Antwort?“
Krämer war in tiefe Erregung geraten. Er musste noch viel sagen. Doch die Gedanken wurden für
ihn immer komplizierter, er formte sie mit den Händen, fand aber keinen Ausdruck mehr und kapitulierte vor dem Schweigen.“

 

 
Bruno Apitz (28 april 1900 – 7 april 1979)
Cover DVD

Meister Eckhart

Onafhankelijk van geboortedata

De Duitse theoloog, filosoof, mysticus, schrijver en dichter Johannes Eckhart werd omstreeks 1260 in Hochheim geboren, een dorp in de omgeving van Gotha in Thuringen. Zijn vader was rentmeester op een adellijk kasteel. Hij werd opgeleid als dominicaan in het klooster waar Albertus Magnus doceerde en waar de krachtige invloed van Thomas van Aquino, die kort daarvoor was overleden, nog voelbaar was. Eckhart werd vele malen bevorderd en werd uitgenodigd om theologie te doceren aan de priorij van Saint-Jacques in Parijs. Tijdens zijn verblijf daar haalde hij zich de vijandschap van de franciscanen op de hals door een debat met hen te winnen, waarin hij zijn opvatting naar voren had gebracht over de vereniging van de mens met God door mystieke ervaring. Hij verklaarde ook dat zich in de ziel het goddelijke of een godsvonk bevindt en dat de mens Gods zoon kon worden, net als Christus. Johannes Duns Scotus, naar Keulen stuurden, waar Eckhart een collegestoel bezette, om zijn opvattingen als ‘ketters’ aan de kaak te stellen. In 1329 werd er door paus Johannes XXII in Avignon een pauselijke bul uitgegeven met een lijst van 28 stellingen van Eckhart die op ‘ketterij’ wezen. Maar toen was Eckhart in 1327 of 1328 al gestorven. Er worden in Duitsland vier grote werken aan Eckhart toegeschreven, waarvan enkele zijn toespraken en preken bevatten en een vlugschrift met de titel: “Das sint die rede der unterscheidunge”. De Orde der Dominicanen pleitte reeds vanaf de jaren negentig van de vorige eeuw bij het Vaticaan voor zijn volledige herstel en de bevestiging van zijn theologische orthodoxie. Paus Johannes Paulus II sprak zich positief uit over dit advies en haalde Eckhart bovendien reeds in 1987 positief aan tijdens een audiëntie. In 1980 had de Keulse aartsbisschop Eckhart in het rijtje met de drie grootste kerkleraren van de Keulse geschiedenis genoemd, samen met Thomas van Aquino en Albertus Magnus.

 

Rückkehr

Wer steht hier draußen? – Macht auf geschwind!
Schon funkelt das Feld wie geschliffen,
Es ist der lustige Morgenwind,
Der kommt durch den Wald gepfiffen.

Ein Wandervöglein, die Wolken und ich
Wir reisten um die Wette,
Und jedes dacht: Nun spute dich,
Wir treffen sie noch im Bette!

Da sind wir nun, jetzt alle heraus,
Die drin noch Küsse tauschen!
Wir brechen sonst mit der Tür ins Haus:
Klang, Duft und Waldesrauschen.

Ich komme aus Italien fern
Und will euch alles berichten,
Vom Berg Vesuv und Romas Stern
Die alten Wundergeschichten.

Da singt eine Fei auf blauem Meer,
Die Myrten trunken lauschen –
Mir aber gefällt doch nichts so sehr
Als das deutsche Waldesrauschen!

 

Prioritäten

Die wichtigste Stunde ist
immer die Gegenwart,
der wichtigste Mensch
immer der,
der mir gegenübersteht
und das wichtigste Werk
ist immer die Liebe

 

 
Meister Eckhart (Rond 1260 – 1328)
Borstbeeld door Helga Viebig-Kruck

Als ik koning was (Michel van der Plas)

Bij Koningsdag

 

 
Koningsdag in Arnhem, 2014

 

Als ik koning was

Als ik koning was en rijk en machtig
– maar ik dien alleen, ik wil ook dienen
en ik ben altijd de ongeziene
ster van na de hondenwacht indachtig –,

als ik koning was – maar ach, ik droom maar –
en ik weet niet eens hoe ik moet dromen,
want de haast al dierbare fantomen
van mijn knechtschap zijn toch onontkoombaar –:

als ik miste wat ik nu kan strelen:
lompen, korsten, muren, ketens, wonden,
zou ik mijn brood niet meer met vogels delen,

niet meer hunkeren naar meisjesmonden,
en de God van straks en zopas
hij zou ver zijn, als ik koning was.

 

 
Michel van der Plas (23 oktober 1927 – 21 juli 2013)

 

Zie voor de schrijvers van de 27e april ook mijn vorige blog van vandaag.

Astrid Roemer, Robert Anker, André Schinkel, Didier Daeninckx, Hovhannes Shiraz, August Wilson, Edwin Morgan, Jules Lemaître, Cecil Day Lewis

De Surinaamse dichteres en schrijfster Astrid Roemer werd in Paramaribo geboren op 27 april 1947. Zie ook alle tags voor Astrid Roemer op dit blog.

 

O dichter zonder nageslacht

hij kent de kieren van de dag
omdat hij uitziet naar het donker
en dan zodra die nevel valt
weerkaatst de stilte van een ochtend

in hem staat één geliefde op
zij kust zijn mond
zij kust zijn hand
– niet eens de zon weet van dat branden
maar al wat waar is lost zich op

de inkt, de letter, de gedachte
herinnering en toekomst-droom
en pijn van te veel natte nachten
en zweet dat stinkt naar dagelijks brood

hij kent de lust van zijn geliefde
hoe zacht zij hem tot zingen drijft
zo zoet, zo bitter, en bezeten
kwatrijnen hem om adem smeken

in hem staat één geliefde op
zij kust zijn mond
zij kust zijn hand
– niet eens de zon weet van dat branden
maar al wat waar is loste op

de maan, de straten, de gebouwen
zelfs zomerwind en horizon
en het verlangen naar de vrouwen
bevrijdt hem in een zelfmoord-nacht –

maar: in de kieren van de nacht
terwijl hij uitziet naar het donker
wordt hij van kinderlachen dronken

o – dichter zonder nageslacht

 

Zelfportret 1990

Ik zie haar in de spiegels
ze heeft een breuk in het gelaat
die neemt ze mee naar elk uur:
merkteken van verdiept bestaan –

de lijn van een gebroken dag
die rimpelloze cirkels bijt
zij voelt hoe zij verstilt en krimpt
in de wending die elk tijdstip neemt

het geweld rolt op haar af – voortdurend
in gespleten taal; want beelden weet ze
leven ook –
pijn hecht zich ook aan materiaal

ze gooit de feiten in het vuur: krante-
koppen hebben geen gezicht; lichtbeelden
krijgen zoveel kleur en liefdes, o: die
sterven weer; ze strooit de as uit over zee

het water voegt de afbraak in
het vuur vreet aan haar eigen huid
geweld ademt ze in en uit – in de wending
die het tijdperk nam schakelt geluk soms aan
– vaak uit

zo is het mensbeeld weer compleet
van martelaar, van held – en beul
het heeft een breuk in het gezicht

 

 
Astrid Roemer (Paramaribo, 27 april 1947)

 

De Nederlandse dichter, schrijver en literatuurcriticus Robert Anker werd geboren in Oostwoud op 27 april 1946. Zie ook alle tags voor Robert Anker op dit blog.

 

Heimwee naar mijn dochter

Nu je terugbent want nu ik mijn dochter
terugheb want nu je terug bent gekomen
(waar was je wie ben je wat was je)
maar nu je terug bent nu heb ik je zo
verloren en heb ik mij zo beschadigd
aan jouw aanwezigheid zonder jezelf
nu je schrille gestalte in volle emotie
verdween mis ik je dochter maar rijm je
met mij voor een leven naar voren
nu je terugbent en nu ik je zo
terugheb en liefheb omdat ik je mis.

 

Heimwee naar Coldplays tweede

Begon de streving van het leven uit gemis
in de opmaat van een stralende eentonigheid
werd ons een pijnlijk groot geluk beloofd
als de grote drieklank soms bij Schubert
wij stegen met het bloed op naar een hoofd
in het bruidsveld van de waarheid waar je
op de pijngrens van het zijn alleen staat
terwijl je toch gearmd en ruisend samengaat
aan het open raam de lucht vol stemmen
en wemeling des oogs ontremmend uitzicht
zolang het duurt – missen is de waarheid
gemompel tot de gisting door de levensbeat
nooit weggeweest dan toch opnieuw begint.

 

 
Robert Anker (27 april 1946 – 20 januari 2017)

 

De Duitse dichter, schrijver en archeoloog André Schinkel werd geboren op 27 april 1972 in Eilenburg. Zie ook alle tags voor André Schinkel op dit blog.

 

Eingedenk

Wo der falbe Korallenwald blüht, und jetzt auch du:
Eingegangen ins Logbuch der herzkalten Völker,

Die Fossile der Schmerzen wandern, von den Planken
Federnder Hochsucht, barbarischer Ängste bedroht;

Klein die Gemeinschaft, die dem Fell der Rede noch
Traut, dem Aufbruchgedöns der brüllenden Horden:

Ein quecksilberner Teufel holt schon den Mast ein, wo
Die lederne Fahne der Schlächter lange noch weht; –

Eingedenk: soviel zuviel ist der Welt zu vergeben, daß
Es zur Menschenentlastung längst nicht mehr reicht;

Und in den Gräbern die Murmeln der Kinder: ein
Schweigendes Klacken, solange das Fleisch in den

Öfen noch wispert und rauscht; – und die Amsel … im
Schwarzfrack behutsam ihr ausgestrichenes C singt.

 

An den nachtblauen Falter

Auf dich, Schmetterling, habe ich den ganzen
Tag schon gewartet, deine meerblauen
Schwingen. Unruhig durchlief ich die Nacht,
Am frühen Mittag begann ich zu trinken,
Weil: ich hielt die Erwartung nicht aus. Und nun
Wieder Nacht, und mein Kopf voller Wein,
Und der Schlaf kommt nicht, bevor du nicht
Kommst. Weithin dein Flug, von der
Baltischen See her, und immer zu mir, auf der
Flucht vor den Krähen, die aus Norwegen
Sind. Dein Blick – süd-skandinavisches Licht
Unter der gleichmäßigen Schwinge,
Wenn du in den heimischen Schlag kehrst,
Nektarperlen im Pelz und Blütenstaubduft: Auf
Dich habe ich den ganzen Sommer gewartet.

 

 
André Schinkel (Eilenburg, 27 april 1972)

 

De Franse schrijver Didier Daeninckx werd geboren in Saint-Denis op 27 april 1949. Zie ook alle tags voor Didier Daeninckx op dit blog.

Uit: Cannibale

“— Ah, c’est enfin vous, Grimaut ! Cela fait bien deux heures que je vous ai fait demander… Que se passe-t-il avec les crocodiles ? J’ai fait le tour du parc ce matin, avant de venir au bureau, je n’en ai pas vu un seul dans le marigot…
Grimaut commence à transpirer. Il baisse les yeux.
— On a eu un gros problème dans la nuit, monsieur le haut-commissaire… Personne ne comprend ce qui a bien pu se passer…
— Cessez donc de parler par énigme ! Où sont nos crocodiles ?
— Ils sont tous morts d’un coup… On pense que leur nourriture n’était pas adaptée… Á moins qu’on ait voulu les empoisonner…
L’administrateur reste un instant sans voix, puis il se met à hurler.
Grimaut déglutit douloureusement.
— Morts ! Tous morts ! C’est une plaisanterie… Qu’est-ce qu’on leur a donné à manger ? De la choucroute, du cassoulet ? Vous vous rendez compte de la situation, Grimaut ? Il nous a fallu trois mois pour les faire venir des Caraïbes… Trois mois ! Qu’est-ce que je vais raconter au président et au maréchal, demain, devant le marigot désert ? Qu’on cultive des nénuphars ? Ils vont les chercher, leurs crocodiles, et il faudra bien trouver une solution… J’espère que vous avez commencé à y réfléchir…
L’adjoint a sorti un mouchoir de sa poche. Il se tamponne le front.
— Tout devrait rentrer dans l’ordre au cours des prochaines heures, monsieur le haut-commissaire… J’aurai une centaine de bêtes en remplacement, pour la cérémonie d’ouverture. Des crocodiles, des caïmans, des alligators… Ils arrivent à la gare de l’Est, par le train de nuit…
— Gare de l’Est ! Et ils viennent d’où ?
Grimaut esquisse un sourire.
— D’Allemagne…
— Des sauriens teutons ! On aura tout vu… Et vous les avez attrapés comment vos crocodiles, Grimaut, si ça n’est pas indiscret ?
L’adjoint se balance d’un pied sur l’autre.
— Au téléphone, tout simplement. Ils viennent de la ménagerie du cirque Höffner, de Francfort-sur-le-Main. C’était leur attraction principale, depuis deux ans, mais les gens se sont lassés. Ils cherchaient à les remplacer pour renouveler l’intérêt du public, et ma proposition ne pouvait pas mieux tomber…
Albert Pontevigne fronce les sourcils.
— Une proposition ? J’ai bien entendu… J’espère que vous ne vous êtes pas trop engagé, Grimaut.
— Je ne pense pas… En échange, je leur ai promis de leur prêter une trentaine de Canaques. Ils nous les rendront en septembre, à la fin de leur tournée.”

 


Didier Daeninckx (Saint-Denis, 27 april 1949)

 

De Armeense dichter Hovhannes Shiraz werd geboren op 27 april 1915 in Alexandropol in het toenmalige Russische rijk (tegenwoordig Gyumri). Zie ook alle tags voor Hovhannes Shiraz op dit blog.

 

My son, be good and always remain good

Always knead the good in this evil world,
Even in a sea of wickedness one will not become poor
If only a drop of goodness he brings.

Always do goodness, like a pure fountain,

Though the passing flood is cursed but behold,
Yet even the beast will silently bow
Like a thirsty man over the fountain.

 

Among roses, my dear one, you may forget me,

But when the thorns bite you then, call me, I shall come.
Under the sun, in the light, you may forget me,

But when your way is dark then, call me, I shall come.
Wherever I’m in a war or under the earth,

Whenever you fall in pain, call me, I shall come…

 

Vertaald door Shant Norashkharian

 


Hovhannes Shiraz (27 april 1915 – 14 maart 1984)
Standbeeld in Gyumri

 

De Schotse dichter en vertaler Edwin Morgan werd geboren in Glasgow op 27 april 1920. Zie ook alle tags voor Edwin Morgan op dit blog.

 

Clydegrad

It was so fine we lingered there for hours.
The long broad streets shone strongly after rain.
Sunset blinded the tremble of the crane
we watched from, dazed the heliport-towers.
The mile-high buildings flashed, flushed, greyed, went dark,
greyed, flushed, flashed, chameleons under flak
of cloud and sun. The last far thunder-sack
ripped and spilled its grumble. Ziggurat-stark,
a power-house reflected in the lead
of the old twilight river leapt alive
lit up at every window, and a boat
of students rowed past, slid from black to red
into the blaze. But where will they arrive
with all, boat, city, earth, like them, afloat?

Foundation

‘What would you put in the foundation stone
for future generations?’ ‘A horseshoe,
a ballet shoe, a horseshoe crab, a sea-horse,
a sheriff’s star, a pacemaker, a tit’s egg, a tomato,
a ladybird, a love-letter, a laugh-track, a yo-yo,
a microtektite, a silicon chip, a chip pan,
a Rembrandt, a Reinhardt, a Reinhardt jigsaw –’
‘That’s some foundation stone –’ ‘ – a hovercraft,
a manta ray, a bulldozer, a windjammer,
a planetarium, an oilrig, a Concorde, a cornfield,
a gannetry, a hypermarket, a continental shelf,
a brace of asteroids, a spiral nebula –’
‘Why don’t you take my question seriously – ?’
‘ – a black hole, a dream, a conceptual universe,
no, make it a dozen conceptual universes
laid tail to head like sardines in a tin
and poured all over with lovely oil
of poetry: seal it; solder the key.’

 

 
Edwin Morgan (27 april 1920 – 19 augustus 2010)
Cover

 

De Amerikaanse toneelschrijver August Wilson (eig. Frederick August Kittel) werd geboren op 27 april 1945 in Pittsbugh. Zie ook alle tags voor August Wilson op dit blog.

Uit: Radio Golf

„MAME: So this is it? This isn’t anything like the way you described it. This ceiling’s what you were so excited about? Harmond, it looks raggedy.
HARMOND: Look close. See the embossing on the tin. See those marks. It’s al hand tooled. That’s the only way you get pattern detail like that. That tin ceiling’s worth some money.
MAME: Then take it down and sell it. At least put some new paint on it. I wouldn’t want to do business here.
HARMOND: Thi is a construction office. It’s not to impress anybody.
MAME: Your campaign office cannot look like this.
HARMOND: I’m going to put the campaig office in Reese’s old wallpaper and paint store up on the comer of Centre and Kirkpatrick. It’s got a lot of windows. People can see inside.
MAME: I thought you would open your office in Shadyside. What’s wrong with putting your office In Shadyside? You can put it right there on Murray where that old bookstore used to be. That’s got a lot of windows too. What’s wrong with Shadyside?
HARMOND: I’m from the Hill District.
MAME: The population of the Hil isn’t but 3,500 people. And it’s hard to get them to vote.
HARMOND: You don’t understand. Politics is about symbolism. Black people don’t vote but they have symbolic weight.
MAME: That’s what Thomas Brown said when he ran for mayor. You see what he’s doing now.
Fixing parking tickets.
HARMOND: I have a plan. Thomas Brown didn’t have a plan.”

 

 
August Wilson (27 april 1945 – 2 oktober 2005)
Scene uit een opvoering in Chicago, 2011

 

De Franse schrijver en dichter Jules Lemaître werd geboren op 27 april 1853 in Vennecy, Loiret. Zie ook alle tags voor Jules Lemaître op dit blog.

Uit: Baudelaire

“J’ouvre les deux petits recueils de «Pensées» de Baudelaire, « Fusées » et « Mon coeur mis à nu ». Il n’y a pas à dire, cela est terriblement pauvre, avec de grands airs. C’est la recherche la plus puérile des opinions singulières. Et cela aboutit à des paradoxes aussi faciles qu’effroyables. Il y en a qui reposent tout entiers sur un mot détourné de son sens. Exemple: «L’amour, c’est le goût de la prostitution. Il n’est même pas de plaisir noble qui ne puisse être ramené à la prostitution. Qu’est-ce que l’art? Prostitution… L’être le plus prostitué, c’est l’être par excellence, Dieu.» Ou bien: «L’amour peut dériver d’un sentiment généreux. Le goût de la prostitution; mais il est bientôt corrompu par le goût de la propriété…» Si vous croyez que cela veut dire quelque chose!
Ou bien: «De la féminéité de l’Église, comme raison de son omni-puissance.» Ou bien: «Analyse des contre-religions; exemple: la prostitution sacrée. Qu’est-ce que la prostitution sacrée? Excitation nerveuse.–Mysticité du paganisme. Le mysticisme, trait d’union entre le paganisme et le christianisme. Le paganisme et le christianisme se prouvent réciproquement.» Le pire, c’est que je sens ce malheureux parfaitement incapable de développer ces notes sibyllines. Les «pensées» de Baudelaire ne sont, le plus souvent, qu’une espèce de balbutiement prétentieux et pénible. Une fois, il déclare superbement: «J’ai trouvé la définition du beau, de mon beau à moi.» Et il écrit deux pages pour nous dire qu’il ne conçoit pas la beauté sans mystère ni tristesse; mais il ne l’explique pas, il ne saurait. On n’imagine pas une tête moins philosophique.
Je ne parle pas de ces maximes d’une perversité si aisée qu’il semble qu’on en fabriquerait comme cela à la douzaine: «Moi, je dis: la volupté unique et suprême de l’amour gît dans la certitude de faire le mal. Et l’homme et la femme savent, de naissance, que dans le mal se trouve toute volupté.»–«Je comprends qu’on déserte une cause pour savoir ce qu’on éprouvera à en servir une autre.»–«Être un homme utile m’a toujours paru quelque chose de bien hideux», etc… Et son catholicisme! et son dandysme! et son mépris de la femme! et son culte de l’artificiel! Que tout cela nous paraît aujourd’hui indigent et banal!”

 

 
Jules Lemaître (27 april 1853 – 5 augustus 1914)

 

De Brits-Ierse dichter Cecil Day Lewis werd geboren in Ballintogher, Ierland, op 27 april 1904. Zie ook alle tags voor Cecil Day Lewis op dit blog.

 

Newsreel

Enter the dream-house, brothers and sisters, leaving
Your debts asleep, your history at the door:
This is the home for heroes, and this loving
Darkness a fur you can afford.

Fish in their tank electrically heated
Nose without envy the glass wall: for them
Clerk, spy, nurse, killer, prince, the great and the defeated,
Move in a mute day-dream.

Bathed in this common source, you gape incurious
At what your active hours have willed –
Sleep-walking on that silver wall, the furious
Sick shapes and pregnant fancies of your world.

There is the mayor opening the oyster season:
A society wedding: the autumn hats look swell:
An old crocks’ race, and a politician
In fishing-waders to prove that all is well.

Oh, look at the warplanes! Screaming hysteric treble
In the low power-dive, like gannets they fall steep.
But what are they to trouble –
These silver shadows – to trouble your watery, womb-deep sleep?

See the big guns, rising, groping, erected
To plant death in your world’s soft womb.
Fire-bud, smoke-blossom, iron seed projected –
Are these exotics? They will grow nearer home!

Grow nearer home – and out of the dream-house stumbling
One night into a strangling air and the flung
Rags of children and thunder of stone niagaras tumbling,
You’ll know you slept too long.

 

 
Cecil Day Lewis (27 april 1904 – 22 mei 1972)
W.H. Auden, Christopher Isherwood en Cecil Day Lewis in 1937

 

Zie voor de schrijvers van de 27e april verder ook mijn blog van 27 april 2016 en mijn blog van 27 april 2013 deel 1 en eveneens deel 2.